Mercredi 1 juin 2011 3 01 /06 /Juin /2011 12:30

Nous l’affirmons depuis des mois, la Première secrétaire est, à nos yeux, la mieux placée pour battre Nicolas Sarkozy en 2012. Elle est la mieux placée pour porter un projet socialiste dont elle a conduit l’élaboration et qui vise à faire rencontrer majorité sociale et majorité politique, en donnant la priorité aux classes populaires, au salariat, à tous ceux qui méritent et non à ceux qui héritent. Elle est aujourd’hui la mieux placée pour s’adresser aux responsables des autres partis de la gauche afin de créer les conditions du rassemblement.

Sa candidature est aujourd’hui un secret de polichinelle, nous devons dès maintenant préparer la mobilisation.

Les primaires vont constituer un formidable moment démocratique et de débat pour les Françaises et les Français. Elles doivent aussi marquer le premier temps fort de mobilisation des forces de gauche pour la reconquête du pouvoir en 2012. C’est à ce titre que nous avons l’obligation d’en maîtriser le processus et d’en assurer le succès afin de ne pas transformer cet exercice en handicap pour notre camp. Nous devons, forts de la crédibilité que nous accordent les Françaises et les Français depuis la campagne référendaire de 2005, être les garants du débat politique. Un débat qui portera sur les orientations, les articulations concrètes du Projet adopté à l’unanimité, et devra ignorer les considérations sur le « style », la « méthode » ou la « manière de gouverner ».

La contestation du PASOK en Grèce ou la lourde défaite électorale du PSOE en Espagne démontrent, une fois de plus, que les orientations sociales démocrates ne nous mènerons pas plus ici que là-bas à la victoire. Nous devons, fidèles aux valeurs que nous défendons au sein de la direction depuis 2008, défendre une ligne politique qui trouve écho auprès de celles et ceux auxquels nous devons nous adresser.

Il s’agit de préparer dès maintenant les conditions d’une participation massive de nos concitoyen-nes aux primaires pour préparer l’alternative politique. C’est pourquoi nous allons lancer dans les prochains jours un appel à la mobilisation autour de Martine Aubry.

Cet appel va s’adresser aux socialistes, militant-es ou élu-es, mais surtout bien au-delà de nos rangs, en direction des forces de la jeunesse, du mouvement social, de l’ensemble des forces de gauche, vers tous ceux qui portent l’espoir d’une alternative qui reprenne la marche du progrès et d’un changement profond de modèle de société.

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Mercredi 1 juin 2011 3 01 /06 /Juin /2011 12:28

 

Les socialistes sont prêts. Notre projet porte l’ambition nécessaire pour rassembler la gauche, rassembler la France, et porter l’alternative en 2012. Il entre en écho avec ce qui a permis à François Mitterrand et à la gauche de l’emporter en1981 : le rassemblement de la jeunesse, des forces du travail et des forces de la création.

Les principaux axes du projet marquent un retour en force de l’action publique : ré-industrialisation, Pôle public bancaire, Etat régulateur qui redistribue les richesses par un rééquilibrage entre les revenus du travail et du capital, nouveau pacte éducatif, retour de la retraite à 60 ans et sans décote à 65 ans, égalité professionnelle homme-femme, remise de l’hôpital public au cœur du système de soins, allocation autonomie, …

Notre projet prend acte de la crise européenne. Le message de 2005 a été entendu par les socialistes. L’Europe ne doit plus incarner uniquement pour les peuples déréglementation, dérégulation et délocalisation. Nous devons permettre à l’Union d’emprunter pour financer ses investissements d’avenir, mettre en place un serpent fiscal pour harmoniser socialement la situation des pays de l’Union afin d’éviter la mise en concurrence entre les salariés, et promouvoir le juste échange, à l’opposé d’une Europe qui laisse s’installer le dumping social et fiscal.

 

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Vendredi 20 mai 2011 5 20 /05 /Mai /2011 10:29

Vous l’avez sûrement remarqué, il y a « ceux qui savaient » et qui n’ont rien dit et il y a maintenant « ceux qui ne savent pas », mais qui parlent abondamment. Serait-ce trop leur demander que d’attendre un peu avant de conclure? Quand on saura, on pourra juger et il y aura probablement beaucoup à dire. Pour l’instant, mieux vaudrait faire preuve d’une certaine réserve.

 

C’est l’attitude que j’ai adoptée depuis l’annonce de « l’affaire », en me gardant de tout commentaire hâtif ou dicté par l’émotion. A quoi bon en effet ajouter sa voix au flot de commentaires plus ou moins bien inspirés et qui déferlent à travers tous les vecteurs de communication ? Je n’ai aucun goût pour ces jugements à l’emporte pièce, ces indignations sélectives, ces exécutions en « live ». Je vois bien que l’on trouve dans cette « affaire » tous les ingrédients susceptibles d’alimenter un formidable feuilleton qui dope les audiences et les tirages : politique, sexe, argent, violence, police, justice, gloire et déchéance…. Autant de sujets -et j’en oublie-, traités de façon sommaire, dans l’agitation et l’approximation qu’imposent les règles désormais incontournables de la transparence absolue et de l’immédiateté.

Pas surprenant que passent au second plan, écrasés par ce qui est présenté comme « l’évènement qui annonce la fin d’une époque » : les conséquences de la disparition de Ben Laden, la répression sauvage en Syrie, la guerre en Libye, la radioactivité au Japon, la mort du 58èmemilitaire français en Afghanistan…pour ne parler que des évènements récents les plus significatifs des désordres mondiaux.

 

Revenons donc à « l’affaire », non pas pour la commenter, mais pour essayer d’en imaginer les conséquences. La quasi-totalité des commentateurs les analysent sous l’angle pessimiste : pour les protagonistes de ce triste drame, pour la vie politique en France, pour la gauche, pour le Parti socialiste….

 

Tout ceci n’est pas faux, mais je voudrais, à contre courant, pointer une conséquence optimiste (j’ose à peine écrire le mot). Ce qui vient de se passer montre clairement le danger que représente la focalisation du débat politique sur le choix des personnes, au détriment des idées, des programmes, des projets. Cette déviation est la conséquence d’un système institutionnel, qui imprègne notre vie politique et publique depuis près de 50 ans, avec un président, élu par les Français, qui parle de tout, qui décide de tout, mais qui n’est responsable devant aucune assemblée! Il va bien falloir que la gauche se décide à dénoncer ce système, car, si elle le récuse en paroles, elle l’a pleinement accepté, allant même jusqu’à l’intérioriser en mettant en place une méthode de sélection des candidats à l’élection présidentielle –les primaires socialistes- intégrant les défauts d’une monarchie républicaine qui ne dit pas son nom : les personnes avant les idées, le rôle des partis minoré et ramené à celui d’une machine électorale.

 

L’« affaire DSK » confirme qu’en politique, rien n’est sûr un an avant l’échéance. Il faut maintenant espérer que la gauche saura prendre de la hauteur et maîtriser le calendrier de la prochaine période. Elle devra notamment éviter les divisions et les compétitions d’égos, pour se concentrer sur la définition du socle programmatique, seul capable de crédibiliser l’alternative à proposer aux Français.

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Mercredi 11 mai 2011 3 11 /05 /Mai /2011 11:18
Cet "appel du 10 mai" vient d'être rendu public.
Il est signé par plus de 50 personnalités issues de tous les courants de la gauche   

***************************

Appel du 10 mai : pour un « accord de rassemblement de la gauche »

 

A l’occasion du 30ème anniversaire de l’élection du premier, et à ce jour seul, Président de gauche sous la Vème République, la nostalgie n’est pas de mise. La gauche, parce que c’est sa vocation historique, a le devoir de se projeter dans l’avenir, donc de remporter l’élection de 2012.

Une société de plus en plus injuste, à qui l’on prétend faire croire que c’est une fatalité, une jeunesse en panne d’avenir, des classes moyennes et populaires désemparées, la précarité qui s’accroît, la laïcité républicaine menacée, une France controversée. Aujourd’hui comme il y a trente ans, la France a besoin d’espérance, et de profonds changements.

Pour l’emporter, la gauche doit compter sur la vigueur de ses propositions et fédérer toutes celles et tous ceux qui veulent changer de politique pour changer la société. En ce 10 mai 2011, nous invitons donc toutes les forces de la gauche et de l’écologie à souscrire publiquement un « accord de rassemblement de la gauche » en vue de la prochaine élection présidentielle. Cet accord doit concerner le principe du rassemblement, la méthode de travail et la définition d’un « socle commun ». Au-delà, il reviendra aux formations et partis politiques envisageant d’exercer ensemble le pouvoir de discuter d’un programme de gouvernement et d’un accord législatif.

 Sans préjuger le choix des différents partis de présenter on non une candidature, nous insistons pour que la campagne présidentielle se déroule à gauche dans cette perspective et avec cet esprit de rassemblement. Nous sommes convaincus que c’est la condition de la victoire en 2012, mais aussi celle d’un véritable changement en faveur du développement durable, de la justice sociale et de l’émancipation humaine.

 

C’est pourquoi, nous lançons un appel solennel aux responsables de la gauche

et de l’écologie pour qu’ils s’engagent, dès à présent,

sur le principe puis l’élaboration et la mise en œuvre de cet

accord de rassemblement de toute la gauche

qui, à partir d’un socle commun, doit déboucher sur un accord de gouvernement.

Pour notre part, nous nous engageons

à porter ce message partout où nos responsabilités et nos activités le permettront.

 

 

 

« Je crois pour demain comme hier à la victoire de la gauche, à condition qu’elle reste elle-même. Qu’elle n’oublie pas que sa famille, c’est toute la gauche. Hors du rassemblement des forces populaires, il n’y a pas de salut ». (François Mitterrand- 18 novembre 1994)

Premiers signataires

Laure Adler (écrivain et éditrice)

Jean-Jacques Augier (éditeur)

Jean Auroux (ancien ministre)

Jean-Paul Bachy (président de la région Champagne Ardennes)

Guillaume Balas (président du groupe socialiste au conseil régional d’Ile de France)

Gérard Bapt (député)

Maurice Benassayag (conseiller d’Etat)

Pierre Bergé (Président de la Fondation Pierre Bergé-Yves Saint-Laurent)

Etienne Butzbach (maire de Belfort)

Jean Christophe Cambadélis (député)

Gilles Candar (historien)

Michel Cantal Dupart (architecte)

Patrick Champagne (sociologue)

Michel Champredon (maire d’Evreux)

Gérard Charasse (député)

Michel Charzat (ancien député)

Noëlle Chatelet (écrivain)

Maxime Dumont (dirigeant syndical CFDT)

Najwa El Haite (conseillère municipale du Havre)

Anne Ferreira (vice-présidente de la région Picardie)

Aurélie Filipetti (députée, écrivain)

Jacques Fleury (ancien député)

Daniel Fontaine (maire d’Aubagne)

Gérard Gaumé (ancien dirigeant syndical CGT)

Louis Gautier (président d’Orion)

Guy Georges (ancien responsable syndical)

Daniel Goldberg (député)

Benoît Hamon (conseiller régional d’Ile de France)

Stéphane Hessel (ambassadeur de France)

Marc-Antoine Jamet (maire de Val de Reuil, vice-président du conseil régional de Haute Normandie)

Pierre Juquin (ancien député)

David Kessler (directeur des Inrockuptibles)

Bariza Khiari (sénatrice de Paris)

André Laignel (secrétaire général de l’Association des maires de France)

Christian Larose (militant CGT, ancien président de la section du travail au CESE)

Rémi Lefèbvre (universitaire)

Marie Noëlle Lienemann (ancienne ministre)

Alain Lipietz (ancien député européen Europe Ecologie Les Verts)

Martin Malvy (président de la région Midi-Pyrénées)

Philippe Marlière (professeur de science politique, université de Londres)

Emmanuel Maurel (vice-président de la région Ile de France)

Jean Michel (député)

Jean-Pierre Mignard (avocat)

Jean Musitelli (ancien porte parole de François Mitterrand)

Monique Nemer (éditrice)

Stéphane Peu (maire adjoint de Saint- Denis)

Thomas Piketty (professeur à l’Ecole d’économie de Paris)

Jean Baptiste Prévot (membre du CESE, ancien président de l’UNEF)

Franck Pupunat (mouvement Utopia)

Paul Quilès (ancien ministre)

Georges Saunier (historien, maître de conférences)

Hubert Védrine (ancien ministre, ancien secrétaire général de l’Elysée)

Michel Wieviorka (sociologue) 

Emile Zucarelli (ancien ministre

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Vendredi 15 avril 2011 5 15 /04 /Avr /2011 11:39

dedavance.eu, jeudi 14 avril 2011

 

EN UNE

 

LE 14 AVRIL 2011 PAR UN MONDE D'AVANCE

Un monde d’avance : nos priorités pour 2012

Une France d’Avance : les leviers de la reconquête. Un monde d’avance présente dans ce document ses priorités pour 2012.

Téléchargez le document "UMA : nos priorités pour 2012" (pdf - 275 ko) :

pdf

 

LE 14 AVRIL 2011 PAR UN MONDE D'AVANCE

Conseil national du PS du 9 avril sur le projet.

>> Lire l'intervention de Benoît Hamon

>> Lire l'intervention de Henri Emmanuelli

>> Lire l'intervention de Marie-Noëlle Lienemann

>> Lire l'intervention de Gérard Filoche

 

 

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Vendredi 8 avril 2011 5 08 /04 /Avr /2011 10:26

LEMONDE.FR | 07.04.11 | 20h46  

Les 300 000 emplois d'avenir, proposition très discutée du projet socialiste, est approuvé par 69 % des Français, selon un sondage réalisé par l'institut BVA pour20 minutes et publié jeudi 7 avril (lire l'étude en PDF). Ce chiffre tombe toutefois à 47 % chez les seuls sympathisants de droite.

L'institut a testé neuf des propositions du PS auprès de 1 152 personnes et constate que ces mesures sont assez largement approuvées, même à droite. Mais certaines d'entre elles font l'objet d'un ressentiment chez les sympathisants de droite.

DES PROPOSITIONS PLUS CLIVANTES

De manière plus précise, des mesures remportent une forte adhésion à gauche comme à droite, comme l'encadrement des loyers (95 % chez les sympathisants de gauche et 77 % chez ceux de droite) ou le plafonnement des salaires des dirigeants d'entreprises à participation publique (93 % et 65 %). Parmi les mesures qui rencontrent également un consensus figurent la fusion de la CSG avec l'impôt sur le revenu (80 % et 64 %).

D'autres propositions sont, en revanche, politiquement plus clivantes. Outre la création de 300 000 "emplois d'avenir", on trouve dans cette catégorie le droit pour les homosexuels de se marier (75 % contre 39 %), de la suppression de la baisse de la TVA dans la restauration (62 % contre 43 %) et du droit pour les homosexuels d'adopter un enfant (71 % contre 33 %).

Le Monde.fr

 

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Mercredi 6 avril 2011 3 06 /04 /Avr /2011 12:00

REDRESSER LA FRANCE ET PROPOSER UN NOUVEAU MODÈLE DE DÉVELOPPEMENT
EMPLOI, COMPÉTITIVITÉ, INVESTISSEMENT, DÉSENDETTEMENT : REFAIRE DE LA FRANCE UNE NATION QUI COMPTE
1 Pour muscler la compétitivité de la France, nous créerons une Banque publique d’investissement, qui investira dans la recherche et l’innovation, soutiendra les PME-PMI, prendra des participations dans les activités stratégiques et les filières industrielles d’avenir, et dont les moyens seront mobilisés sous la forme de fonds régionaux en copilotage avec les régions et leurs élus .
2 Pour relancer l’investissement, nous baisserons l’impôt sur les sociétés de 33 % à 20 % pour les entreprises qui réinvestissent intégralement leurs bénéfices et, pour compenser les pertes de recettes pour l’État, nous l’augmenterons jusqu’à 40 % pour celles qui privilégient les dividendes des actionnaires.
3 Pour que l’Europe puisse innover, nous proposerons à nos partenaires d’émettre des emprunts européens (eurobonds) afin de financer les investissements du futur (réseaux de transport d’énergie, réseaux numériques, biotechnologies...) et les champions industriels de demain.
4 Pour l’emploi des jeunes, nous créerons 300 000 « emplois d’avenir » dans les domaines de l’innovation environnementale et sociale.
5 Pour protéger les salariés, nous dissuaderons les licenciements boursiers par des pénalités financières pour les entreprises qui en même temps versent des dividendes à leurs actionnaires.
6 Pour protéger les intérêts de l’Europe, de ses savoir-faire et de ses salariés dans la mondialisation, pour mieux réguler le commerce, nous agirons pour augmenter les droits de douane sur les produits provenant de pays ne respectant pas les normes internationales en matière sociale, sanitaire ou environnementale.
7 Pour réduire l’endettement de la France, nous a!ecterons à la réduction de la dette la moitié des marges financières que nous dégagerons.
AGRICULTURE, ENVIRONNEMENT, ÉNERGIES : CHANGER DE MODÈLE POUR VIVRE MIEUX
8 Pour encourager les comportements écologiques, nous rendrons la TVA « éco-modulable » (diminuée sur les produits non-polluants et augmentée sur les produits polluants).
9 Pour que notre alimentation soit plus saine et pour que les agriculteurs vivent de leur travail, nous orienterons les achats alimentaires des collectivités locales vers l’agriculture et la pêche de proximité (lait et laitages, viandes, fruits et légumes).
10 Pour sortir de la dépendance du nucléaire et du pétrole, nous développerons massivement les économies d’énergie et les énergies renouvelables et nous proposerons à nos partenaires la mise en place d’une Communauté européenne des énergies.
POUVOIR D’ACHAT, SALAIRES, PENSIONS : RENDRE LA VIE MOINS CHÈRE
11 Pour alléger la facture énergétique des Français, nous réinvestirons une partie des superprofits des groupes pétroliers dans des aides à l’isolation, le développement des énergies renouvelables et la mise en place de tarifs sociaux pour le gaz et l’électricité.
12 Pour stopper l’envolée des loyers, nous plafonnerons leur montant lors de la première location ou à la relocation, notamment dans les zones de spéculation immobilière.
13 Pour aider les jeunes adultes à se loger et à se soigner afin qu’ils réussissent leurs études, nous créerons une allocation d’étude sous condition de ressources.
14 Pour que l’égalité salariale femme-homme devienne une réalité, nous en ferons une condition pour conserver des exonérations de cotisations patronales.
15 Pour une plus juste répartition des richesses au bénéfice des salariés, nous organiserons une conférence salariale annuelle tripartite et engagerons un rattrapage du smic. Nous limiterons les rémunérations abusives : rémunérations variables n’excédant pas la part fixe, écarts de rémunérations de 1 à 20 maximum dans les entreprises à participation publique, présence des salariés dans les conseils d’administration ou de surveillance et les comités des rémunérations.
16 Pour les retraites, nous rétablirons l’âge légal à 60 ans et nous engagerons la réforme des retraites promise aux Français, fondée sur des garanties collectives, permettant des choix individuels et assurant l’avenir des régimes par un financement du premier au dernier euro. Pour organiser sa vie, chaque Français disposera d’un compte temps-formation.
RETROUVER LA JUSTICE POUR BÂTIR L’ÉGALITÉ RÉELLE
SERVICES PUBLICS : PRIORITÉ À L’ÉDUCATION, À LA SANTÉ ET À LA SÉCURITÉ
17 Pour la réussite scolaire de chaque jeune, nous conclurons un nouveau pacte éducatif entre les professeurs et la Nation. Il mettra l’accent sur le primaire et les premiers cycles d’enseignement supérieur qui sont les fragilités les plus grandes de notre système. Il sera fondé sur une refonte des rythmes scolaires et des programmes, une personnalisation accrue des enseignements et une revalorisation du métier d’enseignant. Un droit à la formation initiale di!érée sera accordé à ceux qui ont quitté le système scolaire de manière précoce.
18 Pour l’épanouissement des tout-petits, l’accueil en crèche et la scolarisation à deux ans sera développé.
19 Pour la santé, nous remettrons l’hôpital au coeur du système, et nous demanderons aux jeunes médecins libéraux d’exercer en début de carrière dans les zones qui manquent de praticiens.
20 Pour améliorer la prise en charge des personnes âgées dépendantes, à domicile ou en établissement nous ferons appel à la solidarité nationale.
21 Pour améliorer la sécurité des Français et la tranquillité publique, nous renforcerons les moyens de la police, de la gendarmerie, notamment en créant 10 000 postes de gendarmes et de policiers de proximité. Pour une justice plus e"cace, nous procéderons au rattrapage des moyens. Nous fixerons l’objectif que chaque acte de délinquance trouve une réponse immédiate, juste et proportionnée.
RÉFORME FISCALE : DAVANTAGE DE JUSTICE, DAVANTAGE D’EFFICACITÉ
22 Pour davantage de justice dans les impôts, nous fusionnerons l’impôt sur le revenu et la CSG dans un impôt citoyen plus progressif et prélevé à la source.
23 Pour revaloriser le travail, nous ferons en sorte que les revenus du capital ainsi que les bonus et stock-options soient soumis au même taux d’impôt que les revenus du travail, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui.
24 Pour limiter la spéculation et financer la réduction des déficits publics, nous instaurerons au niveau européen une taxe de 0,05 % sur les transactions financières.
RASSEMBLER LES FRANÇAIS ET RETROUVER LA PROMESSE RÉPUBLICAINE
25 Pour lutter contre les discriminations, nous généraliserons les CV anonymes, sans nom ni photo et nous expérimenterons un système d’attestations remises par les policiers lors des contrôles d’identité.
26 Pour assurer l’égalité des genres et des familles, nous ouvrirons le droit au mariage et à l’adoption pour tous les couples. Pour permettre l’accès de tous à la vie de la cité, nous garantirons l’existence d’un volet handicap dans chaque loi et nous élèverons progressivement l’allocation adulte handicapé et le complément de ressources à 100% du SMIC.
27 Pour une politique juste et e!cace en matière d’immigration, nous voterons tous les trois ans une loi d’orientation et de programmation qui sera élaborée en concertation avec les partenaires sociaux et les territoires qui assurent l’accueil et l’insertion des migrants; nous renforcerons la lutte contre les employeurs qui ont recours au travail clandestin et contre les trafiquants; nous créerons un vrai contrat d’accueil et d’intégration, fondé sur des obligations réciproques et insistant sur la maîtrise de la langue et la compréhension des droits et des devoirs républicains.
28 Pour conforter les contre-pouvoirs, nous garantirons l’indépendance de la justice (fin des instructions individuelles, carrières des magistrats non soumises au pouvoir politique) ; nous ferons voter une loi anti-concentration dans les médias et les responsables de l’audiovisuel public ne seront plus nommés par le président de la République.
29 Pour approfondir la démocratie, nous renforcerons le rôle du Parlement, nous introduirons une dose de proportionnelle aux élections législatives, nous accorderons le droit de vote aux étrangers aux élections locales, nous transformerons le Conseil constitutionnel en une véritable Cour constitutionnelle indépendante, nous supprimerons leur dotation publique aux partis qui ne respecteront pas l’objectif de la parité, nous lutterons contre les conflits d’intérêt et nous imposerons une limitation du cumul des mandats.
30 Pour encourager la démocratie locale, nous abrogerons la réforme territoriale imposée par l’UMP, nous engagerons une nouvelle étape de la décentralisation assurant l’autonomie financière et de gestion des collectivités, une péréquation bénéficiant aux territoires défavorisés et un nouveau pacte de confiance et de développement entre l’État et les collectivités.

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Mercredi 6 avril 2011 3 06 /04 /Avr /2011 10:44

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EN UNE

 

LE 5 AVRIL 2011 PAR UN MONDE D'AVANCE

Tunisie : meeting le 7/04 à Paris du Forum démocratique pour le travail et les libertés

"Tunisie, la Transition Démocratique"

avec Dr Mustapha Ben Jâafar
Secrétaire Général du Forum Démocratique pour le Travail et les Libertés (FDTL)

le 7 avril de 19h à 21h annexe de la Mairie du 14ème arrondissement de Paris
12 rue Durouchoux, 750014 Paris, M° Mouton Duvernet

 

LE 5 AVRIL 2011 PAR BENOIT HAMON

Ceux qui peuvent le plus paieront plus

France Info. A l’aube de la présentation du pré-projet socialiste pour la présidentielle de 2012, Benoît Hamon dévoile quelques-unes des 30 idées à travers lesquelles le PS ambitionne de "redresser la France". Le porte-parole du PS revient également, au micro France Info de Raphaëlle Duchemin, sur le coup de frein gouvernemental à l’augmentation des prix de l’énergie. Il faudrait aller encore plus loin, selon Benoît Hamon.

>> Ecoutez l'émission...

 

LE 5 AVRIL 2011 PAR UN MONDE D'AVANCE

Dossier sur le nucléaire

Le débat autour de la catastrophe nucléaire en cours au Japon, porte sur trois dimensions différentes qu’il faut bien distinguer pour poser les problèmes correctement. Le nucléaire civil est-il compatible avec la dérégulation des marchés de l’électricité et peut-il être géré par une entreprise privée ? Le nucléaire civil pour la production d’électricité est-il un risque acceptable ? Est-il compatible avec le principe de précaution ? Quelles solutions alternatives et à quels coûts pour satisfaire les besoins en électricité ?

>> Lire notre dossier...

 

 

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Mercredi 6 avril 2011 3 06 /04 /Avr /2011 10:37

Le Monde.fr (02.04.11 20h16)
  
Des jeunes socialistes applaudissent Martine Aubry à l'issue de son discours, le 2 avril à Paris.

C'est par une virulente attaque contre le Front national que le Mouvement des jeunes socialistes (MJS) a engagé sa campagne pour l'élection présidentielle. Devant quelque 700 militants et quelques responsables du Parti socialiste, dont Marine Aubry, la première secrétaire, tous réunis, samedi 2 avril, dans une salle parisienne surchauffée, la présidente du MJS, Laurianne Deniaud, a fustigé " la respectabilité " dont Marine Le Pen cherche à parer le parti dont elle a pris les rênes, en janvier.

" Je n'ai pas peur de Marine Le Pen et il n'y a pas besoin d'aller chercher son père pour faire tomber les masques ", a déclaré la jeune femme en s'adressant virtuellement à la présidente du FN. " Vous qui débauchez quelques syndicalistes égarés pour repositionner votre marque de la grande bourgeoisie réac sur le terrain social, avez-vous déjà eu le courage un jour, de venir dans une manifestation pour le pouvoir d'achat ? ", a-t-elle tempêté.  " Vous êtes finalement comme l'a toujours été votre famille politique. Lâche et menteuse, incapable d'affronter les problèmes du monde. (…) Votre famille politique est celle de la lâcheté et de la trahison dans notre histoire. Madame, pour le moment, vous n'avez fait qu'une chose de votre vie : relooker cette lâcheté et ces mensonges. Finalement, dans l'histoire de la vieille extrême droite française, vous n'êtes sûrement qu'un détail."


300 000 EMPLOIS D'AVENIR

Martine Aubry, qui a pris la parole après la présidente du MJS, a quant à elle donné " rendez-vous " aux jeunes dans " 400 jours ", pour l'élection présidentielle. Elle a promis "une politique qui ne les stigmatise pas, ne les considère pas comme une menace".  La première secrétaire du PS a critiqué les inégalités sociales dont souffre la jeunesse, en dénonçant "un monde d'héritiers""le bonheur de quelques-uns est indexé sur le malheur de tous les autres". Promettant notamment  "300 000 emplois d'avenir dès les deux premières années", elle a repris à son compte la "majeure partie, pour ne pas dire la totalité", des "huit engagements" que le MJS venait de présenter. L'une d'entre elles est une vieille revendication des mouvements de jeunesse de gauche : une allocation d'autonomie.

Parmi les autres mesures défendues par le MJS figurent notamment l'encadrement des loyers, une attestation de contrôle d'identité, une augmentation de 200 euros de tous les salaires compris entre 1000 et 3000 euros ou encore la fusion des universités et des grandes écoles… Martine Aubry a terminé par un appel à la mobilisation. " Nous avons besoin de la jeunesse, car c'est elle qui porte les valeurs qui sont au cœur de notre projet, a-t-elle déclaré. Mobilisez-vous ! Battez-vous contre tous les conservatismes ! "

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Mardi 22 mars 2011 2 22 /03 /Mars /2011 12:15

UNITE ! UNITE ! lecons du scrutin cantonal.

Posted: 21 Mar 2011 02:39 PM PDT

Une-gauche-rassemblee-mobilisation-contre-l-abstention 
Martine Aubry a eu raison d’organiser cette rencontre avec Pierre Laurent secrétaire nationale du PC et Cécile Duflot la présidente des verts Europe écologie dès dimanche soir pour montrer sa totale détermination à réussir le rassemblement des forces de gauche et écologistes.
L’originalité de la date choisie montrait l’urgence de la situation : l’abstention, le vote important en faveur  de l’extrême droite, les difficultés sociales, le découragement voire la colère de nos concitoyens  ne laissent pas de place à l’autosatisfaction des uns ou des autres. Ils exigent l’efficacité pour affaiblir de façon décisive la droite et empêcher l’élection de conseillers généraux FN, mais aussi la préparation immédiate d’ une  nouvelle donne politique à gauche fondée sur le rassemblement Rouge rose vert, un socle commun en vue d’un accord législatif et programmatique, le respect des différences, de la place de chacun dans une dynamique collective gagnante.
On a présenté la  rencontre de dimanche comme une réaction face à la montée de Marine Le Pen. La menace de l’extrême droite a toujours été, en France, un catalyseur à l’unité.  Il suffit de se souvenir des conditions de formation du Front Populaire. Mais ce serait une erreur d’imaginer qu’il ne s’agit que d’un « sauve qui peut ». D’ailleurs les scores de la gauche, dimanche soir,  étaient positifs, ne portaient aucune menace particulière pour sa représentation, bien au contraire. Non
cette initiative manifestait une volonté, un choix stratégique essentiel. En effet,  cette réaction s’imposait et  permettait, de surcroit,  d’éviter les exercices d’autocongratulations réciproques, les discours maintes fois entendus, une forme d’hermétisme du monde politique face au malaise des français.
En réalité
Martine Aubry avait depuis plusieurs mois et plusieurs semaines - avant même les sondages sur Marine Le Pen- lancé un appel à ses partenaires en vue d’un contrat de rassemblement de la gauche en vue de 2012 comme pour faire face aux échéances actuelles. Elle a poursuivi sans défaillir ce cap et la fin du communiqué publié aujourd’hui  montre clairement  ces intentions :
« Au-delà, nous savons que notre responsabilité est de construire une politique alternative globale et cohérente à la politique de la droite pour porter l’espoir d’une alternance politique en 2012. »
 La première  question politique qui se pose à la gauche est  bel et bien celle de l’abstention qui certes fut particulièrement significative à droite mais qui touche toujours autant si ce n’est plus les quartiers populaires, les secteurs péri urbains et ruraux où vivent de plus en plus d’ouvriers et d’employés.
 La preuve est faite désormais que les divisions personnelles au sein du PS, comme les postures de différenciations trop fortes entre partis de gauche et écologistes ne donnent pas envie aux électeurs de voter, ni ne les convainc, en dépit d’une offre variée, de pouvoir ainsi être mieux représentés. Les classes populaires ont besoin d’un front uni cohérent qui porte une alternative commune la plus ambitieuses possible, capable de leur offrir des avancées réelles rapides pour mieux vivre et des perspective d’avenir pour leurs enfants. Ils participeront alors seulement  à des arbitrages sur la priorité des choix, l’ampleur des changements souhaités ou possibles. Ils ne le feront qu’à condition que l’essentiel soit acquis: la force- l’union fait la force- pour pouvoir gagner, la solidité des changements  proposés – on ne peut pas se contenter de la rigueur budgétaires et quelques aumônes sociales-, le sens de l’intérêt général – à gauche, nulle hégémonie, nulle entreprise de démolition de l’autre-, la clarté- elle n’est acquise que lorsque les engagements sont écrits et assumés ensemble-.
Il y a donc urgence à se réunir pour élaborer une base programmatique commune, acter les convergences en allant le plus loin possible, éclairer les divergences car nos concitoyens savent bien que nous sommes différents.
La deuxième question est celle de la montée de Marine le Pen : Le score de Marine Le Pen est d’abord lié à  la faiblesse  de la  participation, elle n’a pas gagné de voix – heureusement- . En revanche et c’est très inquiétant, les thèses qu’elle défend, sont  de plus en plus revendiquées publiquement par  des pans importants de la société française. L’UMP et Sarkozy contribuent à les banaliser. Il faut opposer un rapport de force visible que l’émiettement rend impossible et s’attaquer à ce qui, dans les milieux modestes,  peut détourner les électeurs : les délocalisations, le pouvoir d’achat, l’emploi, la qualité de l’éducation pour tous, la sécurité. Inutile d’aller flirter sur le sujet de l’immigration de l’Islam. Non  le Front National   ne pose pas de bonnes questions. Il  détourne des vraies questions. En revanche il faut y  présenter de  bonnes solutions. On en revient toujours à l’exigence de contrat de rassemblement qui réponde aux attentes   du monde du travail.


La porosité entre la droite et l’extrême droite est une tentation récurrente en période de crise, elle s’est installée déjà en Italie, en Autriche et ailleurs en Europe. Et le passage de témoin du Père à la fille va servir d’alibi pour faire croire que ce parti et sa présidente serait désormais  plus fréquentable. Il ne faut pas lâcher l’UMP sur cette trahison et cette transgression républicaine.
Elle paiera un jour ou l’autre son ambiguïté d’aujourd’hui, mais en jouant avec le feu, elle fait peser des risques importants pour notre démocratie. Mais pour autant, il ne faut pas se laisser enfermer dans un débat autour du FN. C’est la politique de la droite qui est en cause, au niveau national, européen et le néolibéralisme au niveau mondial.  Il faut aussi se garder de s’installer dans une situation où l’on espèrerait asseoir notre victoire sur des duels avec le FN ou même des triangulaires. C’est très aléatoire pour l’avenir et totalement inopérant pour les présidentielles ! C’est la capacité de la gauche à devenir majoritaire qui est nécessaire et aucun détour ne nous dispensera de cette exigence de conquête. D’ailleurs le score d’hier affleure les 50% pour la gauche. Toutefois nous savons qu’un scrutin local avec  un fort taux d’abstention n’est pas automatiquement transposable à une autre élection.
La troisième leçon du scrutin est certes la sanction de la politique de Nicolas Sarkozy -qui ne nous étonne pas- mais aussi l’effondrement du centre, qui n’apparait en rien comme une alternative. Ne l’oublions pas demain, lorsque  les commentateurs reprendront leur litanie sur «  une présidentielle se gagne au centre ». Ils cherchent systématiquement  à nous présenter ce centre introuvable comme la clef de tout scrutin présidentiel. Ce qui au passage, sauf une fois avec Giscard – et dans des conditions très particulières- n’a jamais été le cas.  Hier encore c’était le Modem qui captait tous les regards. Plus récemment, Jean-Louis Borloo était l’homme de la situation. Aujourd’hui, les médias valorisent les candidats qui seraient «capables » de rallier le centre, nous les présentant comme de sauveurs garantis ! Une illusion chronique, récurrente toujours vouée à l’échec.  Mais la situation actuelle explique , plus encore aujourd’hui, la faiblesse du centre : face à la dureté des temps, aux disfonctionnement profond du système économique, social, financier et politique , chez nous et dans le monde, les français sont conscients qu’il faut des transformations profondes qu’une posture du ni gauche ni droite ne peut incarner. D’ailleurs le PS devrait bien en mesurer la nécessité et l’assumer plus clairement.

Quatrième constatation : aucun parti à gauche ne peut gagner seul, aucune force de gauche ou écologiqste ne saurait être négligée. Le rassemblement doit respecter chacun. Certains ont imaginé, au PS, que ce parti serait capable d’imposer une hégémonie politique réduisant ses alliés à un rôle second.  D’autres ont cru que l’alliance avec les écologistes suffirait, imaginant un déclin inéluctable du Parti communiste et d’une gauche radicale. Ils se sont trompé et ne nous trompons pas avec eux. Le PC existe encore dans de nombreux territoires, il constitue une forme de culture politique qui n’a pas disparue et en tout cas que le PS n’a pas su  représenter. La pensée écologiste constitue un pôle nouveau dans la contestation du système et dans   la construction d’une alternative. De même, le parti radical de gauche apporte une tradition radicale socialiste à la gauche et le mouvement des citoyens de Jean-Pierre Chevènement propose des analyses, une pensée, parfois  une vision différente, qui sont autant de  contributions utiles.  Aussi, le rassemblement ne doit pas oublier le PRG, LE MRC et le PG. Car il faut espérer que Jean-Luc Mélenchon mette davantage son talent à affirmer une ligne et des propositions  offensives dans un cadre unitaire plutôt qu’à disqualifier le PS.
C’est bien le Rassemblement de toute la gauche, la préparation commune d’une alternative politique qui est notre tâche historique. Un cycle doit s’achever : l’affirmation des égos plutôt que la recherche d’un projet commun, la disqualification de l’autre plutôt que le débat  au fond, le pari sur un( e) candidat ( e) providentiel plutôt que la construction d’un rassemblement, le people plutôt que le débat de fond, des solutions tièdes plutôt qu’une alternative inscrite dans l’alternance.
Dimanche, il faut commencer : mobilisons nos électeurs  et les abstentionnistes, assurons des désistements sans faille, pas de candidatures contre le candidat de gauche arrivé en tête, même lorsque la droite n’est pas présente, faisons barrage au FN, concrétisons la conquête de nouveaux département  et conservons les conseils généraux déjà détenus par la gauche !  Dimanche aucun conseiller général FN, une droite défaite, une gauche qui fait la preuve de son union de sa force !

 

 

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Lundi 21 mars 2011 1 21 /03 /Mars /2011 10:07

LEMONDE.FR avec AFP | 21.03.11 | 09h09  •  Mis à jour le 21.03.11 | 09h32

"On a pu mesurer le conflit d'intérêts dans lequel était Mme Alliot-Marie lors de sa visite en Tunisie", a déclaré Benoît Hamon.

"On a pu mesurer le conflit d'intérêts dans lequel était Mme Alliot-Marie lors de sa visite en Tunisie", a déclaré Benoît Hamon.AFP/FRANCOIS GUILLOT

 


Le porte-parole du PS, Benoît Hamon, a demandé lundi 21 mars aux électeurs d'utiliser le "bulletin de vote UMP" en cas d'absence de la gauche au second tour des élections cantonales pour faire barrage au Front national.

La question du "front républicain", refusé par l'UMP et le gouvernement, crée la polémique ce lundi. Critiqué, Jean-François Copé a tenté de renvoyer la gauche à ses ambiguïtés, soulignant que Martine Aubry n'avait pas clairement appelé à voter UMP en cas de duel face au FN.

Le porte-parole du PS a précisé les choses, lundi, sur France-Inter : "Nous appelons à faire barrage au Front national et utiliser le bulletin de vote adéquat. Si c'est un bulletin de vote UMP, utilisez-le pour éviter que le Front national ne l'emporte."
 

"Oui, comme en mai 2002", a-t-il concédé, estimant que "le Front national rajouterait à la ruine économique et sociale de la France actuelle une sorte de ruine démocratique : éclatement du pays, opposition des Français les uns aux autres...""Le Front national, ce serait, ou ce sera, une épreuve pour la France", a-t-il ajouté.

"Ne rajoutons pas à l'état de crise qui est celui de la France l'épreuve d'un Front national en situation de pouvoir gouverner une ville, un département, ou, pire, le pays", a plaidé le porte-parole du PS.

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Lundi 21 mars 2011 1 21 /03 /Mars /2011 10:06

LEMONDE.FR | 20.03.11 | 20h56  •  Mis à jour le 21.03.11 | 07h50

Martine Aubry, première secrétaire du PS, s'exprime aux côtés de Cécile Duflot, secrétaire national d'Europe Ecologie-Les Verts, et de Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, le 20 mars 2011 à Paris, à l'issue du premier tour des élections cantonales.

Martine Aubry, première secrétaire du PS, s'exprime aux côtés de Cécile Duflot, secrétaire national d'Europe Ecologie-Les Verts, et de Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, le 20 mars 2011 à Paris, à l'issue du premier tour des élections cantonales. AFP/FRANCOIS GUILLOT

 


Un record d'abstention. 
Avec 45% de participation, le premier tour des cantonales 2011 est l'un des scrutin les moins suivis de la Ve République, hors référendums. Ce score très faible de la participation entraîne un seuil de "qualification" très haut pour les triangulaires. Si les deux candidats arrivés en tête sont au second tour, il faut en effet pour les autres obtenir plus de 12,5% des inscrits (et non des suffrages exprimés) pour être au second.A l'issue d'un premier tour marqué par l'abstention, c'est le FN qui sort gagnant de ces élections cantonales. Il progresse de trois points par rapport aux élections cantonales de 2004 et grignote l'électorat UMP. Le parti présidentiel paye la stratégie de virage à droite choisie par l'Elysée et s'affiche en net recul, même s'il parvient à faire régner le flou sur les chiffres. La gauche réalise un bon score, qui cache un maintien du PS et une progression des écologistes et du Front de gauche.

 

Compte tenu de l'abstention, cela requiert d'avoir environ 28% des suffrages exprimés, ce qui devrait limiter les triangulaires. L'absention peut s'expliquer par le contexte d'actualité internationale forte qui a limité la visibilité des cantonales, qui n'étaient pas couplées à un autre scrutin. Il marque aussi une tendance de plus long terme de désaffection des Français pour la politique.

La gauche se maintient sans triompher. Dans ce contexte, la gauche est en tête au niveau national : selon les totaux partiels du ministère de l'intérieur, le PS recueille 25,11 % des voix, les radicaux de gauche 1,49 %. De son côté, Europe Ecologie-Les Verts (EELV), avec 8,30 %, confirme la bonne dynamique démarrée lors des régionales et s'impose comme un partenaire obligé du PS.  Enfin, le Front de gauche obtient aux environs de 9% et reste dans l'étiage de son score des régionales. Il faut ajouter les "divers gauche", nombre d'entre eux étant soutenus par le PS, qui obtiennent 4,84%.

Le PS réalise donc un bon score, mais ne profite pas de la faiblesse de son adversaire UMP pour augmenter sensiblement ses résultats par rapport aux élections précédentes, signe de sa difficulté à convaincre l'opinion. Il devra en outre compter sur des alliés écologistes ragailladis par ces bons résultats, et qui chercheront à peser sur les conditions d'une alliance à gauche. Celle-ci devrait se faire sans difficultés pour ces cantonales, le PS ayant appelé à faire battre le FN dès que c'était possible. 

L'UMP joue sur les chiffres. A droite, l'UMP pâtit du peu d'enthousiasme de ses candidats, nombreux à se présenter sous une étiquette "divers droite". Les candidats identifiés comme membres du parti recueillent 16 %, ceux qui avaient choisi l'étiquette "majorité présidentielle" obtiennent 5,91 % des voix. Enfin, les "divers droite", dont certains sont en fait UMP, parviennent à 10,98 %. De fait, si on additionne ces voix, la gauche et les écologistes sont autour de 50 %, la droite autour de 30 % , le FN autour de 15%. 

Nombre de personnalités de l'UMP critiquent désormais ouvertement la stratégie de l'Elysée de "coller" aux thématiques du FN et appellent, à l'instar de François Fillonla droite républicaine à se rassembler autour de "ses valeurs" et à reparler d'emploi et de la sortie de crise plutôt que de débattre de laïcité.

Le FN triomphe et grignote l'électorat UMP. A contrario, le FN, en pleine dynamique positive, recueille en tendance nationale 15,26 %, un score trois points plus élevé qu'en 2004, où il avait obtenu 12,13 %. Mais ce résultat cache nombre de situations locales où le candidat FN est en tête ou assuré d'être au second tour. Le parti de Marine Le Pen a en outre présenté beaucoup plus de candidats qu'en 2004.

Il sera présent dans 394 cantons au second tour, opposé dans la majorité des cas (204) au Parti socialiste.

Surfant sur une vague de sondages qui la placent au second tour de l'élection présidentielle en 2012, Marine Le Pen valide par ce succès à des élections locales traditionnellement pas des plus favorables à son parti sa stratégie de "dédiabolisation" et son positionnement sur des valeurs de gauche (critique de la mondialisation, défense des plus modestes...). Elle profite probablement aussi des thématiques "identitaires" lancées sans trève par l'UMP depuis le discours deGrenoble de Nicolas Sarkozy en juillet 2010.

Triangulaires en perspective. Jean-François Copé a confirmé qu'il n'y aurait pas de front républicain et a appelé les candidats UMP à se maintenir dès qu'ils le pourraient, même en troisième position. Une position qui n'est pas partagée par nombre de personnalités du parti présidentiel, qui l'ont fait savoir en appelant à titre personnel à faire battre le FN quitte à voter à gauche.

La gauche est majoritaire dans 58 départements, la droite dirigeant les autres. Dans une vingtaine de départements, les majorités sont fragiles, à moins de cinq sièges, et pourraient basculer. François Hollande semble bien parti pour conserver la Corrèze à gauche,

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Lundi 21 mars 2011 1 21 /03 /Mars /2011 10:06

LEMONDE.FR | 20.03.11 | 23h53  •  Mis à jour le 21.03.11 | 00h07


"Manipulation", "'scandaleux"…
 Martine Aubry et Marine Le Pen sont unanimes pour dénoncer la manière dont Claude Guéant, ministre de l'intérieur, a annoncé, comme c'est la tradition, les chiffres du premier tour des élections cantonales, dimanche 20 mars.

Le ministre a en effet choisi de faire des additions pour le moins étranges : pour lui, la majorité présidentielle obtient 32,45 %, contre 25 % au PS. Il place en outre le FN"aux alentours de 15 %".

Mais ces chiffres ne correspondent pas aux intitulés donnés par le ministère de l'intérieur. Si l'on s'en tient aux partis tels que présentés par ce dernier, le PS obtient en effet 25,19 %, le FN 15,23 % et l'UMP… 17,01 %.

 ADDITIONS OPPORTUNES

Pourquoi cette différence avec les 32 % de Claude Guéant ? Une bonne part des candidats de l'UMP à ces cantonales avait choisi de ne pas arborer les couleurs du parti, quelque peu en difficulté dans l'opinion. Et parmi eux beaucoup ont été jusqu'à ne pas s'investir à l'UMP, mais en tant que "majorité présidentielle", voire d'un nom de parti local, regroupé par le ministère sous l'appellation "divers droite".

De fait, les candidats "majorité présidentielle" obtiennent 5,53 %, et les divers droite 9,52 %. En additionnant à ces deux chiffres celui de l'UMP, on obtient environ 32 %, soit l'annonce de Claude Guéant. Ce dernier ne mentionne en outre pas les "divers gauche", dont une bonne partie est alliée au PS.

Mais le ministre de l'intérieur associe en revanche automatiquement à l'UMP un certain nombre de petits partis qui ne sont pas forcément alliés, ni favorables, au parti présidentiel. En pratique, il est difficile de faire la part des "divers droite" pro-UMP et des indépendants. Il s'agit donc là d'une petite manipulation rhétorique.

De même, il aurait été possible de faire le calcul de Claude Guéant en comparant les scores de la "gauche républicaine" et de "droite républicaine". Mais dans ce cas il faut ajouter au PS les scores d'Europe Ecologie-Les Verts (8,2 %), des Radicaux de gauche (1,5 %), d'une bonne partie des "divers gauche" (5,2 %) et dans certains cas des communistes (7,99 %). En faisant ces totaux, on a une gauche nettement plus élevée, qui parvient à 39 % environ.

"MANIPULER L'OPINION ET LES MÉDIAS"

Pour Martine Aubry, ce type de représentation est "particulièrement scandaleux"car "ils mettent en 'divers gauche' les candidats que nous soutenons". Pour la première secrétaire du PS, "aujourd'hui, nous sommes à 31 % et non pas à 25 % + 6 % comme le dit le ministre de l'intérieur". De même, la première secrétaire socialiste dénonce le fait que le ministère ait, dans ses résultats, "fait éclater le Front de gauche et le PCF en trois morceaux alors qu'ils ont rattrapé tous les divers droite qui n'étaient pas avec eux pour agréger. Ils prennent tout ce qui n'est pas la gauche et le Front national pour eux".

Marine Le Pen, pour sa part, estime que Claude Guéant "cherche à manipuler l'opinion et les médias en intégrant dans le score de ce qu'il nomme 'majorité présidentielle' les résultats de candidats 'divers droite' qui ont expressément rejeté l'étiquette 'UMP', affichant ainsi un score de 32,5 %". "Sauf à nous faire croire que l'UMP aurait fait 58 % en moyenne dans les cantons où le parti était présent, il est mathématiquement impossible de présenter un tel résultat", juge-t-elle.

Pour elle, "cette manipulation dénote la panique du système au pouvoir qui vient d'enregistrer une de ses plus lourdes défaites historiques".

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Mardi 15 mars 2011 2 15 /03 /Mars /2011 18:50

"Martine Aubry doit se décider" entretien avec Henri Emmanuelli Entretien du Nouvel Observateur. C’est dans son bureau de l’Assemblée nationale qu’Henri Emmanuelli, député PS des Landes (3e circonscription), a reçu Nouvelobs.com pour un tour d’horizon de l’actualité politique. A l’approche des élections cantonales et à moins d’un an et demi de la présidentielle, il explique la montée du Front national dans les sondages par "la stratégie" de la peur de Nicolas Sarkozy, appelle son parti à retrouver ses valeurs s’il veut renouer le lien avec l’électorat populaire et plaide pour la candidature de Martine Aubry à la primaire socialiste. Son leitmotiv : le rassemblement de la gauche, condition sine qua non, selon lui, à la reconquête du pouvoir exécutif. S’il a failli quitter le PS au moment du référendum constitutionnel européen en 2005, celui qui a dirigé le parti entre novembre 1994 et octobre 1995 est aujourd’hui convaincu d’être "plus utile à l’intérieur qu’à l’extérieur."

Face à la montée du Front national, le Premier ministre François Fillon a appelé chacun à s’interroger sur ses responsabilités, sous-entendant que la gauche y avait également sa part de responsabilité...

D’abord, je suis ravi de voir que les médias font leur "Une" tous les jours sur Marine Le Pen. Ce qui est sans doute le meilleur moyen de combattre les thèses du Front national... Cela dit, la responsabilité me paraît partagée.

Sur le fond, indépendamment de ce que déclare François Fillon, je constate depuis longtemps déjà que la montée du Front national est forte. D’abord parce que la stratégie de Nicolas Sarkozy est suicidaire. En voulant récupérer les voix du Front, en popularisant une thématique xénophobe, en diabolisant l’immigration, en attisant les peurs, non seulement le Président de la République ne réduit pas le Front mais il fait son jeu. Il est clair que le FN est en train de siphonner durement une partie de l’électorat de droite. Les élections cantonales vont à mon avis confirmer cette tendance. A ce sujet, je vous invite à regarder ce qui se passera dans le 14e canton de Nice où Jacques Peyrat, l’ancien maire soutenu par le FN, Dominique Estrosi-Sassone, adjointe au maire de Nice qui a l’investiture officielle de l’UMP et le sortant socialiste Paul Cuturello sont en lice.

La montée du FN s’explique aussi par la crise sévère qui a notamment ébranlé les classes moyennes et populaires. Elles n’ont plus confiance ni espoir en l’avenir. C’est sur ce fond de pessimisme et de précarité que l’extrême-droite capitalise.

Comment se positionne la gauche face à cette réalité ?

Dans ce contexte, la responsabilité de la gauche est double. Elle se doit d’abord d’éviter d’arriver en ordre trop dispersé à la présidentielle. Elle doit ensuite reconquérir l’électorat populaire. Mais avec 10% de chômeurs et un taux de croissance qui ne dépasse pas 1,5%, cette reconquête ne va pas de soi. Pour y parvenir, la gauche doit retrouver ses valeurs. Dans le cas contraire, elle restera inaudible.

J’ajoute que la gauche a le devoir de s’emparer de la problématique de l’avenir. Sur l’immigration par exemple, son rôle est d’affirmer qu’elle n’est pas un fardeau mais une chance. Et ainsi d’apporter la contradiction à la droite qui aborde cette question de façon exclusivement négative.

Faites-vous des élections cantonales un test avant la présidentielle 2012 ?

Nous essayons modestement de le faire mais ce n’est pas facile face à la stratégie du gouvernement et du Président de la République qui consiste à banaliser ce scrutin et à en faire un enjeu uniquement local. Je dois dire que nous ne sommes pas aidés par les médias qui restent relativement silencieux sur le sujet. Pour ne rien arranger, ces élections sont pour la première fois détachées de tout autre scrutin. Néanmoins, dans le porte à porte que font beaucoup les candidats, on enregistre un fort mécontentement. Si cela se confirme dans les urnes, le pouvoir ne pourra plus l’ignorer.

Même si l’abstention est importante ?

Il y aura sans doute un fort taux d’abstention, comme au second tour des élections cantonales précédentes. Ceci étant dit, l’abstention constitue également un test pour peu qu’on l’interprète avec bonne foi. En France, comme dans toutes les démocraties, les élections se gagnent par les défaillances de l’électorat. Quand l’électorat de gauche s’abstient plus que celui de droite, la droite gagne et quand l’électorat de droite s’abstient plus que celui de gauche, la gauche gagne.

Le rapport d’Arnaud Montebourg sur les mœurs politiques dans les Bouches-du-Rhône ne risque-t-il pas d’accentuer encore l’abstention annoncée ?

On a toujours su au Parti socialiste que la fédération des Bouches-du-Rhône avait un fonctionnement un peu particulier. Ce n’est pas d’aujourd’hui. Sur les faits eux-mêmes, il y a une enquête en cours. Laissons la justice faire son travail tranquillement. J’attends les conclusions de l’enquête. Je n’ai pas l’habitude de jouer les imprécateurs ou les procureurs.

Cela dit, est-ce que cette "affaire" ébranle les électeurs des Bouches-du-Rhône ? Il faut leur poser la question. Dans les Landes ou en Seine-Saint-Denis, je n’ai pas l’impression qu’ils s’en préoccupent. En revanche, la sphère médiatique est complètement focalisée là-dessus alors même que l’enquête est en cours.

Proche de Martine Aubry, vous n’apparaissez pourtant pas aux côtés de la soixantaine de députés, regroupés au sein d’un groupe baptisé Solférino 2012, qui se sont déclarés en faveur de sa candidature à la primaire socialiste. Comptez-vous y adhérez officiellement ?

J’appartiens tacitement à ce groupe. Pourquoi irai-je au-delà alors que je me suis toujours exprimé en faveur de la candidature de Martine Aubry à la primaire socialiste ? Il n’y a aucun mystère. Nous sommes partisans de sa candidature. Elle le sait très bien mais préfère s’en tenir au calendrier adopté, arguant qu’elle est la Première secrétaire et qu’elle a, à ce titre, le devoir de faire respecter les choix du parti. Attention néanmoins à ne pas trop attendre. Martine Aubry doit se décider. La formation de ce groupe répond à cette exigence. Elle est aussi une réponse à la campagne des strauss-kahniens. Ces parlementaires se disent qu’il n’y a aucune raison de rester l’arme au pied quand d’autres se croient obliger de se répandre.

Au fond, ce groupe est l’expression d’un mouvement beaucoup plus large. Sur 205 députés socialistes, il y en a plus de soixante favorables à la candidature de Martine Aubry.

Mais a-t-elle les moyens de rassembler une majorité au sein du PS ?

Je pense que la Première secrétaire est en position pour être candidate. Je ne vois pas pourquoi le leader du Parti ne pourrait pas prétendre à l’exercice du pouvoir exécutif. Au-delà de cela, Martine Aubry a le profil pour rassembler la gauche. Ce qui n’est pas forcément le cas de tout le monde... Et le rassemblement de la gauche sera sans doute une nécessité pour remporter la présidentielle.

La remise en cause de la primaire par Pierre Moscovici n’est-elle pas le signe que le rassemblement s’annonce d’ores et déjà difficile ?

La primaire telle que l’a conçue Arnaud Montebourg est peut-être dangereuse. Si j’ai toujours été partisan à ce que les militants, voire les sympathisants connus du parti, se prononcent, je reste sceptique sur la primaire. Un parti est un organe de réflexion collective. Cela signifie que le programme du candidat doit être celui du parti. Sinon ça ne rime à rien. Par ailleurs, comment allons-nous les contrôler ? C’est compliqué. Ce n’est pas notre tradition. Si la primaire était mal maîtrisée, elle peut être lue comme une grande marque d’improvisation.

Et après la primaire ? En 2007, Ségolène Royal avait pointé le manque de soutien de son propre camp...

C’est faux. On l’a tous soutenue. Ségolène Royal s’est elle-même isolée. Je devais être membre de son conseil politique en 2007. J’attends toujours qu’elle le réunisse. Elle a joué cavalier seul. Je le lui ai directement reproché. L’objectivité consisterait à dire que soutenue, Ségolène Royal a plutôt surpris ses partisans par des propositions impromptues dont ils étaient censés, au nom d’une "discipline militaire", adopter les fondamentaux sans discuter. Quand il s’est agit dans l’entre deux tours d’accepter la perspective de François Bayrou Premier ministre, croyez-moi, j’ai pris sur moi. Je me suis juré cette semaine-là que je ne me tairais plus jamais sur un sujet pareil.

Outre Dominique Strauss-Kahn et Martine Aubry, François Hollande apparaît, dans les sondages, comme un candidat crédible. Peut-il être un recours ?

D’abord, je regrette que François Hollande se soit défaussé en 2006 lorsque je lui ai demandé de se présenter. Il serait peut-être président aujourd’hui. On aurait évité des écarts qui sont dangereux pour la République. Depuis quatre ans, Nicolas Sarkozy prend des risques avec la démocratie. En essayant d’apeurer les foules avec la "vague migratoire" provenant des pays arabes, Nicolas Sarkozy s’est montré totalement irresponsable. Le temps de l’alternance est venu.

Vous sentez-vous à votre place dans un Parti socialiste dont l’identité social-démocrate est aujourd’hui pleinement assumée ?

Lorsque j’ai fait campagne pour le "non" au référendum constitutionnel, je m’attendais à être exclu du PS. J’aurais pu, comme Jean-Luc Mélenchon, le quitter de mon propre chef. J’ai failli passer le pas plusieurs fois. Mais je crois que je suis plus utile à l’intérieur du PS qu’à l’extérieur.

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Mardi 15 mars 2011 2 15 /03 /Mars /2011 18:49

 

 

Sommaire :

- Le 8 mars, journée inutile ? par Caroline de Haas

- Karl Marx est-il mort ? par Julien Mallone

- Retour sur les révolutions Arabes avec Joseph BAHOUT, professeur à Sciences Po

- Comment l'UMP fertilise les terres du FN, par Un monde d'avance

- No comment ! retour sur le parcours de Gérard Longuet, par Un monde d'avance

>> Téléchargez le bulletin de liaison (pdf - 95 Ko)

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Mandataire Gard

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14 mars : Meeting de François HOLLANDE à Marseille
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22 Avril : 1er tour des élections présidentielles
6 Mai : Second tour des élections présidentielles

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