PS

Jeudi 22 octobre 2009 4 22 /10 /Oct /2009 09:52


Réaction de Damien Alary, président du Conseil général du Gard, face à la déclaration de Nicolas Sarkozy sur la réforme territoriale de ce mardi 20 octobre :

 

« Face aux déclarations du Président de la République, comme lui je persiste et signe : je suis pour une réforme mais pas cette réforme. Il est temps de refondre notre organisation territoriale pour renforcer la démocratie locale et les services publics de proximité.

 

Nous assistons à une vraie performance de communication présidentielle pour masquer la manipulation politicienne :

 

Quand Nicolas Sarkozy déclare diviser par deux le nombre d’élus locaux, il en supprime en réalité 0,6%. Quand Nicolas Sarkozy déclare conforter la décentralisation et les libertés locales: il « recentralise » les recettes fiscales et affaiblit la démocratie locale.  Quand Nicolas Sarkozy déclare vouloir faire des économies, sa réforme sera payée par les ménages. Quand Nicolas Sarkozy supprime la taxe professionnelle, il prive les collectivités de leur capacité d’investissement (alors qu’elles en réalisent à ce jour 75% en France), pénalise la dynamique des territoires, affaiblit nos entreprises, et ce sont encore les ménages qui supporteront le surcoût.

 

Pour une réforme aussi fondamentale, la concertation n’est pas un vain mot : afin de répondre aux vrais besoins des Français, il est encore temps d’entendre l’ensemble des élus de gauche comme de droite, qui manifestent leurs inquiétudes ».  

Par Un Monde d'Avance Gard - Publié dans : PS - Communauté : PS
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 8 octobre 2009 4 08 /10 /Oct /2009 14:15

PARTICIPATION

92 342 votants
45,94% de participation

PRIMAIRES OUVERTES
•1.1 « Etes-vous favorables à la désignation du
candidat(e) des socialistes par des primaires ouvertes
aux citoyens qui souhaitent le changement en 2012 et
veulent participer à la victoire de la gauche? »
POUR : 68,34 %
CONTRE : 25,62%
ABST : 6,04 %

•1-2 : Donnez vous mandat au Bureau National pour
organiser ensemble avec les formations de gauche qui
le souhaitent de telles primaires dans le cadre d’un
rassemblement politique et sur la base d’une plate-
forme commune ?
POUR : 70,02 %
CONTRE : 21.64 %
ABST : 8.34 %

NON CUMUL DES MANDATS
•2-1 : Etes-vous favorables, comme étape vers le
mandat parlementaire unique, à l’impossibilité de
cumuler, sans attendre le vote d’une loi, dès les
prochains renouvellements un mandat de
parlementaire avec une présidence d’exécutif local
ou la participation à un exécutif ?
POUR : 71,15 %
CONTRE : 21,29 %
ABST : 7,56 %

•2-2 : Êtes-vous favorables à limiter à trois les mandats
successifs des présidents d’exécutifs locaux (Maires,
Présidents de Conseil Général, de Conseil Régional, et
d’Intercommunalité) ?
POUR : 74,90%
CONTRE : 18,94 %
ABST : 6.16 %

LA PARITÉ, LES DIVERSITÉS, LES
OUTREMERS ET LE RENOUVELLEMENT
GÉNÉRATIONNEL

•3-1 : « Êtes-vous favorables à l’instauration de la parité
totale dans toutes les instances du Parti (locales et
nationales) ? »
POUR : 71,31 %
CONTRE : 19,10 %
ABST : 9,59 %

•3-2 : Êtes-vous favorables à l’instauration de la parité
dans les candidatures pour les élections législatives de
2012 ?
POUR : 71,99 %
CONTRE : 18,57 %
ABST : 9,44 %

•3-3 : Donnez-vous mandat au Bureau National pour
fixer, pour chaque élection, des objectifs de
renouvellement contribuant à une meilleure
représentation des diversités de la société française,
et pour cela, en réservant si nécessaire, des
circonscriptions électorales ?
POUR : 61,01 %
CONTRE : 26,48 %
ABST : 12,51 %

DÉMOCRATIE INTERNE
•4-1: Donnez-vous mandat au Bureau National pour
proposer dans la réforme de nos statuts des règles
nouvelles permettant d’ouvrir largement notre parti
aux hommes et aux femmes de gauche en réduisant
les obstacles à leur adhésion (adhésion directe,
adhésion à des sections thématiques, montant des
cotisations, modalité d’accueil, adhésion sur
Internet…)?
POUR : 73,38 %
CONTRE : 18,12 %
ABST : 8,50 %

•4-2 : Donnez-vous mandat au Bureau National pour
proposer dans la réforme de nos statuts, des règles de
démocratie interne permettant d’améliorer l’efficacité
de nos Congrès et de choisir nos dirigeants en
cohérence avec nos orientations politiques ?
POUR : 77,30 %
CONTRE : 13,60 %
ABST : 9,10 %

RÈGLES D’ÉTHIQUE
•5.1: Etes-vous favorables à la création dans notre parti
d’une autorité indépendante et incontestée, chargée
de faire respecter les règles d’éthique et de droit
s’imposant à tous les adhérents du Parti Socialiste,
disposant des moyens de les faire respecter et
tranchant en dernier ressort toute question en rapport
avec la violation de nos règles communes ?
POUR : 80.39 %
CONTRE : 10.37 %
ABST : 9.24 %

•5.2: Approuvez-vous la mise en œuvre dans les scrutins
internes de notre parti, de nouveaux mécanismes,
inspirés des règles et des moyens de la République,
garantissant la sincérité et la fiabilité de nos votes ?
POUR : 86,39%
CONTRE : 5,80%
ABST : 7,81 %

Par Un Monde d'Avance Gard - Publié dans : PS - Communauté : PS
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 5 octobre 2009 1 05 /10 /Oct /2009 12:44

Le 2 octobre 2009

Vous trouverez en téléchargement les premiers chiffres partiels et non définitifs présentés par la direction, mais qui à l’heure où ils sont communiqués, donnent les tendances de la consultation du 1er octobre.

Le principal enseignement de ce scrutin

Ce vote qui au total aura impliqué plus de 90 000 militants, est une approbation massive des orientations proposées par la Première secrétaire et la direction.   Cela doit changer en profondeur le visage du Parti socialiste qui ne sera désormais plus le même demain. Nous entrons dans un processus qui entraînera de nouvelles règles de fonctionnement du Parti socialiste. Ce sera certainement un Parti plus nombreux, plus populaire, plus ouvert sur la société, plus démocratique et transparent. C’était une des exigences posées par la Première secrétaire à l’issue du Congrès.

Nous sommes maintenant dans un agenda qui consiste à mettre en œuvre les orientations légitimées par les militants.

Sur les deux sujets qui faisaient débat, la question des primaires, pour les ouvrir à nos partenaires de gauche et sur le non-cumul des mandats dans le temps, les militants ont adressé un signal de confiance à la direction. Qu’ils approuvent la proposition de la direction sur ces deux points,  n’est pas une surprise, mais la direction a su faire preuve du courage nécessaire pour ne pas en rester à la déclaration de principes. C’est maintenant qu’il va falloir trouver les modalités pour l’inscrire dans les faits.

De ce point de vue, cette consultation le confirme, le Parti socialiste, est devenu de tous les partis politiques français, le Parti le plus moderne, le plus transparent, éthique et démocratique qui soit. Je dis cela au moment où monsieur BERTRAND n’a rien d’autre à faire et que plutôt que de constater la montée des chiffres du chômage ou de la violence dans la société, vient nous donner des leçons de démocratie, lui qui a mis en place le vote électronique ou par internet, que personne ne peut réellement contrôler et que grâce à cela, il parvient à recueillir des scores staliniens. De la part d’un Parti qui symbolise l’échec gouvernemental, ce genre de leçons est un peu dur à recevoir. C’est pourquoi nous ne les accepterons pas, ni de sa part, ni de son compère monsieur LEFEBVRE.

Par Un Monde d'Avance Gard - Publié dans : PS - Communauté : Un Monde d'Avance Gard
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 18 septembre 2009 5 18 /09 /Sep /2009 09:55
 

Vous êtes près de 300 000 Citoyens à avoir signé la pétition pour l'inscription d'une Charte des Services Publics dans la Constitution.

Le succès populaire remporté par cette proposition de loi constitutionnelle nous permet d'espérer parvenir à terme à la signature de cette pétition par un dixième du corps électoral, soit 4,4 millions de signataires, pour obtenir du gouvernement l'organisation d'un référendum d'initiative populaire.


               

 

   

         

 

     

Cliquez ici pour voir la vidéo de Michel Vauzelle

 

             

 

                 

 

 

Nous arrivons à présent à une nouvelle étape de la mobilisation. Une grande campagne nationale de terrain va être lancée. Bientôt, un réseau social de mobilisation viendra lui donner toute son ampleur.

Pour être tenu informé des réunions et des initiatives prises près de chez vous, je vous invite dès à présent à remplir ce formulaire :  Cliquez ici pour remplir le formulaire

En vous félicitant de défendre ainsi nos services publics et donc notre modèle de société, je vous redis toute la fraternité portée par notre démarche pour défendre les valeurs de la République.

Michel Vauzelle

Ancien Ministre

 

 

 








Par Un Monde d'Avance Gard - Publié dans : PS - Communauté : PS
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 18 septembre 2009 5 18 /09 /Sep /2009 09:50
Samedi 3 octobre
Participez à la votation
pour sauver la poste

La droite qui n'a de cesse d'attaquer les services publics a ouvert un nouveau front avec La Poste et le changement de son statut que le gouvernement veut faire passer d'établissement public à société anonyme par actions; l’utilité sociale et économique de cette entreprise publique qui participe à l'aménagement du territoire et au lien social dans les zones rurales comme dans les quartiers populaire, est reconnue par le plus grand nombre de français.

Le Parti Socialiste associé avec plus de 80 organisations de gauche (partis politiques, syndicats, associations d'usagers ) au sein du Comité National contre la privatisation de La Poste, pour un débat public et un référendum sur le service public postal,  veut obtenir que les français soient consulter par un référendum institutionnel parce qu'on peut craindre que l'ouverture du capital de La Poste marque le début de sa privatisation.

Pour obtenir un rapport de force et interpeller l'opinion, partout sur le territoire français, nous lançons une procédure de votation citoyenne; cette forme symbolique d'une mobilisation militante et citoyenne vise à s'approprier le débat sur l'avenir d'un service public qui appartient à tous.

L'appropriation par ta section de la campagne nationale « Sauvons notre Poste » est un élément de la réussite de cette opération; nous te proposons de participer, dans ta commune, à l'organisation de la votation, en lien avec la fédération, partie prenante du Comité gardois  contre la privatisation de La Poste, pour un débat public et un référendum sur le service public postal .

Celui-ci coordonne l'opération pour l'ensemble des militants des différentes organisations départementales qui le compose et fera remonter les résultats au niveau national.

L'engagement des militants doit conduire à participer à la constitution et à la tenue de bureau de votation référencés, selon le mode opératoire décrit ci-dessous ; nous attirons ton attention sur le fait que la procédure de référencement au niveau gardois permet une efficacité dans la gestion de la votation.

Nous comptons sur toi pour faire de ce moment de mobilisation un temps fort auquel se joindront l'ensemble des militants socialistes.

Françoise Akoum, SF au Service Public - Robert Crauste, SF à la coordination - Fabrice Verdier, Premier Secrétaire.

Mode opératoire de la votation

Localement, il est utile de rapprocher toutes les forces capables de créer une dynamique autour du Service Public; elles pourront participer à la tenue des bureaux de vote.

Le Comité Gardois  contre la privatisation de La Poste, pour un débat public et un référendum sur le service public postal est composé de tous les partis politiques de gauche, des syndicats de La Poste (excepté toutefois le syndicat des postiers CFDT) et d'associations d'usagers.

Dès que la décision est arrêtée de tenir un lieu de votation, il est  impératif de le référencer dans le dispositif gardois en faisant parvenir les éléments suivants à

francoise.akoum@wanadoo.fr ou 06 21 71 89 02

  • la commune et le lieu de la votation,
  • la date et les horaires d'ouverture prévus;
  • le nom, contact téléphonique et mail d'un référent désigné.

 

Ces indications sont nécessaires pour le suivi départemental de la votation et la centralisation des résultats de chaque bureau.

Pour le référencement national,  le Parti Socialiste met à disposition un espace dédié à l'adresse

http://laposte.parti-socialiste.fr/

 sur lequel se trouve un formulaire pour « enregistrer » chaque bureau de votation et illustrer la carte de France qui y figure.

 Pour organiser la votation, noter que le cadre juridique de mise à disposition de matériel, de hall, ou de salles municipales est le même que celui qui précise les modalités de mise à disposition pour les associations, et que 

  • la date retenue pour la votation est le 3 octobre durant toute la journée pour améliorer l'efficacité de la communication mais il est possible de la commencer dès le 28 septembre pour accroître le nombre de votants en profitant d'opportunités locales (marchés par exemple) ;
  • le(s) lieu(x) de vote, choisi(s) localement en fonction de leur visibilité (hall d'entrée d'une mairie, marchés, abords des bureaux de poste...) disposeront du matériel suivant: table, urne, bulletins de votes, professions de foi et liste d'émargement;
  • Horaires du vote :  l'ensemble des bureaux seront clos le 3 octobre 2009 à 18h.
  • Dès la clôture, dépouiller et remplir la feuille de résultat du bureau.

 La collation des résultats se fera au niveau départemental, via les référents de chaque bureau.  


Par Un Monde d'Avance Gard - Publié dans : PS - Communauté : Un Monde d'Avance Gard
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 22 juillet 2009 3 22 /07 /Juil /2009 09:37
Le travail du dimanche, la loi Hadopi, le délit de solidarité, la privatisation de la poste, les fermetures d’usines qui s’enchaînent, l’éducation nationale paupérisée, le droit à la santé bafoué, les libertés menacées les unes après les autres… 
Le groupe des députés socialistes est de tous les combats. L’adversaire est de taille. Il maîtrise toutes les communications. Il passe en force sur tous les dossiers, il méprise les droits fondamentaux  
Il n’est pas une annonce présidentielle, il n’est pas un projet de loi qui n’ait reçu son alternative de la part des députes socialistes. Le travail accompli est considérable.  
Non les députés socialistes ne se trompent ni de combat, ni d’adversaire. Non ! le groupe des députés socialistes ne cautionnera pas dans son camps l’hallali du matin et les torpillages du soir contre notre Parti. Non le groupe des députés socialistes n’accepte pas les « bourreaux des pleurs », ceux qui font du suicide collectif leur prière de tous les jours. 
Maintenant ça suffit ! Chacun est libre de son expression, de son ambition, de l’épanouissement de son talent. Mais pas sur le dos de ses propres amis, pas sur le dos de nos concitoyens qui doivent pouvoir adhérer à un véritable changement de politique. Nous avons le devoir d’être sincèrement et collectivement au rendez-vous de leurs espérances. 
Chacun doit se souvenir qu’il doit son élection à la confiance des militants du Parti socialiste et de ses électeurs. Halte au feu ! Notre combat collectif mérite mieux que les extravagances et le manque de sang-froid. Notre combat doit être mené à gauche avec fierté, la tête haute et en dehors des cimetières.  
Les Français peuvent compter sur les députés socialistes. 
 
Par Un Monde d'Avance Gard - Publié dans : PS - Communauté : PS
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 11 juin 2009 4 11 /06 /Juin /2009 10:00
Cher-e-s Camarades,
Tout à l’heure, un camarade, me prenant par le bras, me disait « je suis social démocrate et je pense que ton discours a trop déporté le parti sur la gauche, ce qui explique que tant de voix se soient déplacées des socialistes vers les verts. »
Je me demande parfois pourquoi on ne se respecte pas davantage, pourquoi on s’inflige ce type d’analyse grossière et pourquoi on ne regarde pas la réalité de notre échec collectif en face. Je me demande pourquoi, alors qu’on vient d’enregistrer un échec, après trois défaites successives à des scrutins nationaux, on en est encore à penser que, dans la bataille de l’interprétation, il y a encore une petite place à gratter, une petite victoire à emporter. Je me demande pourquoi on en est encore à essayer d’enfoncer un peu plus les uns pour se renforcer un peu plus soi-même. J’en prends ma part, je n’ai jamais prétendu être exemplaire mais je pense que ce qu’on attend de nous, à l’issue d’une campagne difficile, c’est que nous nous respections. Nous appartenons à une grande formation politique qui mérite, à défaut de s’aimer tous, le respect.
Je voudrais remercier tous ces militants qui, dans une campagne qui n’était pas facile parce qu’on ne nous aura rien épargné, ont mis leur orgueil et leurs états d’âme dans leur poche. Je remercie ces camarades qui ont décidé de faire campagne pour le PS, certains avec beaucoup d’engagement et d’envie et d’autres simplement par devoir parce qu’il fallait travailler pour le parti.
Je voudrais dire en quelques mots ce que je vois à l’issue de cette élection. Nous avons obtenu 2,1 millions de voix de moins qu’en 2004. L’extrême gauche en a recueilli 600 000 de plus et les Verts 1,5 million de plus, soit 2,1 millions au total. Il y a sans doute des voix qui se sont éparpillées ailleurs mais pour l’essentiel c’est au sein de la gauche que les voix se sont redistribuées. La question qui nous est donc posée aujourd’hui c’est de savoir comment il se fait que les classes populaires ne votent plus pour nous et pire, qu’elles aient pris l’habitude de ne plus venir voter. Si on veut préparer 2012, il va falloir d’abord savoir régler cette question là dans les trois ans qui viennent. C’est une question centrale.
Objectivement, la sociale-démocratie européenne - nous le disons tous avec nos mots – n’en finit pas d’être en crise. C’est même de ses rangs qu’est venu le principal argument qui nous a mis à genou, au début de la campagne. Certains pensaient d’un côté qu’il fallait faire campagne, parler de la crise économique et sociale et offrir des solutions et de l’autre que Barroso devait rester président de la commission. Les choses, hélas, ne changent pas beaucoup.
Pour cette législature, nous n’aurons, je crois, que 157 euro-députés socialistes. J’observe que les pays dans lesquels nous avons fait un bon score étaient ceux où le débat était le plus clivé. J’observe que là où les camarades ont gouverné en coalition, là où ils s’étaient considérablement recentrés, là où les sociaux démocrates ont mis plus de temps à tirer les leçons de la crise que les libéraux, ils ont connu des échecs comparables ou pires que celui que nous connaissons de notre côté. Quand Mme Lagarde demande que les déficits liés à la crise soient mis de côté, qui s’oppose à cela ? Deux socialistes européens. D’un côté Joaquin Amunia commissaire des affaires économiques et monétaires issu du PSOE et le ministre des finances allemand Peer Steinbrück du SPD. Ce sont des camarades, qui sur la question du pacte de stabilité et de croissance qui - alors que Mme Lagarde ne peut pas être suspecte d’une grande conversion sociale et régulatrice - défendent l’orthodoxie libérale. Cette crise de la sociale démocratie existe, ne soyons pas dans le déni. Ne soyons pas dans le déni parce que cette crise explique aussi pourquoi certaines thèses que nous avons défendues ensemble au sein du Parti socialiste européen - quelque soit notre appartenance à un courant ou à un autre - n’aient pas été entendues.
Nous avons deux tâches historiques : préparer demain la manière dont la gauche socialiste française va reconquérir le pouvoir et préparer la refondation de la sociale démocratie européenne.
C’est pour ça que je pense que la réponse à ce que nous venons de vivre ne peut pas être une affaire de design, de mode, de changement de dispositif. La réponse ne peut pas être de refaire ce que nous avons trop souvent fait : changer un peu le discours, changer tel camarade par un autre et espérer que tout ira mieux. Le problème que nous avons, cher-e-s camarades, c’est que nous ne faisons plus envie et même lorsque nous disons des choses intéressantes, les gens ne croient plus en nous. Sur les marchés, lors des porte-à-porte, en campagne, on nous demandait ce que nous ferions de si différent par rapport aux libéraux. Et quand on arrivait à faire des propositions, on nous demandait si nous étions capables de gouverner malgré les divisions internes. Nous l’avons tous vécu. Nous n’arrivons pas à incarner une alternative au modèle libéral, ni une alternance. Nous sommes tous responsables de cette incapacité et je ne m’exclus pas de ce constat.
Nous avons tout de même une base, 17 %, qui nous laisse quelques raisons de croire que nous sommes légitimes pour engager une nouvelle étape historique. Tous les partis de gauche ont entrepris une tâche qui est celle de leur propre dépassement : à l’extrême gauche avec la création du NPA, à notre gauche avec la création du Front de gauche, - même si ce parti n’obtient que 31000 voix de plus qu’en 2004, alors qu’à l’époque il y avait un gros vote utile favorable aux socialistes -, et du côté des Verts avec la création d’Europe écologie qui est un dépassement réussi de ce qui était jusqu’ici leur identité.
Il nous revient, aujourd’hui, de nous inscrire aussi dans ce processus de dépassement. C’est ma conviction. Je ne crois pas que ce soit dans un énième rebond interne, autour d’un énième casting différent, que nous arriverons à proposer une alternance et une alternative crédibles au modèle libéral.
Alors comment réussir ce dépassement du PS ? Je pense que nous devons nous laisser submerger par un processus politique qui aboutira à la constitution d’une maison commune de la gauche, - pour reprendre les mots de Martine -, avec trois ingrédients.
Premièrement, le projet. J’observe, d’ailleurs, que tout le monde se pose les mêmes questions à gauche : le rôle de l’état, les régulations possibles au niveau national et international, les protections, les salaires, la répartition capital – travail, la protection de l’environnement, etc. Nous nous posons toutes ces questions de la même manière. Bien que nous ne les hiérarchisions de la même façon, il devrait être facile de réunir  autour d’une table les dirigeants politiques et militants des partis de gauche pour en discuter.
Deuxièmement, l’échéance de 2012. Je suis personnellement favorable à un candidat unique de la gauche mais nous devons poser cette question sans préalable et sans imposer un ordre de discussion.
Et enfin avec un seul objectif : nous mettre en situation de battre Nicolas Sarkozy, au nom et avec le soutien des classes populaires et moyennes.
Si nous parvenons à ce dépassement, sans préalable, sans volonté hégémonique, sans dicter nous-mêmes l’agenda, je pense que le PS trouvera là le moyen de se refonder et de redevenir le porteur d’une espérance politique. Je souhaite que nous fixions dès cette semaine cette ambition. Je souhaite que nous proposions publiquement à nos partenaires cette offre de travail commun.
Je vous remercie.
Par Un Monde d'Avance Gard - Publié dans : PS - Communauté : Un Monde d'Avance Gard
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 11 juin 2009 4 11 /06 /Juin /2009 09:55
Martine Aubry a profité du conseil national du 9 juin, qui a longuement analysé les résultats des élections européennes, à Paris, pour tracer la feuille de route du PS dans les mois qui viennent : refondation de nos idées, refondation de la gauche et refondation de notre parti.
Chers Camarades,
Notre Parti a subi dimanche une importante défaite électorale. Nous devons en comprendre les causes et en tirer toutes les conséquences.
Je veux tout d’abord remercier tous les militants qui n’ont jamais baissé les bras dans une campagne qui n’était pas facile.
Je veux aussi féliciter nos camarades qui ont été élus dimanche. Ils sont moins nombreux que lors du mandat précédent.
Alors je leur dis, je leur demande : battez-vous deux fois plus.
Défendez au parlement les idées et les propositions que nous avons portées.
Soyez à la hauteur des espérances que nos électeurs ont placées en nous.
Soyez à l’écoute du peuple silencieux de dimanche dernier qui a aussi besoin de nous.
Je veux aussi penser à ceux qui n’ont pas été élus dimanche. Ils ont bien sûr tout mon soutien et mon amitié même si cela je le sais ne les consolera pas.
*
Oui, chers camarades, je le disais, nous avons le devoir de regarder en face la signification des résultats du scrutin de dimanche. Nous devons le faire avec lucidité et sang froid.
Rien ne servirait de minimiser l’ampleur de notre défaite en se référant à d’autres périodes plus douloureuses de notre histoire.
Rien ne servirait d’en relativiser l’importance. Bien sûr, la roue tourne, on le sait, l’UMP a perdu les élections européennes de 1999 et 2004, cela ne l’a pas empêchée d’être victorieuse en 2002 et 2007. Mais pour cela, il faut savoir rebondir.
Non, rien ne servirait de chercher ailleurs qu’en nous-mêmes. Bien sûr des événements particulier on joué : la crise a disparu des écrans de TV la semaine dernière, on a parlé crash de l’Airbus A330, on a parlé Obama, on a parlé du film Home- nous traversons une crise profonde.
Oui, nous avons un devoir d’analyser les vraies raisons de l’échec -mais je crois que nous les connaissons, nous les devinions, nous les vivions- et de réagir immédiatement pour entraîner un sursaut collectif.
*
1) Crise de la construction européenne, tout d’abord.
Dimanche, les français se sont massivement abstenus. Moins de 15% ont voté pour la liste arrivée en tête. 26 millions de Français ne se sont pas rendus aux urnes.
Et l’analyse des causes de l’abstention est éclairante : les deux tiers des Français des abstentionnistes ont pensé que leur vote ne servirait à rien (31% ont pensé que leur vote n’aurait pas d’impact sur leur vie quotidienne, 20% sur la France, 14% sur l’Europe).
Les Français se sont détournés de l’Europe.
Chacun doit en assumer sa part de responsabilité :
- responsabilité collective des politiques tous bords confondus, qui n’ont pas su montrer la force du message européen, de l’idéal qu’il représente et cela depuis des années ;
- responsabilité de la droite qui a porté le libéralisme en Europe avec les conséquences que l’on connaît : dérégulation, financiarisation qui installe la loi du plus fort et le développement des injustices, associés à une très grande inefficacité économique. L’Europe éloigne les peuples quand elle s’éloigne des peuples.
Et puis, nous sommes face à une droite démagogique, qui n’hésite pas à tenir un discours opposé à ses actes. Contrairement à Angela Merkel, Silvio Berlusconi, et David Cameron, Nicolas Sarkozy camoufle ses intentions et cache le projet commun qu’il partage avec le PPE. Alors que la poursuite de la libéralisation, c’est-à-dire de la privatisation des services publics est en première ligne de ses projets, avec la flexibilisation accrue du marché du travail, il a l’indécence de nous parler de « l’Europe qui protège ».
Nous sommes aussi face à une droite populiste, qui n’hésité pas à jouer sur la corde de la xénophobie pour détourner le scrutin de ses vrais enjeux.
Nous sommes face à une droite dure qui n’hésite pas à utiliser tous les moyens possibles pour arriver à ses fins, y compris le contrôle des médias et l’abaissement des contre-pouvoirs.
Tout cela, on peut le regretter, mais cela ne servirait à rien. Nous devons le combattre, mais aussi parvenir à nous faire entendre malgré cela, et à faire comprendre à nos concitoyens les vrais enjeux et les vrais choix qui s’offrent à eux.
*
2) Crise de la sociale démocratie, ensuite.
Oui, tout cela est réel et a eu de lourdes conséquences.
Mais levons-le nez du guidon aussi, chers camarades.
La défaite de dimanche, ce n’est pas seulement la nôtre, c’est celle de la sociale démocratie toute entière.
Avec 160 députés, notre groupe au Parlement européen a perdu 55 députés et se retrouve désormais très loin derrière le PPE.
Les socialistes et les sociaux démocrates sont en recul partout. Ce recul touche autant les sociaux démocrates que les socialistes, les partis dans l’opposition comme ceux au gouvernement :
-    au Royaume-Uni, le labour recule de neuf points par rapport aux dernières élections.
-    en Allemagne, le SPD obtient son plus mauvais résultat à une élection depuis la seconde guerre mondiale.
-    en Espagne, le PSOE de Jose Luis Zapatero est largement distancé par le Parti populaire de Mario Rajoy.
-    Même chose en Italie, en Pologne, au Portugal, en Bulgarie, en Slovénie, à Chypre.
-    Aux Pays-Bas, en Autriche, en Finlande et en Hongrie, on assiste en outre à une forte poussée de l’extrême droite.
Cela ne minimise pas l’ampleur des résultats français, mais cela les inscrit dans un mouvement d’ensemble.
Le monde et l’Europe connaissent une crise économique majeure, qui traduit la faillite du système économique libéral, système défendu par la droite conservatrice et libérale. Et pourtant, faute d’expression de ceux qui souffrent de cette crise, la droite sort confirmée voire confortée, même si en France le total des voix de droite arrive derrière le total des voix de gauche.
Nous sommes tous responsables, mais ceux qui ont égaré la sociale démocratie en faiblissant sur nos valeurs ont brouillé le message. Disons-le aussi, nous n’avons pas fait l’effort intellectuel et politique nécessaire pour apporter les réponses d’aujourd’hui à la nouvelle situation du monde. J’y reviendrai.
*
3) Crise de notre Parti, enfin
Et notre Parti, et cela ne date pas d’hier, n’a pas renouvelé ses pratiques et ses comportements ce qui le rend non crédible et inaudible pour le plus grand nombre.
Je veux le dire franchement, il faut aller jusqu’au bout et comprendre pourquoi les français n’ont pas envie de nous soutenir.
C’est une question d’image, d’affichage de nos divisions, mais pas seulement.
Ce sont nos pratiques internes, notre fonctionnement, qui sont en cause aujourd’hui comme hier déjà. Nous sommes tournés vers nous-mêmes, arc-boutés sur nos positions, nous avons perdu l’envie de travailler ensemble, et ce qui apparait nationalement est aussi là de la même manière sur le plan local.
On pourrait disserter ce soir pendant des heures sur notre campagne.
Chacun s’est d’ailleurs exprimé, y compris pendant la campagne, sur des terrains souvent opposés. A-t-on trop dénoncé ou pas assez, a-t-on été trop européens ou pas assez, ou trop tardivement ?
Ces débats nous les aurons, mais soyons sûrs d’une chose, c’est aujourd’hui l’émetteur qui est en cause. Si nous ne sommes pas capables d’accepter cette réalité dure, nous continuerons une lente désagrégation qui nous emportera tous.
Oui, ce débat nous l’aurons. Mais je crois sincèrement que nous n’avons pas le temps aujourd’hui de nous diviser sur des querelles secondaires.
Nous avons l’obligation d’aller ensemble à l’essentiel.
*
Notre prochain rendez-vous, c’est celui des régionales. Je le dis simplement, si certains ont l’intention de se replier sur leur terrain, en espérant ainsi se démarquer de notre Parti, ils se trompent. Certes, tel ou tel pourra sauver son siège au regard de ce qu’il a apporté à la population, mais soyons en sûrs, à moyen terme, tout cela ne sera que vain, si notre Parti n’est pas à la hauteur des enjeux.
Aussi, c’est à une profonde refondation de notre parti que j’appelle, refondation des idées, refondation à gauche, mais aussi profonde refondation de nos pratiques, de nos démarches personnelles et collectives. Ce sont trois refondations qui doivent répondre aux trois crises que je viens de rappeler.
Oui, je vous le dis, chers camarades, nous ne sortirons pas de cette situation par quelques replâtrages, par je ne sais quel recentrage ou réorientation ou par quelques artifices de communication. La ligne politique a été définie par les militants lors de notre Congrès, elle doit être suivie.
***
Ce dont nous avons besoin aujourd’hui, je vous le dis très solennellement, c’est d’un véritable sursaut de nature à refonder profondément notre Parti.
C’est un état d’esprit.
C’est une conviction profonde.
Je vous ferai ce soir quelques propositions, nous en débattrons dans les jours qui viennent.
1)    La refondation de nos idées
Je l’ai dit, la crise de la sociale démocratie européenne appelle avant tout une refondation de nos réponses. Nous avons pris du retard sur la réflexion stratégique et programmatique.
Ce ne sont pas nos valeurs qui sont en cause. Elles n’ont jamais été d’autant d’actualité. Je reste convaincue que les Français, comme les Européens, préfèrent porter un modèle qui les grandit, un modèle qui les unit de manière ouverte et fraternelle plutôt qu’un modèle qui les divise et les replie sur eux-mêmes.
Paradoxalement, la crise nous aide à nous retrouver sur une ligne politique.
Nous ne voulons pas d’une société du court terme et de l’argent roi ; nous voulons une société portée par d’autres valeurs et qui prépare l’avenir.
Nous ne voulons pas d’une société de la loi du plus fort et de la débrouille ; nous voulons d’une société qui retrouve sa force dans ce que les hommes et les femmes ont de commun, et dans l’empathie pour les autres.
La vraie question, me semble-t-il, est d’inventer les réponses d’aujourd’hui à la crise de nos sociétés, réponses que nous sommes d’ailleurs capables de porter souvent dans nos collectivités locales, mais que nous n’arrivons pas à porter dans un projet collectif.
En d’autres termes, c’est en portant haut les valeurs qui sont les nôtres que  nous trouverons l’issue, mais en étant capables de les revisiter.
De les revisiter à l’aune des changements profonds de notre société.
De les revisiter à l’aune de la volonté de chaque individu d’être pris en compte dans ce qu’il est, dans ses aspirations, mais aussi de notre capacité à construire un collectif dans lequel il se retrouve.
Mais aussi en trouvant les réponses d’aujourd’hui, qui articulent l’économique et le social, les libertés et les sécurités, la maîtrise du présent et la préparation de l’avenir.
Voilà, l’enjeu de cette refondation des idées.
Mais, je vous le dis, si nous voulons construire un nouveau projet de société dans lequel les français se retrouvent, nous avons le devoir d’innover dans la manière de le penser.
L’attente est là. La volonté est présente. Nous devons être à ce rendez-vous, qui réclame un puissant effort collectif d’imagination politique, et un changement radical de méthode. On n’élabore pas, on n’écrit plus un projet dans le huit-clos d’un parti, en circuit fermé.
Bâtir un projet de société, c’est mettre en débat les questions qui se posent à nous. C’est le faire bien sûr avec notre cœur, avec la mémoire de nos luttes sociales, féministes, écologistes et avec la sincérité de nos valeurs de socialistes, à l’écoute de ce que nous disent les français.
Pour notre parti, il y a urgence et obligation à entendre ce qui vient de toutes parts, non pas depuis hier, mais depuis trop longtemps. Les Français veulent être écoutés, et ils considèrent que les grands partis ne les écoutent plus. Les Français attendent du Parti socialiste un projet crédible, inscrit dans les valeurs de la gauche et adapté aux  temps nouveaux. Ils sont lucides sur la panne que connait la France, mais ils ne nous font pas encore confiance pour conduire l’alternance.
Les attentes des français…. (développement fait oralement)
C’est pourquoi nous écrirons ce projet de société en donnant à chaque étape la parole aux Français.  Nous en débattrons, étape après étape, avec vous et avec eux et avec les intellectuels, les hommes et les femmes engagées dans la société qui nous ont rejoints notamment dans le Laboratoire des idées.
J’en suis convaincue, c’est par un dialogue fécond entre les Français qui disent leurs difficultés et leurs attentes, les experts qui sont là pour les analyser et tracer chacun dans leur domaine les chemins du possible, et les politiques que nous réussirons.
Nous nous sommes déjà mis au travail en ce sens depuis plusieurs mois. Avec la création et la mise en route du Laboratoire des idées. Un premier travail a été fait également auprès des français pour mettre en exergue non pas leurs attentes à court terme, mais leurs aspirations les plus fondamentales à partir desquels nous devons je le crois déterminer les modes d’entrée, innovants, dans notre projet. Nous en débattrons le 7 juillet avec l’ensemble des membres du Bureau et du Secrétariat National.
Mais surtout, après ce cadre de juillet, je veux que nous engagions une démarche hors-les-murs de Solférino, innovante, enthousiaste et féconde. Nous irons, dans chaque fédération, avec les militants, et je le souhaite, ceux des autres partis de gauche, à la rencontre des Français. Nous devons nous démultiplier. Je proposerai à une vingtaine de parlementaires, mais aussi à des maires, des adjoints et vice présidents d’exécutifs locaux, de devenir les ambassadeurs du projet.
A chacune de ces étapes, notre projet s’enrichira des propositions des Français, s’approfondira par le dialogue avec des citoyens volontaires. Il se nourrira de l’expérience vécue et réussie des « innovateurs du quotidien », qui transforment notre société là où ils sont, dans des associations et des entreprises, des hôpitaux ou des écoles.
Nous devrons aussi donner la possibilité aux Français qui le souhaitent de devenir à leur tour des ambassadeurs de ce projet. Ainsi, sur tout le territoire, nous nous déploierons, démultipliant cette démarche, irrigant le pays et le Parti.
**
*
2)    La refondation de la gauche
Aujourd’hui, faces aux grandes questions auxquelles nous avons à répondre, il faut une nouvelle démarche de rassemblement à gauche. Rassemblement des Partis politiques de gauche, mais aussi rassemblement de ceux qui, portant des valeurs démocrates et d’humanisme, je le sais, aspirent à nous retrouver.
Car je vous le dis, il n’y aura pas de victoire à gauche sans une gauche solidaire et unie. Ce scrutin est là pour nous le rappeler, une fois de plus malheureusement. Le total des voix de gauche est comparable à celui de 2004, mais nous avons un quart de sièges en moins. L’appel au vote efficace est nécessaire, nous l’avons fait, mais peu efficace, si je puis dire. En 2004, c’est le traumatisme du 21 avril 2002, encore tout proche, qui était venu à notre secours.
Mais cela ne s’est jamais reproduit, ni à l’élection présidentielle, ni aux législatives qui ont suivi, pas plus qu’aux municipales de 2008. Alors, oui, tantôt c’est la gauche radicale qui fait un bon score ; en 1994, c’était le PRG avec Bernard Tapie ; puis les socialistes qui « prennent leur revanche » comme en 2004.
Dimanche, c’est la personnalité de Daniel Cohn-Bendit qui a séduit une partie de notre électorat par son image d’européen convaincu et de combattant de l’écologie. Et je dirai que cette fois-ci au moins, c’est une cause juste, cause que nous avons fait nôtre depuis quelques années.
Mais, pendant que nous nous mesurons entre nous, c’est malheureusement la droite qui rit et qui prospère et c’est le libéralisme qui prospère. Et je veux le dire à Dany, avec toute la sympathie qui est la nôtre pour lui et pour les hommes et les femmes qui composent son attelage et je sais qu’il le sait : ne rêvons pas, soyons réalistes, le 7 juin n’est pas le D-Day de l’écologie pas plus que juin 2004 n’a été le D-Day du socialisme.
L’écologie, sans la gauche, restera une belle idée sans réalité.
L’écologie et le social iront de pair dans une gauche unie ou ne seront pas.
La gauche sera unie ou ne sera pas, qui peut aujourd’hui en douter ?
C’est la raison pour laquelle, je veux dès demain –j’ai déjà pris des contacts hier et aujourd’hui-, engager des discussions avec tous ceux qui à gauche, sans exclusive, veulent porter un autre modèle de société pour la France, battre Sarkozy en 2012 et gouverner ensemble ensuite. Je vous en demande le mandat ce soir.
Et je le dis clairement, il ne s’agit pas de retomber à nouveau dans les accords d’appareils que nous concoctons habituellement à la veille des élections. Nous devons bâtir une Maison commune fondée sur :
-    un projet commun ;
-    et une stratégie de candidatures la plus efficace possible pour porter ces idées au pouvoir, partout où nous le pouvons.
Je le dis dès maintenant aux partis de gauche : nous voulons rentrer dans cette démarche sans préalable, sans a priori et sans volonté hégémonique. La réussite nécessite que chacun trouve sa place, que nous soyons capables d’être ouverts aux idées des autres et que nous fassions ce travail avec les Français.
C’est dans cette démarche d’ouverture aux Français de nos Partis pour préparer le projet, et de rassemblement à gauche, que doit être portée la réflexion sur les primaires pour le choix de notre candidat à à l’élection présidentielle de 2012. Ce sujet ne peut être traité à la légère comme un gadget pour masquer nos insuffisances. Il doit être réfléchi et pensé dans une démarche politique et collective.
J’ai la conviction profonde que seule cette démarche de rassemblement à gauche peut nous permettre le succès lors des régionales de 2010, des cantonales et sénatoriales de 2011, et les élections présidentielles de 2012.
*
La refondation la gauche chez nous, mais aussi au niveau mondial, en commençant par l’Europe. A l’échec de la sociale démocratie en Europe, doit répondre une ambition renouvelée du Parti Socialiste Européen.
Nos députés européens vont avoir à se prononcer dans les jours qui viennent sur différentes désignations importantes et notamment le Président du Parlement et le Président de la Commission européenne. J’irai voir demain Nicolas SARKOZY pour lui faire part en votre nom de nos positions sur le Conseil européen des 18 et 19 juin.
Je vous propose de refuser tout accord technique avec le PPE. Nous devons porter nos propres candidatures et assumer d’être clairement dans l’opposition. Nous apporterons par ailleurs tout notre soutien à Poul Rasmussen pour qu’il se succède à lui-même à la tête du PSE.
Par ailleurs, nous devons aussi renforcer notre présence au sein de la famille progressiste. L’arrivée d’OBAMA à la tête des Etats-Unis est une chance historique pour construire une force politique internationale à l’image de celle que constitue de plus en plus le PSE au niveau européen. Oui, nous devons aussi renforcer notre présence à l’international pour faire exister réellement une alliance du socialisme et des forces progressistes. Je vous propose de nommer Ségolène Royal comme représentante du Parti Socialiste à l’Internationale Socialiste.
Nous devons à la fois nous alimenter de la pratique de nos Partis frères mais aussi porter notre propre message.
**
*
3- Troisième refondation nécessaire, celle de notre Parti
Ne nous racontons pas d’histoires. Nous donnons l’impression et c’est parfois une réalité, de ne plus être heureux de vivre et travailler ensemble. De nous situer en concurrence et non en complémentarité.
L’unité, ce n’est pas penser tous pareil ; c’est avoir le courage de porter à l’interne les débats nécessaires puis de défendre collectivement nos positions.
Y compris pendant cette campagne difficile, les petites phrases assassines n’ont pas manqué. J’ai la conviction qu’elles ne servent ni celui qui les exprime – sauf peut être dans une satisfaction immédiate de communication – ni notre Parti.
Je souhaite ce soir et dans les jours qui viennent que le mode de gouvernance que nous allons mettre en place nous assure une solidarité totale et une réaction immédiate en cas de non respect de nos règles communes.
Nous n’avons pas le droit d’abimer ainsi notre Parti. Chacun doit se demander ce qu’il doit lui apporter et non pas ce que le Parti lui doit. Cet état d’esprit doit exister en permanence et notamment au moment du choix de nos candidats.
Le : « pourquoi pas moi ? » et non pas « qui est le meilleur pour faire gagner le Parti » se généralise.
Je vous appelle ce soir à des changements profonds de nos comportements mais aussi de nos règles internes.
Nous avons un secrétariat national, nous avons un bureau national. Ces instances doivent remplir pleinement leur rôle.
Chaque secrétaire national doit porter la réflexion, être réactif par rapport à l’actualité et en contact avec la société.
Maintenant que l’ensemble des sensibilités est représenté au Secrétariat National, le Bureau National doit redevenir l’instance du débat politique où nous forgeons notre réflexion et nos décisions communes. J’y veillerai absolument.
Face à l’ampleur de la tâche qui est devant nous, il nous faut à la fois serrer les coudes, amplifier le mouvement de refondation et être à la hauteur des attentes sur le projet.
C’est la raison pour laquelle il nous faut changer notre mode de gouvernance. Un Parti est un lieu de débat. Ces débats doivent avoir lieu en son sein et les positions prises défendues par tous.
Nous devons constituer une équipe collective resserrée qui travaillera avec l’ensemble des secrétaires nationaux et dont les membres accepteront d’être coresponsables des chantiers de la refondation et de les mener ensemble.
Dans le contexte actuel, il est hautement souhaitable que tous les talents politiques soient présents dans nos instances de gouvernance. J’ai rencontré beaucoup de camarades ces dernières heures. Je continuerai dans les jours qui viennent pour annoncer le plus tôt possible ce nouveau dispositif.
Mes camarades, il s’agit d’une nouvelle étape. Non pas d’un rassemblement factice ou d’une unité de façade. Il s’agit pour chacun de prendre la responsabilité de mettre sa force politique, son imagination, ses propositions au service de tous.
Nous devons enfin :
- inventer de nouvelles formes de militance. Cela est majeur si nous voulons nous ouvrir sur la société car aujourd’hui aucun projet, aucun programme ne peut être défini en vase clos.
- faire émerger la génération qui demain nous remplacera en veillant au respect des objectifs fondamentaux de diversité, de parité, d’égalité des chances pour faire un Parti qui ressemble à ceux qu’il veut représenter. Nous créerons, pour régénérer les cadres de notre Parti, une université permanente qui aura pour mission de détecter, former et préparer ses militants aux responsabilités dans notre Parti et leur accès aux mandats électifs. Nous devrons aussi réformer les modes de désignation de nos candidats et plus généralement moderniser nos statuts.
- nous devons utiliser les nouvelles technologies pour avoir un meilleur dialogue avec les militants comme avec les Français et ces nouveaux outils seront utiles à notre vie interne comme à notre démarche.
Je crois nécessaire aussi que les grandes figures de notre Parti soient de nouveau en capacité de dialoguer entre eux et de retrouver le goût du débat politique, la convivialité des échanges et pourquoi pas l’enthousiasme de faire renaître notre Parti. Je leur proposerai de nous réunir à intervalle régulier.
***
Avant de conclure, je vous propose d’inscrire notre feuille de route dans un calendrier que je vous soumets ce soir à grands traits.
-    annonce de la nouvelle gouvernance dans les prochains jours,
-    dans les jours qui viennent, engagement des discussions avec l’ensemble de la gauche,
-    fin août, la Rochelle sera le premier élément du lancement de notre projet. Nous avons une université d’été conçue ouvert sur la société et les autres partis de gauche,
-    dès le lendemain, lancement du tour de France du projet,
-    avant la fin de l’année, les Assises, les Forums, Etats Généraux et les Conventions déjà envisagées sur la culture, l’éducation, la sécurité seront réunis et se tiendra la grande convention sur le nouveau modèle de développement social, économique et écologique.
Nous avons six mois pour changer de cap.
S’agissant des élections régionales, nous devons commencer aujourd’hui, je réunirai très vite les Présidents de Région sortants pour réfléchir avec eux aux projets pour les régionales, au calendrier et à la meilleure façon d’ouvrir nos listes, de les renouveler et de les diversifier.
***
Notre responsabilité est forte. Je pèse mes mots. Des décisions que nous allons prendre dans les heures qui viennent, de notre engagement collectif dans la voie que j’ai tracée ce soir dans les semaines et les mois qui suivront, dépendra notre réussite ou notre échec. Nous pouvons rebondir. Il ne tient qu’à nous de le vouloir. Nous pouvons à nouveau incarner l’espoir. Il ne tient qu’à nous de nous tourner à nouveau sur la société, de nous rassembler, de nous unir à gauche, de nous mobiliser, de nous rénover dans nos idées comme dans nos pratiques. Ma détermination est totale. Ma combativité aussi. Parce que vous êtes là. En allant vers les autres partis et en refondant nos idées sans changer nos valeurs nous serons digne de ce qu’attendent les Français.
Par Un Monde d'Avance Gard - Publié dans : PS - Communauté : PS
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mercredi 20 mai 2009 3 20 /05 /Mai /2009 15:54
Communiqué de Razzy HAMMADI
Secrétaire national du PS chargé des services publics

Deux délégués nationaux sont nommées à mes côtés, Lise Kossibale, DN services publics et EUROPE et Karine MARGUTTI, DN services publics et territoires.
L'objectif de cette délégation nationale se résume en trois axes:

La mobilisation de veille concernant les services publics sur le territoire
La coordination d'un document de référence pour le dernier trimestre de l'année "La RGPP et ses conséquences pour nos territoires"
La décentralisation des activités du secrétariat et la mobilisation en Régions à travers nos initiative

Heureux de te compter parmi mon équipe, sache que je reste à ta disposition concernant les modalités pratiques liées à ta responsabilité

Amitiés socialistes,

Razzy HAMMADI
Secrétaire national du PS chargé des services publics

Par Un Monde d'Avance Gard - Publié dans : PS - Communauté : Un Monde d'Avance Gard
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 19 mai 2009 2 19 /05 /Mai /2009 11:06

D'après la dernière vague de notre baromètre TNS Sofres / Logica, la cote de confiance de Nicolas Sarkozy atteint 32% d'opinion positive, soit une baisse de 4 points par rapport à avril 2009. 65% (+3) des Français déclarent ne pas faire confiance au Président.

La cote de confiance de François Fillon est également en baisse de 4 points pour atteindre 36%. 59% (+4) des Français affirmant ne pas lui faire confiance.

Martine Aubry (44%, =), Bertrand Delanoë (44%, +1), Bernard Kouchner (44%, =), Rama Yade (43%, -2) et Dominique Strauss-Kahn (42%, -4) forment le top 5 des personnalités politiques pour lesquelles les Français souhaitent leur voir jouer un rôle important dans les années à venir.

Par Un Monde d'Avance Gard - Publié dans : PS - Communauté : Un Monde d'Avance Gard
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 1 avril 2009 3 01 /04 /Avr /2009 12:17

Non à la privatisation du service public de l’emploi

Le 31 mars 2009

Après la fusion bâclée au sein du « Pôle Emploi » de l’ANPE et des ASSEDIC, qui voit notamment la dégradation des conditions d’accueil et d’accompagnement des usagers ainsi que des retards d’indemnisation pour plusieurs dizaines de milliers de chômeurs, une nouvelle étape dans le démantèlement du service public d’emploi vient d’être franchie.

Alors que toutes les formules de privatisation d’accompagnement des chômeurs expérimentées en Europe se sont avérées être des échecs, « Pôle Emploi » choisit clairement de s’engager dans cette voie, celle de la déresponsabilisation des pouvoirs publics.

A partir du 1er juillet, après une phase d’expérimentation commencée en 2005 et dont les résultats ne sont ni mesurés, ni discutés, ce sont 350 000 chômeurs qui seront suivis par des cabinets privés, et ce alors que la gouvernance de « Pôle Emploi » n’est toujours pas stabilisé. L’appel d’offre lancé vendredi par « Pôle Emploi », vise tout simplement à privatiser un secteur public.

C’est une réelle ambition pour un service public de l’emploi efficace qu’il faudrait pour notre pays aujourd’hui. L’annonce de 1840 recrutements au sein du « Pôle emploi » n’est malheureusement pas à la hauteur des enjeux et de la crise qui a vu le nombre de demandeurs d’emploi augmenter de 90 000 en janvier et 80 000 en février.

Le Parti socialiste s’oppose avec la plus grande fermeté à la privatisation des services publics et demande un audit public de la fusion ANPE/ASSEDIC. Il demande un moratoire du plan de suppressions d’emplois et de la mise en place de la RGPP.

Communiqué de
Pascale GERARD, Secrétaire nationale à la Formation professionnelle et à la sécurité sociale professionnelle
Razzy HAMMADI, secrétaire national aux services publics

Par Un Monde d'Avance Gard - Publié dans : PS - Communauté : Un Monde d'Avance Gard
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 26 mars 2009 4 26 /03 /Mars /2009 13:51

L’actualité marquée par l’aggravation de la situation économique et sociale et la prévision, maintenant officielle, d’une forte récession en 2009 doivent nous inciter à nous tourner vers les Français et à hausser l’attitude et les propositions du parti à la hauteur des enjeux et de leurs difficultés. De ce point de vue, il rappelle que l’approfondissement de la crise ne rendra pas forcément et automatiquement le discours de l’opposition plus audible par les Français. Il note la ligne du discours du Premier ministre la veille lors du dîner du CRIF et le matin même sur Europe 1 qui consiste à utiliser l’aggravation de la crise pour caractériser toute revendication comme irréaliste et toute proposition de l’opposition comme fantaisiste, démagogique, sans lien avec la réalité. L’exigence de rassemblement et de crédibilité dans la présentation de nos propositions n’en n’est que plus forte. 

Une situation dramatique

Le mois de janvier s’est soldé par un triste record, celui de l’augmentation du nombre de demandeurs d’emploi. L’effondrement de l’intérim, l’augmentation des entrées pour fin de CDD et l’accélération des réductions d’effectifs renforcent les inquiétudes sur les mois à venir. Dans ce contexte, la prévision de l’Unedic d’une augmentation de 282.000 demandeurs d’emplois en 2009 semble d’ores et déjà obsolète.
Une dégradation de l’emploi sans précédent
L’année 2008 et le début 2009 sont marqués par une explosion du nombre de demandeurs d’emploi et par d’importantes destructions de postes, qui affectent en premier lieu les salariés les plus précaires.
Une fin d’année 2008 et un début 2009 marqués par l’explosion du nombre de demandeurs d’emplois

Le mois de janvier se caractérise par un triste record, le nombre de demandeurs d’emploi a explosé, avec 90.200 demandeurs supplémentaires, soit une hausse historique de 4,3% sur un mois et de 15,4% par rapport à janvier 2008. C’est la plus forte hausse mensuelle depuis la création des statistiques.
La hausse de janvier succède à une remontée déjà très forte du nombre de demandeurs d’emploi les mois précédents. En décembre, le nombre de demandeurs d’emploi avait augmenté de 2,2% (45.800 demandeurs supplémentaires). En novembre, le nombre de demandeurs d’emploi s’était accru de 64.000, après 46.700 en octobre.
En six mois, cela revient à 280.000 demandeurs d’emplois supplémentaires, soit plus que la hausse de l’ensemble de 1993, et près de 250.000 en quatre mois.

Au total, on comptabilise aujourd’hui plus de 2,2 millions de demandeurs d’emplois. Le nombre de demandeurs d'emplois de catégories 1, 2 et 3 hors activité réduite, recouvrant les personnes disposées à accepter y compris un temps partiel, un CDD ou un intérim, a augmenté de 4,1% sur un mois, à 2,298 millions, et de 13,2% sur un an.

Par ailleurs, ces chiffres ne tiennent pas compte des salariés placés en situation de chômage partiel, qui conservent leur contrat de travail mais subissent d’importantes baisses de revenus, et des plans sociaux décidés en janvier, qui ne produiront leurs effets sur le nombre de demandeurs d’emploi que dans les mois à venir.

Les salariés précaires sont les premiers touchés par la remontée du chômage

La crise de l’emploi affecte en premier les publics les plus fragiles, et notamment les jeunes. Le nombre d’inscrits de moins de 25 ans a augmenté de 5,1% en un mois et de 23,1% sur un an. Le nombre de chômeurs de longue durée s’est également fortement accru, le nombre de demandeurs d’emploi inscrit depuis plus d’un an a augmenté de 3,8% sur un mois et de 8,6% sur un an.

Les salariés aux contrats les plus précaires sont les plus touchés. Bien que le nombre de licenciés suite à des plans sociaux augmentent, la majorité des inscris à Pôle emploi provient de la fin de contrats. Ainsi, les fins de CDD représentent plus d’un quart des entrées à Pôle Emploi, avec plus de 104.000 nouveaux inscrits, et 42.900 pour les fins de missions d’intérim.

Tous les motifs d’entrée à Pôle emploi ont progressé : les entrées pour motif de licenciement économique augmentent de 23,5% sur les trois derniers mois par rapport aux trois précédents (17.600 entrées en janvier), et celles pour fin de CDD de 7,2%. Les entrées pour fin de mission d’intérim ont augmenté de 7,8% sur les trois derniers mois. Bien que les contrats précaires constituent donc toujours la majorité des entrées à Pôle emploi, l’évolution des inscriptions pour licenciements économiques montrent que le noyau dur des salariés en CDI est progressivement atteint par le chômage.

Parallèlement, signe de la dégradation de la situation de l’emploi, les sorties de Pôle emploi de catégorie 1 ont diminué de 3.300 sur un mois et ont baissé au cours des trois derniers mois de 5% par rapport aux trois mois précédents. Les sorties pour reprise d’emploi diminuent de 11%.

Des destructions de postes massives en 2008

Depuis le deuxième trimestre, l’emploi salarié ne cesse de reculer dans le secteur marchand non agricole, et la crise s’amplifie trimestre après trimestre : 27.500 emplois ont été détruits au deuxième trimestre puis 46.800 au troisième et 88.700 au quatrième. Tous les secteurs sont concernés par les réductions d’effectifs ou du moins le ralentissement des créations de postes :

-          Dans l’industrie, la baisse des effectifs accélère fortement : -1,1 % sur trois mois (soit 38.800 postes), après -0,4 % au troisième trimestre 2008.
-          Dans la construction, l’emploi stagne : +0,0 % après +0,6 % au troisième trimestre 2008.
-          Dans le tertiaire marchand, les réductions d’effectifs accélèrent également : -0,5% (50.000 emplois détruits) après -0,4% au troisième trimestre (-41.900 emplois). Un tel repli n’avait pas été enregistré depuis le début des années quatre-vingt-dix. Il résulte principalement de la très forte baisse de l’intérim ce trimestre (-12,9 % soit 76.600 emplois détruits).

Ce sont donc 163.000 emplois qui ont été détruits depuis le deuxième trimestre 2008. Sur l’année 2008, le recul est de 0,7% (-115.200 emplois), compte tenu des postes créés au premier trimestre (+47.800).

Une année 2009 catastrophique : des destructions de postes qui s’annoncent durables

Les perspectives de l’emploi pour 2009 sont également très sombres. L’intérim, indicateur des évolutions futures de l’emploi, suit une tendance baissière depuis le deuxième trimestre 2008 et le secteur productif, au travers des enquêtes de conjoncture menées par l’Insee, connaît de nombreuses difficultés qui risquent de se traduire par un recul accentué de l’emploi.

Un net recul de l’intérim, indicateur des évolutions de l’emploi
Les évolutions négatives de l’emploi intérimaire depuis le deuxième trimestre 2008 constituent un signe inquiétant pour les évolutions futures de l’emploi. La crise économique et le recul de l’activité provoquent en effet dans un premier temps des effets sur l’intérim et les CDD.
L’emploi intérimaire a reculé de 7,3% au deuxième trimestre, de 4,2% au troisième, puis de 7,1% au quatrième, dans tous les secteurs d’activité. Au cours du troisième trimestre, le repli est le plus important dans l’industrie (-7,3%), ce qui témoigne des importantes difficultés du secteur, mais il est également net dans le tertiaire (-1,5%) et la construction (-1,8%). L’industrie automobile, l’un des secteurs les plus en difficultés, a vu l’emploi intérimaire reculé de 20,5% au troisième trimestre (-6.000 salariés) après avoir déjà reculé de 14,2% (- 4.800 salariés) au deuxième. Cette tendance se confirme en décembre, où l’emploi intérimaire dans l’industrie a reculé sur un mois de 5,5% et dans le tertiaire de 4% (le recul dans la construction est de 0,3%).

Un secteur productif en crise
Depuis le mois de novembre, les réductions d’effectifs se sont accélérées avec la profonde crise que traverse le secteur productif. Le PIB a connu un recul historique de 1,2% au quatrième trimestre 2008 et la production industrielle de 8,6%. Début 2009, la conjoncture continue de se dégrader. En février, l’indicateur du climat des affaires a reculé de 4 points, en baisse de plus de 40 points par rapport à son précédent pic atteint à la mi-2007. Il se situe à un nouveau point bas, inférieur de 5 points à son niveau plancher de la mi-1993.
Les secteurs les plus créateurs d’emplois sont aujourd’hui pleinement touchés par la crise. Les mises en chantier reculent fortement (-20,2% entre novembre 2008 et janvier 2009) et le commerce de détail, l’un des principaux créateurs d’emplois, commence à supprimer des postes et anticipe un recul de l’activité dans les mois à venir.
Selon la dernière enquête de conjoncture menée par l’Insee dans le secteur du bâtiment, le recul de l’activité devrait s’amplifier dans les mois à venir (le taux d’utilisation des capacités de production a fléchi d’un point en février et les commandes continuent de reculer), avec pour conséquence la poursuite du repli de l’emploi dans le secteur.
Dans les services hors intérim, les effectifs ont nettement ralenti au cours des derniers mois, et ils ne devraient plus croître dans les mois à venir. En février, selon l’enquête de l’Insee, les chefs d’entreprise révisent de nouveau leurs anticipations de recrutement à la baisse.
Le repli de l’activité et des perspectives de recrutement se répercute sur le nombre des offres d’emploi recueilli par Pôle emploi. En effet, le ralentissement de la demande conduit les entreprises à retarder les embauches, voir à annuler les offres d’emploi qu’elles déposent. Le nombre des offres d’emploi a ainsi chuté de 15,4% sur un mois et de 29,3% sur un an. En données brutes, ce sont les emplois durables qui ont connu le plus fort repli (-35,3% sur un an) alors que les emplois occasionnels ont reculé de 20,9%.

Depuis l’été 2008, de nombreux plans sociaux sont annoncés, ce qui, associé avec les difficultés persistantes des entreprises, va se traduire par une poursuite de la remontée du chômage dans les mois à venir.

Plans sociaux annoncés depuis septembre :

La Redoute :                          672 emplois en 4 ans
3 Suisses :                             674 postes
Camif :                                   980 emplois
ADECCO :                             600 emplois d’ici 06/2009
Hewlett-Packard :                  580 emplois
Capgemini :                            150 départs volontaires dans la sous-traitance informatique
Packard Bell :                        deux plans sociaux en un an, 240 postes dans le deuxième
Texas instrument :                 350 emplois
Tyco Electronics :                  620 emplois
Yahoo! :                                  52 postes
Free :                                      340 emploi
Sanofi-Aventis :                     927 emplois
Altadis :                                  1060 emplois
Natixis :                                  450 postes qui s’ajoutent aux 850 annoncés huit mois plus tôt
Calyon :                                  250 postes envisagés
Dexia :                                    200 postes en France
Crédit Agricole-Caylon :        250 emplois
Renault :                                 4900 emplois
Valeo :                                    1600 emplois en France
Continental Automotive :       350 postes sur 1000
Trailor :                                   78 postes sur 230
Sea France, filiale SNCF :     650 postes
Lohr Industrie :                       98 postes
Celeos :                                  247 emplois
Fonderie Helveticast :            91 emplois
Scania :                                  100 emplois
Ranger France :                     447 emplois
Porcelaine de Sologne :         80 emplois
Kronenbourg :                        214 emplois
Molex :                                   300 emplois
Moteirs Baudouin :                 153 emplois
GlaxoSmithKline :                  848 postes dans les mois à venir
Conforama :                           800 postes d’ici 2010
Manitou :                                plan de départ volontaire qui touchera entre 100 et 400 salariés


Par Un Monde d'Avance Gard - Publié dans : PS - Communauté : PS
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

Mandataire Gard

Calendrier politique prévision

14 mars : Meeting de François HOLLANDE à Marseille
-------------------------------------------------------
22 Avril : 1er tour des élections présidentielles
6 Mai : Second tour des élections présidentielles

Catégories

Recommander

 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés