Jeudi 16 décembre 2010 4 16 /12 /Déc /2010 13:16

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EN UNE

 

LE 16 DECEMBRE PAR HENRI EMMANUELLI

Le premier secrétaire doit être le candidat

INTERVIEW LIBERATION. Député socialiste des Landes, représentant de l’aile gauche du parti, Henri Emmanuelli juge que Martine Aubry doit être la candidate du PS en 2012 (...)

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LE 16 DECEMBRE PAR DAMIEN LOUP (PSEUDONYME)

Permis de mentir

Sans déclaration préalable mais avec tambours et trompettes, quelques policiers de Seine St Denis ont cru bon de venir manifester sous les murs du palais de Justice de Bobigny pour signifier leur indignation après la condamnation de sept de leurs collègues à des peines de prison ferme pour violences volontaires et faux en écriture publique (...)

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LE 16 DECEMBRE PAR HENRI EMMANUELLI

Face à Marine Le Pen, extirper la part de vérité

Le 8 novembre 2009, je suis l’invité de Samuel Etienne sur le plateau de France 3, face à Marine Le Pen. Après quelques échanges à fleurets mouchetés, elle m’interpelle au sujet de la rue Myrha, l’attaque est préparée, techniquement anticipée et politiquement réfléchie : « Etes-vous d’accord avec le maire socialiste de Paris lorsqu’il laisse bloquer des rues avec des barrières pour que des centaines de musulmans prient à même le sol.» (...)

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LE 16 DECEMBRE PAR HENRI EMMANUELLI

43% des jeunes hommes au chômage dans les quartiers sensibles

43% des jeunes hommes au chômage dans les quartiers sensibles : le rapport de l’ONZUS souligne l’échec de la politique de la droite en banlieue. 43% des jeunes hommes au chômage dans les quartiers sensibles : le rapport de l’ONZUS souligne l’échec de la politique de la droite en banlieue (...)

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LE 6 DECEMBRE PAR UN MONDE D'AVANCE

COLLOQUE UN MONDE D'AVANCE : A la reconquête du travail

Colloque organisé par Un monde d'avance le samedi 5 février de 10 h à 18 h à la mairie du 14e ardt de Paris.

Vidé de sens, de repères, de qualité, de reconnaissance humaine et financière, le travail n’a jamais eu aussi peu de valeur. Pourquoi ? Parce que la logique de rentabilité est devenue le socle d’une idéologie utilitariste qui a mis l’humain à son seul service. Une idéologie qui ne dit pas son nom et qui avance masquée derrière une approche prétendument pragmatique. « On n’a pas le choix, nous sommes dans un monde concurrentiel, il faut survivre… soit vous en êtes, soit vous n’êtes rien »… tels sont les credo de cette nouvelle mystique qui a remanié jusqu’à la travestir l’idée même du travail.

Et au moment où elle s’élabore et s’ancre, la gauche abandonne le champ culturel du travail. Les salariés se retrouvent désemparés et seuls avec le sentiment d’avoir été trompés. L’idée du travail qui demeure paradoxalement une valeur noble et centrale de l’imaginaire collectif se mue dans la pratique en une épreuve qui engendre frustration et souffrance.Faute d’une « contre-réflexion » portée et diffusée par la gauche, ils intériorisent le mensonge néolibéral relayé par le management des grandes entreprises qui contamine maintenant les services publics.

Il est donc grand temps pour la gauche de réinvestir le champ du travail . Oui, une autre organisation au service d’un autre choix de société est possible. Cette réappropriation doit notamment permettre de donner des perspectives à la mobilisation contre la réforme des retraites. On a vu à cette occasion les Français — grévistes, manifestants, fortement soutenus par l’opinion publique — rompre avec la résignation. Commencent-ils à exorciser l’intériorisation de l’idéologie dirigeante ? Nous le pensons. Forts de cette conviction et de notre engagement, nous souhaitons reconquérir le champ du travail et être à nouveau force de propositions, pour que la société cesse d’être réduite à un marché et reprenne le chemin du progrès social.

10 h - 10 h 30 : Ouverture

10 h 30 : Le mal-être en question

14 h : La gestion en question

15 h 30 : Le travail en maux et et mots

17 h - 18 h : Conclusion de Benoît Hamon

>> Plus de précisions cliquez ici

 

 

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Jeudi 16 décembre 2010 4 16 /12 /Déc /2010 12:11

Pour Henri Emmanuelli, DSK n'est pas le sauveur tant espéré par le PS. Il préfère miser sur Martine Aubry :

Député socialiste des Landes, représentant de l'aile gauche du parti, Henri Emmanuelli juge que Martine Aubry doit être la candidate du PS en 2012.

Comment jugez-vous la récente crispation de la situation au Parti socialiste, notamment depuis la candidature de Ségolène Royal ?

Compte tenu de l'ampleur de la crise et de l'échec de M. Sarkozy, nous devons nous montrer particulièrement responsables. Je n'ai pas l'impression que ce soit toujours le cas. On assiste à une multiplication de candidatures très anticipées, ainsi qu'à des bisbilles inutiles sur le calendrier. Tout cela n'est pas à la hauteur.

Martine Aubry dit qu'elle n'annoncera sa décision qu'en juin. N'est-ce pas trop tardif ?

Mais si la première secrétaire disait autre chose, on lui expliquerait qu'elle ne respecte pas le vote des militants ! Et quand elle dit cela, on lui reproche d'hésiter... Nous sommes un des rares partis démocratiques au monde dont le leader n'est pas candidat à l'exécutif ! Le premier secrétaire doit être le candidat. Je l'avais déjà dit pour Hollande en 2007. Je le dis à nouveau pour Aubry en 2010.

Serait-elle donc selon vous la mieux placée pour représenter le PS en 2012 ?

Oui. Elle doit être candidate à l'élection présidentielle

Ce n'est pas ce que disent les sondages, qui portent Dominique Strauss-Kahn aux nues...

Les flambées sondagières passionnent les journaux. Mais je rappelle que toutes celles qui se sont produites cinq mois avant l'élection se sont systématiquement révélées fausses. Mitterrand, en novembre 1980, était à 32%, contre 68% à Giscard...

Peut-on pour autant lutter contre DSK, qui surclasse les autres candidats PS ?

Ces sondages doivent être relativisés. DSK n'est pas impliqué dans le combat politique au quotidien. Il est à Washington.

Justement, le directeur général du FMI n'est-il pas le mieux armé pour conduire la gauche dans un contexte de crise ?

Je préside la commission d'enquête parlementaire sur la crise financière. La masse des outils financiers en circulation, c'est 700 000 milliards d'euros, douze fois le PIB mondial ! Bref, une gigantesque masse financière hors de proportion avec l'économie réelle. Or je n'ai vu, de la part du FMI [Fonds monétaire international, ndlr] , de la BRI [Banque des règlements internationaux] ou de la BCE [Banque centrale européenne], aucune alerte sérieuse sur l'explosion inconsidérée des liquidités et les risques de la dérégulation financière... Alors je m'interroge : les acteurs financiers sont-ils les mieux placés pour rétablir plus de justice et la confiance dans l'avenir ? Faut-il demander à ceux qui n'ont rien vu venir d'être les sauveurs ?

Quelle doit être la ligne de la campagne présidentielle des socialistes ?

La gauche n'a pas récolté les bénéfices politiques de la crise. Parce qu'une grande partie de la social-démocratie avait adopté de facto les sous-jacents du paradigme néolibéral. Entre la gauche, qui parlait de «mondialisation heureuse», et la droite, peu de différence ! Il faut se ressaisir et revenir à nos valeurs. Si on ne creuse pas les différences, si on ne clive pas sérieusement, on aura des difficultés à gagner.

Si Strauss-Kahn revient, présenterez-vous un candidat aux primaires ?

Si DSK est candidat et que Martine Aubry ne l'est pas, nous ne resterons pas inertes.

Recueilli par D.R.A.


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Vendredi 5 novembre 2010 5 05 /11 /Nov /2010 11:08

Contribution du parti socialiste à la campagne “Aidons l’argent” : POURIA AMIRSHAHI 

Cliquez sur le lien : http://www.parti-socialiste.fr/video/le-ps-soutient-la-campagne-aidons-l-argent

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Mardi 19 octobre 2010 2 19 /10 /Oct /2010 09:51

EN UNE

 

LE 18 OCTOBRE PAR Un monde d'avance

19 octobre : Manifestations pour défendre nos retraites

Un monde d'avance et le Parti socialiste s'associeront de nouveau à toutes les manifestations organisées mardi 19 octobre.

La manifestation parisienne partira de la Place d'Italie pour se rendre aux Invalides. Les socialistes se rassembleront au métro Les Gobelins à l'angle de l'avenue des Gobelins et du Bd St Marcel à partir de 13h30.

 

LE 18 OCTOBRE PAR PASCAL CHERKI

Martine Aubry à l'émission A vous de juger : J'ai un doute !

"En prenant connaissance du contenu de l’intervention de notre Première Secrétaire lors de son passage à l’émission « A vous de juger » j’ai eu un doute.

Comment Martine Aubry a-t-elle pu, alors que nous sommes en pleine mobilisation contre le projet profondément injuste de remise en cause des retraites par répartition, affirmer son accord avec l’allongement de la durée légale des cotisations ?

Et comme, par sa parole, notre Première Secrétaire nous engage tous, je me demande si nous prenons bien la mesure de ce qui est en train de se passer dans notre pays actuellement : à savoir une colère de plus en plus explicite et de plus en plus importante contre un sentiment de profonde injustice qui règne depuis de nombreuses années dans notre pays. J’avoue que je ne comprends toujours pas les motivations qui ont conduit notre Première Secrétaire à faire cette déclaration devant des millions de téléspectateurs.

Qu’aurions-nous dit si, en plein mouvement contre le projet de réforme de Devaquet en 1986 François Mitterrand avait manifesté son accord avec une partie de ce projet de loi ? Qu’aurions-nous dit si en plein mouvement contre le CPE, François Hollande avait manifesté son accord avec une partie de ce projet de loi ? C’est pourquoi je ne trouve aucune explication rationnelle à cette déclaration de Martine Aubry. (...)"

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LE 18 OCTOBRE PAR Razzi HAMMADI

Gauche. Génération 2012 : Ce que nous voulons.

Razzy Hammadi publie "Gauche. Génération 2012 : ce que nous voulons" aux éditions Armand-Colin.

La gauche a-t-elle quelque chose de nouveau à dire ?

Un ouvrage détonnant dans le paysage politique actuel qui remet en cause la manière d’aborder la politique et le projet socialiste dans ce qu’il propose actuellement et pour 2012.

Un essai constructif qui répond aux questions que se posent l’électorat de gauche et tous les citoyens sur l’avenir de leur pays.

La récente victoire aux Régionales, l’embellie des sondages et l’esprit d’unité retrouvée engagent-ils la gauche sur la voie de la reconquête ? L’auteur en est convaincu. Encore faut-il que cet espoir sonne l’heure des choix et permette aux socialistes d’aborder l’ensemble des défis et des contradictions qui les traversent. Aucun sujet ne doit être évacué. Ce sont là les conditions pour construire une Gauche à la fois crédible et populaire. Jeune secrétaire national du Parti Socialiste, Razzy HAMMADI, par son parcours personnel, professionnel et politique atypique, par son engagement tenace, expose dans ce livre ses convictions et ses ambitions pour « une autre France ». Que ce soit en politique étrangère, pour l’entreprise, l’éducation, l’économie, les services publics ou encore les banlieues, les mesures sont claires et précises, les choix assumés. S’appuyant sur son vécu, il évoque ruptures et nouvelles orientations. Une génération politique, la génération 2012, par l’un des siens, relève le défi, pour l’alternance mais surtout l’alternative. C’est l’enjeu de ce livre qui paraît aux Editions Armand Colin.

 

LE 29 SEPTEMBRE PAR UN MONDE D'AVANCE

Quelle retraite pour demain ? Le livre d'Un monde d'avance

Le livre d’Un monde d’avance est disponible pour la modique somme de 5 € (port inclus). Téléchargez le bon de commande ci-dessous et envoyez-le accompagné du règlement à : Michaël Parpillat, Assemblée Nationale - Bureau 6853, 126, rue de l’Université, 75355 Paris 07 SP.

Téléchargez le bon de commande...

« En France, la retraite tend à n’être plus considérée comme un nouvel âge de la vie libéré du travail, mais comme une entrée en précarité. Avec une constance et une pugnacité exemplaires, la droite et le MEDEF mettent en scène cette dramatisation qui engendre chez les salariés, notamment chez les plus jeunes, un manque de confiance grandissant envers notre système de retraite par répartition. Un système auquel les mêmes salariés se déclarent pourtant fortement attachés, comme d’ailleurs à toutes les autres formes de solidarité (...) Seule une véritable volonté politique qui ose lever le tabou de la répartition des richesses peut prétendre pérenniser le système par répartition. Le débat sur les retraites est un débat entre deux modèles de société. Celui de la droite et du Medef face à celui du camp du progrès. La gauche ne doit jamais l’oublier. » (extrait de la préface de Benoît Hamon et Henri Emmanuelli)

 

 

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Jeudi 7 octobre 2010 4 07 /10 /Oct /2010 14:53

 

Les vidéos et les retranscriptions du meeting organisé avec les représentants des partis de gauche à l'occasion des universités de rentrée d'Un monde d'avance sont désormais disponilbles sur le site : 

- Intervention de Benoît Hamon

- Intervention de Henri Emmanuelli

- Intervention d'Olivier Besancenot (NPA)

- Intervention de Pierre Laurent (PC)

- Intervention de Jean-Vincent Placé (Europe Ecologie)

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Lundi 20 septembre 2010 1 20 /09 /Sep /2010 10:49

 

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Lundi 20 septembre 2010 1 20 /09 /Sep /2010 10:46
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    De gauche à droite, Olivier Besancenot (porte-parole du NPA, Pierre Laurent (secrétaire national du PCF), Vincent Placé (vice-président vert du conseil régional d'Ile-de-France, Henri Emmanuelli (PS) et Benoît Hamon (porte-parole du PS).
    De gauche à droite, Olivier Besancenot (porte-parole du NPA, Pierre Laurent (secrétaire national du PCF), Vincent Placé (vice-président vert du conseil régional d'Ile-de-France, Henri Emmanuelli (PS) et Benoît Hamon (porte-parole du PS). Crédits photo : AFP

    VIDEO - Face à ses partisans réunis dans les Landes, le porte-parole du PS a dénoncé une «dérive incendiaire» du gouvernement.

    De notre envoyé spécial à Vieux-Boucau

    La réforme des retraites comme point de rassemblement de la gauche. Réunis ce week-end dans les Landes pour l'université de rentrée du courant de Benoît Hamon et d'Henri Emmanuelli, socialistes, communistes, écologistes et anti-capitalistes ont donné l'image d'une gauche unie autour d'une critique acerbe du sarkozysme.

    Des retraites à l'affaire Bettencourt en passant par la question des Roms, tous ont clamé haut et fort leur unité pour pointer du doigt la politique du gouvernement. «On assiste non pas à une dérive sécuritaire, mais à une dérive incendiaire. Et le gouvernement propage cet incendie», fulmine Benoît Hamon. «Les Français ont des bleus à l'âme. Nous devons surmonter la logique des partis pour répondre à la gravité de la situation. Si nous ne sommes pas rassemblés, il y aura peut-être une alternance dans deux ans, mais pas d'alternative», plaide Henri Emmanuelli. «Nos programmes ne sont pas compatibles dans un même gouvernement, mais nous pouvons être des partenaires de lutte», embraye Olivier Besancenot, venu pour la toute première fois s'exprimer devant un parterre exclusivement garni de militants socialistes.

     

    Divergences de fond

     

    A la tribune pourtant, quelques divergences de fond apparaissent. Notamment lorsque le porte-parole du NPA milite en faveur d'une retraite à taux plein à 60 ans - ce que le PS refuse de défendre -, ou lorsqu'il cite l'exemple d'Elie Domota et de la grève générale en Guadeloupe début 2009 pour appeler à une grève reconductible à partir du 23 septembre.

    Comme pour tenter de le rassurer, Benoît Hamon demande à ses partisans de «saturer l'espace public de revendications sociales». Puis évoque, «en tant que porte-parole du Parti socialiste» insiste-t-il, la retraite à 60 ans, la hausse du Smic et l'augmentation générale des salaires en 2012, le gel des loyers, la création d'un pôle financier public, la séparation de la banque de détail et de la banque d'affaires... Olivier Besancenot sourit sans applaudir. «On peut résister ensemble, et proposer séparément», dit-il en aparté.

    Jeudi, la nouveau journée d'action contre la réforme des retraites devrait constituer un test supplémentaire pour l'unité de la gauche. «Si nous savons être nombreux le 23, alors on pourra espérer débarrasser ce pays de ce président qui gouverne seul et mal», salive Emmanuelli.

    Par Bastien Hugues 19/09/2010 |

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Lundi 20 septembre 2010 1 20 /09 /Sep /2010 10:42
Le vice-président Verts du conseil régional d'Ile-de-France Jean-Vincent Placé, le porte-parole du PS, Benoît Hamon, le secrétaire national du PCF Pierre Laurent et le porte-parole du NPA, Olivier Besancenot écoutent les débats lors de l'université d'"Un monde d'avance", qui représente l'aile gauche du PS, le 19 september 2010 à Vieux-Boucau-les-Bains.
AFP/JEAN-PIERRE MULLER
Le vice-président Verts du conseil régional d'Ile-de-France Jean-Vincent Placé, le porte-parole du PS, Benoît Hamon, le secrétaire national du PCF Pierre Laurent et le porte-parole du NPA, Olivier Besancenot écoutent les débats lors de l'université d'"Un monde d'avance", qui représente l'aile gauche du PS, le 19 september 2010 à Vieux-Boucau-les-Bains.

 

Le responsable du NPA, Olivier Besancenot, le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, et le numéro 2 des Verts, Jean-Vincent Placé... tous sur une même scène. Il s'agissait, dimanche d'afficher à Vieux-Boucau, dans les Landes l'image d'une gauche rassemblée au côté du socialiste Benoît Hamon lors de l'université de rentrée de son courant.

Le millier de militants réunis depuis vendredi à l'université d'"Un monde d'avance", qui représente l'aile gauche du PS, ont acclamé d'un "tous ensemble: unité" tous les responsables de la gauche radicale qui avaient répondu favorablement à l'invitation de M. Hamon.

PRIORITÉ : LES RETRAITES

Avant l'objectif de l'élection présidentielle de 2012, la priorité affichée par tous les dirigeants de la gauche présents était le retrait de la réforme des retraites qui passe par le succès espéré et attendu de la journée de mobilisation sociale du 23 septembre.

"On a beaucoup de chemin à faire ensemble, et j'espère qu'on aura la rationalité et l'intelligence de le faire ensemble et cela commence dès le 23 septembre", a lancé aux militants Henri Emmanuelli, député PS et coresponsable d'"Un monde avance". "Si nous savons être nombreux le 23 alors on pourra espérer débarrasser ce pays de ce président qu'il gouverne seul et mal", a-t-il affirmé.

Un point de vue partagé par M. Besancenot. "Au-delà des désaccords politiques, qu'il y a et qu'il y aura encore, il s'agit d'arrêter les conneries et de dire que, si on marche séparément, on frappe sur les mêmes clous (...) et ce qu'on peut faire c'est affaiblir le camp d'en face", a déclaré le responsable du NPA.

LeMonde.fr avec AFP | 19.09.10 | 17h21  •  Mis à jour le 19.09.10 | 18h25

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Lundi 20 septembre 2010 1 20 /09 /Sep /2010 10:40


Quelle joie ! De voir Jean Vincent Placé au nom des Verts, Pierre Laurent au nom du Front de gauche, Olivier Besancenot au nom du NPA, avec une introduction de Willy Pelletier au nom de la Fondation Copernic, tous ensemble avec l’aile gauche du Parti socialiste, avec la motion C, avec « un monde d’avance » (UMA) ce dimanche 20 septembre à Vieux-Boucau dans les Landes.

C’est un grand pas en avant ! D’autant que c’est le résultat, cela n’aurait pas pu se faire, c’est ce que Besancenot a expliqué à sa façon, sans cette grande bataille, menée en commun chaque soir, « sans trembler » pour défendre la retraite à 60 ans sans une annuité de plus !

L’unité est venue de « petits pas » qui ont été des grands pas. De cette unité créée en automne dernier pour dénoncer la suppression de la non-imposition des  indemnités des accidentés du travail. 32 000 signatures sur un site ad hoc. Conférences de presse puis deux réunions ; l’une  à la Bourse du travail et la seconde le 4 décembre 2009 dans le 2° arrdt. À ce moment-là, sur la photo, (cf. D&S n°171) il y avait toute la gauche unie de Benoît Hamon à Jean-Luc Mélenchon, de Pierre Laurent à Alain Lipietz, de Nathalie Artaud à Olivier Besancenot, Sud et FSU, Fnath et Copernic. Je me souviens, j’avais conclu ce premier beau meeting unitaire exceptionnel (on peut en retrouver la vidéo sur le site D&S).

Et puis, on avait ressoudé avec Attac, Copernic poussant à renouveler l’expérience. On l’a préparé sur la défense de la médecine du travail et cela va prendre corps en actualité, aujourd’hui. Et l’on a utilisé la même méthode pour l’appel Copernic-Attac, signé par 268 personnalités, avec un site commun, des signatures communes, des meetings communs. Le 7 avril, conférence de presse commune. Le 6 mai, premier grand meeting unitaire à la Bellevilloise à Paris. 350 meetings ont suivi dans toute la France jusqu’à Lille le 29 juin. Tous les soirs, de mai, de juin, Attac, Copernic, le PCF, le PG, la GU, LE PS, le NPA, la FASE, la FSU, SUD, parfois la Cgt (notamment Rouen et Toulouse) tous ensemble, tous unis. Cela me fait joie et honneur de conclure la plupart de ces belles réunions militantes. On a fait plusieurs fois le tour de France, souvent ensemble, parfois l’un d’entre nous choisi au nom de tous les autres : des milliers de participants, une mobilisation ascendante pour dénoncer la propagande mensongère éhontée du gouvernement et des grands médias.

On a recommencé à Dax le 3 septembre, à Paris Montreuil le 8 septembre et tout le mois. Cette bataille d’idées a aidé pour les journées des 23 mars, 29 mai, 24 juin et 7 septembre, les syndicats unis conduisant et faisant grossir la mobilisation de masse – de temps forts en temps forts.

Mieux vaut parfois des avancées, des actions concrètes sur des points précis, on frappe sur un seul clou, « for one single issue« , que des centaines de palabres théoriques. Même si c’est bon, parallèlement d’aborder des questions de fond.

Alors c’est vous dire si c’est bonheur de voir aux journées de l’aile gauche du PS,  Jean-Vincent Placé, Pierre Laurent, Olivier Besancenot, introduits par Willy Pelletier de la Fondation Copernic débattre à la fois de la lutte commune pour gagner la défense des retraites à 60 ans, et des grandes questions sociales. Willy Pelletier a salué ceux d’entre nous qui faisions des meetings, (Razzy Hammady, Marie Noëlle Lienemann, moi). Olivier Besancenot s’est plu à dire qu’il était parmi nous dans les mêmes conditions où moi j’étais allé à Port-Leucate à l’université d’été du NPA. Pierre Laurent a salué ma façon de défendre « les plus belles années de la retraite entre 60 et 65 ans ». Surtout

tous ont insisté pour souligner que 2012 ne sera pas pareil selon ce qui allait arriver dans la « séquence » d’affrontement social que nous vivons : si on gagne ou si on perd sur les retraites. D’ailleurs Benoît Hamon a répondu qu’il en était d’accord.

Alors ce n’est pas seulement la « photo » sur la tribune qui comptait à Vieux-Boucau, c’est le fait qu’on continue tous les soirs dans les meetings, lundi 20 à Rennes, mardi 22 à Blois, et ça continue, on sera tous ensemble, toute la gauche, comme tous les syndicats dans la rue le 23.
Et on peut espérer que le PS s’engage davantage, que demain Benoît Hamon et Henri Emmanuelli participent eux-mêmes aux meetings et que Martine Aubry également en soit.
« Unité, unité, unité « criaient les 1200 participants à ce meeting de Vieux Boucau ce dimanche matin. Pour les 60 ans, pas un an de plus, pas un euro de moins.

Gérard Filoche le 20 sept.

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Lundi 20 septembre 2010 1 20 /09 /Sep /2010 10:37

"On a beaucoup de chemin à faire ensemble, et j'espère qu'on aura la rationalité et l'intelligence de le faire ensemble", a lancé aux militants Henri Emmanuelli, député PS et coresponsable d'"Un monde avance". AFP

 

 

Réunis ce week-end dans les Landes pour l'université de rentrée de l'aile gauche du PS, les leaders des principaux partis ont répété leur volonté d'agir ensemble., et j'espère qu'on aura la rationalité et l'intelligence de le faire ensemble", a lancé aux militants Henri Emmanuelli, député PS et coresponsable d'"Un monde avance".

 

Le responsable du NPA, Olivier Besancenot, le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, et le numéro 2 des Verts, Jean-Vincent Placé, ont affiché dimanche 19 septembre à Vieux-Boucau l'image d'une gauche rassemblée au côté du socialiste Benoît Hamon lors de l'université de rentrée de son courant.

Le millier de militants réunis depuis vendredi à l'université d'"Un monde d'avance", qui représente l'aile gauche du PS, ont acclamé dimanche d'un "tous ensemble: unité" tous les responsables de la gauche radicale qui avaient répondu favorablement à l'invitation de Benoît Hamon.

 

Réforme des retraites

Avant l'objectif de l'élection présidentielle de 2012, la priorité affichée par tous les dirigeants de la gauche présents était le retrait de la réforme des retraites qui passe par le succès espéré et attendu de la journée de mobilisation sociale du 23 septembre.

"On a beaucoup de chemin à faire ensemble, et j'espère qu'on aura la rationalité et l'intelligence de le faire ensemble et cela commence dès le 23 septembre", a lancé aux militants Henri Emmanuelli, député PS et coresponsable d'"Un monde avance". "Si nous savons être nombreux le 23 alors on pourra espérer débarrasser ce pays de ce président qui gouverne seul et mal", a-t-il affirmé.

Un point de vue partagé par Olivier Besancenot. "Au-delà des désaccords politiques, qu'il y a et qu'il y aura encore, il s'agit d'arrêter les conneries et de dire que, si on marche séparément, on frappe sur les mêmes clous (...) et ce qu'on peut faire c'est affaiblir le camp d'en face", a déclaré le responsable du NPA.

"Cette bataille, nous avons toutes les raisons de la gagner et le 23 septembre, c'est l'objectif premier et le devoir des forces de gauche c'est d'être à la hauteur", a insisté Pierre Laurent, tout en reconnaissant que "les gens pour se battre ont aussi besoin d'espoirs politiques".

"Le maintien de la retraite à 60 ans se joue le 23 septembre", selon Benoît Hamon. Dans son discours de clôture, le porte-parole du PS a rappelé que "c'est un bien commun et aujourd'hui nous devons nous battre sur cet objectif avec toute l'énergie qu'appelle le maintien de la retraite à 60 ans".

 

Dissensions sur un programme commun

Concernant l'élection présidentielle de 2012, si la volonté de battre la droite était le maître-mot de tous les leaders politiques présents, des dissensions sont cependant apparues, notamment avec Olivier Besancenot, concernant un programme commun.

Ainsi, le responsable du NPA a reconnu la "volonté commune de battre la droite en 2012" mais il n'a pas caché que le programme de son parti "ne sera pas forcément compatible dans un gouvernement".

Pour sa part, Jean-Vincent Placé a soutenu que "les écologistes agissent pour la victoire de la gauche en 2012" et sont "capables d'avoir des positions communes" avec la gauche. "Nous devons trouver avant l'été prochain un accord politique d'alternance", a-t-il précisé.

"Je réfute la thèse des deux gauches irréconciliables mais le débat en 2012 sera de savoir où est le centre de gravité de la gauche", a expliqué le numéro 2 des Verts.

"L'unité ce n'est pas l'aile gauche du PS qui la veut mais tout le PS", a pour sa part conclu Benoît Hamon.

 

(Nouvelobs.com avec AFP)

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Mardi 24 août 2010 2 24 /08 /Août /2010 14:00

 

Daniel Cohn-Bendit ne sait pas la différence entre 60 et 62 ans au travail. Ce n’est pourtant pas un jeu pour des effets de tribune. Il a jamais vu un ouvrier carreleur à genoux, ni une femme de service poussant son chariot, ni une serveuse et ses phlébites à répétition, il n’a pas idée d'une rentrée des classes pour un instituteur de 62 ans, ni comment vivrait chaque jour une infirmière qui court dans les couloirs de l’hôpital dans sa 63 ° année.
DCB dit que c'est une question de "marqueur" pour se distinguer sur les estrades.
Ce n’est pas lui qui travaille de nuit, ni “posté” en trois-huit. Il ne pense ni aux chauffeurs, ni aux nettoyeurs, ni aux ouvriers agricoles, ni à ces 12 millions de salariés qui gagnent moins de 1450 euros par mois en souffrant au travail et qui comptent sur leur droit à leur retraite.
DCB est aussi favorable à un Smic-jeune, à la privatisation de la Poste, et pour le travail du dimanche : chacun de ces sujets n’est sûrement pas un “marqueur” entre “réformistes” ou “révolutionnaires” mais c’en est un entre une société de justice sociale et une société d’exploitation sans vergogne.
DCB n’a pas idée de l’importance des plus belles années de la retraite entre 60 et 65 ans après 40 ans de labeur. Il faut avoir souffert au travail pour comprendre enfin le bonheur de ces quelques années de repos en bonne santé.
Daniel Cohn-Bendit fait joujou entre “révolutionnaire” et “réactionnaire”, comme si cela n’avait pas un sens pour des millions de salariés souvent épuisés, inaptes, malades ou licenciés vers 55 ans.
Et les jeunes qui n’ont pas de boulot savent aussi ce que c’est que d’en attendre pendant 2 ou 3 ans de trop entre 25 et 29 ans... Ce qui serait pire en allongeant la durée du travail jusqu’à 62 ans, âge légal et surtout 67 ans, âge de la retraite à taux plein.
DCB ne sait-il pas qu’en Allemagne aujourd’hui il faut 35 annuités pour prendre sa retraite...  Ce serait un bon “marqueur” que de dire cette vérité-là, plutôt que de vouloir ouvrir, à la veille de la grande démonstration unitaire de toute la gauche et de tous les syndicats, le 7 septembre,  un champ d’incertitude entre la retraite à 60 ans, un acquis social vital, et la retraite à 62 ans avec 42 annuités telle que Sarkozy veut l’imposer pour le compte de ses amis de la finance.
DCB nous dira sans doute que ce n’est pas non plus un “marqueur” d’exiger une retraite à taux plein à 60 ans, 75 % de reversement, calculée sur 10 ans ou sur les 6 derniers mois, indexée sur les salaires, sans retraite inférieure au Smic. Pour lui, ce sont des détails et sous prétexte de ne pas être “anticapitaliste”, ce sont des détails qu’il faut laisser de côté pour gagner des électeurs du Modem, c’est-à-dire vers la droite : mais ce serait ainsi que la gauche perdrait des millions d’électeurs de gauche qui ne votent plus, hélas, parce qu’on ne s’intéresse plus à ces “détails”, 35 h, 60 ans, ou 1600 euros, qui pour eux sont essentiels.

Gérard Filoche, le 20 août 2010

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Jeudi 17 juin 2010 4 17 /06 /Juin /2010 11:45

La question de la rénovation du PS nʼest pas quʼun simple ripolinage ou habillage de façade. Cʼest un débat politique sur le rapport du parti socialiste à la société et au mouvement social. Ce  nʼest  pas  quʼun  débat  interne  de  plus  entre  socialistes.  Car  le  PS  étant  le  pivot  de lʼalternative  à  gauche,  il  structure  pour  les  années  à  venir  le  rapport des  gens  que  nous voulons représenter au PS, le rapport des partenaires de gauche au PS, et plus largement le rapport des citoyens à la politique.
Ce  débat  nʼa  de  sens  que  dans  lʼaffirmation  dʼun  projet  dʼorientation  politique,  véritable alternative  socialiste  globale  à  la  mondialisation  et  à  la financiarisation  du  capitalisme  et dans lʼaffirmation dʼun cadre programmatique concret immédiat pour les Français, mais aussi pour les partenaires de gauche.
Les   Français  qui,   en  se  mobilisant   pour   leurs  retraites,  les  sans   papiers,  dans   leurs associations ou quartiers, donnent le meilleur dʼeux même comme rempart aux politiques de la droite, nous attendent au tournant et espèrent trouver dans le PS un débouché politique.
La convention du projet et les primaires

Ces  deux  moment  sont  liés.  En  effet  le  choix  dʼexternaliser  la  sélection  du  candidat  de gauche peut se comprendre, dans  le cadre contraint de  la 5ème république, dans un objectif de conquête du pouvoir. Il ne sʼagit pas pour autant de présidentialiser le PS.
Cʼest  pourquoi  nous  avons  milité  pour  une  Convention  extraordinaire  du  projet  avant  les primaires,  dégagée     des   enjeux   de   pouvoir.  Cette   convention    du  projet  engagera     nos candidats  à  lʼinvestiture  et  préfigurera  un  contrat  de  législature  avec  nos  partenaires  de gauche.
Nous  ne    pouvons    pas   laisser  à la  simple   équation   personnelle  du    candidat   ou   de  la candidate le choix de rendre optionnel tel ou tel aspect du projet socialiste : La retraite à 60 ans sera t-elle optionnelle ? La mise en place dʼun pôle financier public sera-il optionnel ? Le juste échange également ? Et quʼen sera-t-il de lʼimpôt universel issu de la fusion de la CSG et de  lʼIR ? Bref, tout  les compromis  politiques fabriqués depuis  le congrès de  Reims - qui ont considérablement fait évoluer la ligne du parti- ne peuvent être réduits à un supplément dʼâme pour le ou la  candidat(e).
Ainsi, alors que certain étaient désireux dʼinscrire les primaires dans les statuts du PS, nous nous y sommes opposés. Elles nʼy figureront donc pas. Nous sommes favorables à une 6ème république  de  type  parlementaire.  Il est  donc  clair  que  ces  mesures,  et  les  primaires  en particulier,  devront  être  revisitées   une   fois au   pouvoir,  dans    le cadre   dʼune   réforme institutionnelle dʼampleur.

Le non-cumul des mandats

Cette  question  a toujours  été  un enjeu  démocratique  majeur, et  un  levier fondamental  de partage du pouvoir et de contrôle citoyen. Nous ne pouvons que  regretter le report à 2012  pour que certaines  mesures sʼappliquent, cela se situe en deçà du vote des militants. Il est souhaitable – à minima- que cette mesure         nous permette de progresser en sièges au Sénat,  peut-être  même  la  gauche       pourrait-elle  y  être majoritaire,  ce  serait  une  bonne nouvelle dans la conjoncture politique actuelle. Néanmoins on voit bien que cette mesure de non-cumul nʼentrera dans les faits que dans le cas où nous gagnerions  les prochaines présidentielles. Si tel  nʼétait pas le cas, sa mise en pratique tant au niveau du pays que du parti serait sans doute plus improbable.

La proportionnelle

La  rénovation, cʼest  aussi  ce  qui  pourra  permettre de  renforcer  la démocratie  au  sein  de notre parti. Ainsi  il faut  avoir  le souci de  rassembler et de  respecter toutes  les familles  de pensée. Au sein du  PS bien sûr, mais aussi pourquoi pas au sein dʼun rassemblement plus large à lʼavenir comme nous pouvons lʼespérer. La proportionnelle nʼest pas, comme certains lʼécrivent  une  lubie  de  minoritaire,  cʼest  la  représentation  historique  de  la  gauche.  Notre tradition  nʼa jamais  été  celle  de  ne voir  quʼune seule tête : celle  du  chef.  Ainsi  comme  la victoire  exige  le rassemblement, il est  nécessaire que chacun  puisse exister.Donc, revenir sur la proportionnelle était une proposition inacceptable contenue dans le rapport initial : elle nʼy figure pas !
Le  conseil   national  du  Parti  a  maintenu  ce    principe  et  lʼidée  de  courants  représentés proportionnellement au vote  des  militants.  De plus,  le débat de fonds  en sort  renforcé, en liant les  motions  aux    candidats   au   poste  de   premier  secrétaires.    Cela  rendra  de   fait impossible lʼexistence de plusieurs candidats dans une même motion dʼorientation.
Nous  nous  en  félicitons.  Cela  importe  pour  le  PS dʼaujourdʼhui  mais  crée  également  les
conditions dʼun rassemblement de lʼensemble de la gauche, aujourdʼhui éclatée.

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Mercredi 14 avril 2010 3 14 /04 /Avr /2010 15:51

Tribune de Benoît Hamon et Henri Emmanuelli parue sur Médiapart.

En France, la retraite tend à n’être plus considérée comme un nouvel âge de la vie libéré du travail, mais comme une entrée en précarité. Avec une constance et une pugnacité exemplaires, la droite et le MEDEF mettent en scène cette dramatisation qui engendre chez les salariés, notamment chez les plus jeunes, un manque de confiance grandissant envers notre système de retraite par répartition. Un système auquel les mêmes salariés se déclarent pourtant fortement attachés, comme d’ailleurs à toutes les autres formes de solidarité. 

La rengaine selon laquelle il n’y aurait qu’une « solution de bon sens » et une seule, à savoir que « chaque salarié mette la main à la poche », fait son chemin. Elle n’est pas sans rappeler le funeste « there is not alternative » de Margaret Thatcher des années 80. Pour faire bonne mesure, on accuse de dogmatisme ceux qui osent encore prétendre que l’on peut pérenniser la retraite par répartition et conserver à 60 ans l’âge légal du départ en retraite. Malhonnêteté intellectuelle, qui consiste à mettre un point final à tout débat par un mot détourné de son sens — ici « dogme ». Car en matière de retraite, il ne s’agit pas de dogme mais d’un choix de société. Pour la gauche, pour le camp du progrès, la retraite est un nouvel âge de la vie, qui doit être émancipateur et non synonyme de précarité. Pour que toutes et tous puissent la vivre ainsi, elle ne peut donc être envisagée qu’à travers un système solidaire. Et au xxie siècle, dans le monde tel qu’il est, cette solidarité est possible. À condition – et c’est là que le bât blesse – de redistribuer autrement les richesses. C’est, répétons-le, un choix de société, un choix politique fondamental, à l’opposé de celui de la droite et du MEDEF dont l’objectif est de baisser le montant des retraites pour remettre en cause le système par répartition, comme préconisé par le FMI dès les années 90. Par le biais de la peur, le gouvernement incite donc les salariés à accepter des réformes qui les conduiront à souscrire des fonds de pension et à alimenter ce faisant la financiarisation de l’économie, dont ils seront, comme on vient de le vivre, les principales victimes.

Il n’y a là aucune surprise. Tout cela était déjà clairement exposé dans le programme du candidat Sarkozy. La crise a pourtant discrédité le système par capitalisation que la droite voulait introduire dans notre pays. Quant aux réformes Balladur (1993) et Fillon (2003) qui ont allongé la durée des cotisations et aligné, au nom de l’égalité, le système de retraite des fonctionnaires sur celui du privé, certains « pragmatiques de gauche » les trouvait opportunes. Elles ont lamentablement échoué. Un million de retraités vivent actuellement sous le seuil de pauvreté. La moitié des retraités français qui prennent aujourd’hui leur retraite perçoivent moins de 1000 € par mois. 600 000 personnes touchent le minimum vieillesse qui s’élève à 677€ mensuels. Avec 40% d’écart dans le montant des pensions, l’inégalité entre les hommes et les femmes est toujours aussi criante.

Quant au taux d’activité des seniors, que prétendait régler la réforme Fillon, il demeure en France le plus faible d’Europe — 38,1% contre 70% en Norvège par exemple. Ainsi, tant dans le privé que dans le public, 60% des personnes qui liquident leur retraite à 60 ans sont inactives. Telle est la réalité : en France aujourd’hui, l’âge réel de la cessation d’emploi est de 58 ans. Non par choix des salariés, mais parce que les entreprises se détournent des seniors au prétexte qu’ils seraient moins productifs — au prétexte surtout qu’ils coûtent plus cher qu’un jeune. Allonger la durée de cotisation, notamment en temps de crise et de chômage, aggraverait donc la baisse du taux de remplacement (niveau des pensions) et la précarité des retraités.

Pour peu que l’on accepte d’en débattre dans le camp du progrès, d’autres solutions sont possibles qui tiennent compte de l’évolution démographique et de l’espérance de vie, mais sans en faire des alibis de la destruction de notre système par répartition. D’autant qu’en la matière, les prévisions se sont avérées aléatoires. Ainsi le Conseil d’Orientation des retraites (COR) qui avait établi des projections à l’horizon 2040 les a révisées en 2007, compte tenu de l’évolution démographique favorable de notre pays. S’il ne faut pas bannir les projections, il convient de les manier avec prudence et surtout de ne pas occulter un facteur essentiel à tout débat sur les retraites : les ressources. Or certaines d’entre elles sont soigneusement écartées des discussions. Ainsi de l’augmentation des salaires et du chômage qui pèse lourdement sur le financement des régimes de retraite : un point de masse salariale globale correspond à 2 milliards de recettes supplémentaires pour le régime général. L’amélioration de l’emploi et l’augmentation des salaires, adossés à une politique économique qui relance le pouvoir d’achat et impulse les investissements porteurs d’avenir, seraient d’importants générateurs de ressources.

De la même façon, il faut prioritairement élargir l’assiette des prélèvements et taxer les revenus financiers.

Enfin, une autre piste nous semble intéressante à explorer. Selon les prévisions les plus pessimistes du COR (celles de 2003), une augmentation de 0,37% par an des cotisations sociales (à répartir entre cotisations salariales et patronales) à l’horizon 2040, permettrait d’équilibrer le système sans réduire le taux de remplacement ni allonger la durée de cotisation. D’après un sondage IPSOS, les Français sont prêts à cotiser plus, plutôt que de travailler plus longtemps. Aux opposants à cette piste qui ressassent que cela induirait une augmentation du coût du travail préjudiciable à l’emploi, on peut aisément rétorquer qu’il n’existe aucun lien macroéconomique avéré entre le coût du travail et l’emploi.

Si toutefois la hausse des cotisations retraites était de nature à peser sur la santé des PME, il est possible d’en atténuer les effets. D’une part à travers une réforme des cotisations patronales, assise sur la valeur ajoutée, afin de favoriser l’emploi dans les PME riches en main d’œuvre. D’autre part à travers une réforme de l’impôt sur les sociétés modulée pour alléger l’impôt des PME — en fixant un taux majoré applicable aux bénéfices distribués aux actionnaires, et un taux minoré pour les bénéfices réinvestis.

Seule une véritable volonté politique qui ose lever le tabou de la répartition des richesses peut prétendre pérenniser le système par répartition. Le débat sur les retraites est un débat entre deux modèles de société. Celui de la droite et du Medef face à celui du camp du progrès. La gauche ne doit jamais l’oublier.

 

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Mardi 13 avril 2010 2 13 /04 /Avr /2010 12:09
J'ai signé l'appel lancé par des économistes, des intellectuels et des responsables de différents partis de gauche, intitulé "Faire entendre les exigences citoyennes sur les retraites".
 Je vous invite à faire de même.
"Le gouvernement français s’apprête à engager une nouvelle réforme qui risque de porter un coup fatal au système de retraite par répartition en jurant une fois de plus que c’est pour le sauver. Le bilan des réformes menées depuis 1993 est déjà catastrophique (.........) Malgré ce bilan désastreux, le gouvernement veut aller encore plus loin".......Lire la suite et signer
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Lundi 29 mars 2010 1 29 /03 /Mars /2010 10:38

Entre les deux tours des régionales, Monsieur Patrice Prat (tête de liste de Mandroux dans le Gard) n'a pas souhaité donner de consigne de vote. Mieux encore, Bruno Mangin (candidat sur cette liste) nous a dit qu'il n'irait pas voter. Mais le pompon, c'est Françoise Akoum (également sur la liste) qui le décroche en déclarant que la situation était tout simplement comparable à celle, dramatique, de 2012 ! Rien que ça ! Quant à Monsieur Casaurang (ex candidat PS aux municipales), c'est courage, cachons-nous !
Selon vous, il n'y avait pas lieu de faire un choix entre la liste conduite par Damien Alary et celles de la droite et de l'extrème droite ? C'est une insulte à toute la gauche et à tous les gens de gauche que vous prétendez représenter ! C'est proprement scandaleux de la part de trois candidats, sans doute dépassés par l'aigreur et l'amertume de leur déculottée au premier tour.
Quant à Bruno Mangin, qui a poussé le ridicule jusqu'à ne pas considérer sa défaite comme un échec, il faut souligner qu'il parle en spécialiste du cumul... des défaites : cantonales 2004, municipales 2008 à Nîmes (13,67%) avant de disparaître entre les deux tours. Enfin régionales 2010 où il régresse encore avec un petit 8,35% sur Nîmes.
J.G.
Militant socialiste - Nîmes

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