Lundi 5 octobre 2009 1 05 /10 /Oct /2009 12:44

Le 2 octobre 2009

Vous trouverez en téléchargement les premiers chiffres partiels et non définitifs présentés par la direction, mais qui à l’heure où ils sont communiqués, donnent les tendances de la consultation du 1er octobre.

Le principal enseignement de ce scrutin

Ce vote qui au total aura impliqué plus de 90 000 militants, est une approbation massive des orientations proposées par la Première secrétaire et la direction.   Cela doit changer en profondeur le visage du Parti socialiste qui ne sera désormais plus le même demain. Nous entrons dans un processus qui entraînera de nouvelles règles de fonctionnement du Parti socialiste. Ce sera certainement un Parti plus nombreux, plus populaire, plus ouvert sur la société, plus démocratique et transparent. C’était une des exigences posées par la Première secrétaire à l’issue du Congrès.

Nous sommes maintenant dans un agenda qui consiste à mettre en œuvre les orientations légitimées par les militants.

Sur les deux sujets qui faisaient débat, la question des primaires, pour les ouvrir à nos partenaires de gauche et sur le non-cumul des mandats dans le temps, les militants ont adressé un signal de confiance à la direction. Qu’ils approuvent la proposition de la direction sur ces deux points,  n’est pas une surprise, mais la direction a su faire preuve du courage nécessaire pour ne pas en rester à la déclaration de principes. C’est maintenant qu’il va falloir trouver les modalités pour l’inscrire dans les faits.

De ce point de vue, cette consultation le confirme, le Parti socialiste, est devenu de tous les partis politiques français, le Parti le plus moderne, le plus transparent, éthique et démocratique qui soit. Je dis cela au moment où monsieur BERTRAND n’a rien d’autre à faire et que plutôt que de constater la montée des chiffres du chômage ou de la violence dans la société, vient nous donner des leçons de démocratie, lui qui a mis en place le vote électronique ou par internet, que personne ne peut réellement contrôler et que grâce à cela, il parvient à recueillir des scores staliniens. De la part d’un Parti qui symbolise l’échec gouvernemental, ce genre de leçons est un peu dur à recevoir. C’est pourquoi nous ne les accepterons pas, ni de sa part, ni de son compère monsieur LEFEBVRE.

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Lundi 5 octobre 2009 1 05 /10 /Oct /2009 12:44

Les universités de rentrée Un monde d'avance se se sont déroulées du 25 au 27 septembre à Port d'Albret (Vieux-Boucau) dans les Landes. Retrouvez sur le site unmondedavance.eu tous les débats en vidéos.

·         Les fondamentaux de la gauche, formation de Philippe Darriulat, historien

·         Quel projet pour Copenhague ? table ronde animée par Yann Librati avec Marie-Nolle Lienemann, Thierry Le Pesant, Isabelle Thomas

·         La propriété privée contre le progrès ? table ronde animée par Pouria Amirshahi avec David Cayla, Stéphane Delpeyrat, Pierre Cours Salies, Philippe Gasparotto

·         La bataille des idées, atelier animé par Emmanuel Maurel avec Caroline Fourest, Gérard Contremoulin, Pascal Binczak, Aquilino Morelle

·         Quelle politique pour sortir de la crise ? table ronde animée par Paul Cuturello avec Paul Jorion, Liêm Hoang Ngoc, Henri Emmanuelli

·         Convergences à gauche : répartir les richesses, table ronde animée par Benoît Hamon avec Olivier Dartigolles (PCF), Pierre-Franois Grond (NPA), Etienne Butzbach (MRC), Christian Piquet (Gauche unitaire), Daniel Hegoburu (Verts), Pierre Cours Salies (La fédération)

·         Meeting pour la préservation de l'emploi par Henri Emmanuelli

·         Meeting pour la préservation de l'emploi par Benoît Hamon


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Lundi 5 octobre 2009 1 05 /10 /Oct /2009 12:43
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Lundi 5 octobre 2009 1 05 /10 /Oct /2009 12:41
"Plus de deux millions" de personnes ont participé à la votation citoyenne sur l'avenir de La Poste
achevée ce week-end, a indiqué dimanche 4 octobre le comité organisateur, depuis son QG installé à la mairie du IIe arrondissement de Paris. "Nous avons déjà plus de deux millions de votes [dans] 90 départements et il reste encore à comptabiliser 4 ou 5 départements, dont les Bouches-du-Rhône où il y a eu beaucoup de points de vote", a indiqué Pierre Khalfa (Solidaires), aux côtés de Nicolas Galepides, porte-parole du comité organisateur.

Répondant aux accusations de "manipulation" venant de l'UMP, notamment de son porte-parole Frédéric Lefebvre auquel la ministre de la santé, Roselyne Bachelot, a emboîté le pas, M. Galepides a déclaré que "son interlocuteur était le président de la République". Le comité entend maintenant demander le "gel du projet" de transformation de La Poste en société anonyme et l'ouverture d'un grand débat public. "On ne peut pas laisser retomber le soufflé", a indiqué M. Galepides. Le comité national travaillait dimanche à dessiner la carte des zones les plus votantes tout en constatant d'ores et déjà "une forte concentration dans les quartiers populaires et les zones rurales où le problème est le plus cuisant". Les résultats définitifs devraient être annoncés lundi.
"MOBILISATION HISTORIQUE"
Dimanche, alors qu'en principe la votation était terminée, des scrutins ont encore eu lieu sur des marchés, selon M. Galepides, tandis que le téléphone n'arrêtait pas de sonner à la mairie du 2e arrondissement où le comité a implanté son QG : "Les gens appellent pour regretter de ne pas avoir pu voter." Le scrutin, que certains préfets ont tenté d'empêcher en assignant des mairies devant des tribunaux administratifs, n'a pas de valeur juridique au sens d'un référendum, mais les organisateurs estiment qu'il a une valeur test politique, notamment au regard du nombre de participants dans toute la France.
Samedi soir, le Parti socialiste a salué samedi soir la "mobilisation historique" et a annoncé qu'il déposerait une proposition de loi en vue de l'organisation d'un "référendum d'initiative populaire" sur le changement de statut. Selon un sondage Ifop pour Sud Ouest Dimanche, 59 % des Français souhaitent que le gouvernement organise un référendum national sur l'avenir de La Poste, qui sera transformée en société anonyme à capitaux publics le 1er janvier 2010. Les syndicats et l'opposition de gauche dénoncent une privatisation rampante remettant en cause la mission de service public de l'entreprise, qui sera confrontée à la concurrence européenne dès janvier 2011. 
La consultation a été organisée par une soixantaine de syndicats, associations et partis de gauche qui s'appuient sur la possibilité offerte théoriquement par la réforme constitutionnelle de juillet 2008 d'organiser un référendum d'initiative populaire sous conditions (1/5e des parlementaires soutenus par "Cette votation citoyenne est aussi la conséquence d'un 1/10e des électeurs inscrits). Mais le décret d'application du texte n'est pas encore publié. Engagement présidentiel non tenu", estime Laurent Fabius dans Le Journal du Dimanche daté de samedi. Nicolas Sarkozy "s'était engagé à rendre possible un référendum d'initiative populaire sur ce type de sujet, et pourtant, il a tout fait pour l'exclure en refusant de publier le texte d'application indispensable", rappelle l'ancien premier ministre socialiste. 

LEMONDE.FR avec AFP et Reuters : 03.10.09 18h11 
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Lundi 5 octobre 2009 1 05 /10 /Oct /2009 12:35

Vieux-Boucau (Landes), envoyé spécial.

Boudé par les principaux médias qualifiés d’« auxiliaires de la communication du pouvoir » par Benoît Hamon, le courant « Un monde d’avance » a réuni quelque 1 500 militants ce week-end dans les Landes. Simple faire-valoir, caution de gauche d’un PS qui a perdu l’essentiel de son influence dans les milieux populaires ou force capable de réorienter en profondeur la politique du parti ? Si la gauche du Parti socialiste se reconnaît volontiers dans la dernière proposition, elle ne peut faire l’impasse sur les tiraillements internes et la volonté d’une partie des siens de privilégier une alliance avec le Modem dès les régionales. Pour rassembler la gauche, on s’est donc concentré sur les convergences possibles. Contrairement à La Rochelle, où le NPA n’était pas invité, Benoît Hamon et Henri Emmanuelli ont convié, à gauche, tous les partenaires potentiels du PS autour d’une table ronde pour discuter « répartition des richesses ». Objectif revendiqué ? Que la « majorité sociale devienne une majorité politique ». Et pour y parvenir, on rejette ici violemment l’idée qu’il puisse exister « deux gauches, irréconciliables ». « On est toujours le réformiste ou le révolutionnaire de quelqu’un », ironise à ce propos Benoît Hamon. D’autres vont plus loin et rêvent d’un grand parti de toute la gauche : « Valls comme l’ultragauche n’en seraient pas » prédit l’un des animateurs du courant, Gérard Filoche. Pointés, pour souligner l’urgence d’un rassemblement sans exclusive à gauche, les ravages imputables aux réformes conduites par la droite « ne sont rien d’autre qu’une politique de classe », insiste Benoît Hamon, qui évoque tour à tour l’augmentation du forfait hospitalier, l’imposition des indemnités liées aux accidents du travail ou la taxe carbone, qui pénalisera « ceux qui n’ont d’autres choix qu’utiliser le fioul pour se chauffer ou leur voiture pour se rendre à leur travail ». Les 18,5 % réalisés par la motion du courant de gauche lors du congrès de Reims valaient de l’or. Martine Aubry ne pouvait alors conquérir le pouvoir sans l’appoint de ces militants, qui conservent intact l’espoir de tirer vers la gauche le PS. Un pari que d’autres avant eux, autour de Jean-Luc Mélenchon avaient tenté, en vain. L’entrée en force dans les instances de direction, depuis le congrès, de responsables de l’aile gauche du parti sera-t-elle, cette fois, un gage de réussite ?

Frédéric Durand
Article paru dans l'Humanité le 28 septembre 2009
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Lundi 5 octobre 2009 1 05 /10 /Oct /2009 12:30

Benoît Hamon, porte-parole du Parti socialiste et animateur du courant « Un monde d’avance », l’aile gauche de son parti, répond à nos questions.

Martine Aubry veut recentrer le PS sur son projet, mais vous semblez peiner à en proposer un contenu concret… Les divergences au sein du PS sont-elles trop fortes ?

Benoît Hamon. Je ne crois pas, même s’il y a des débats comme dans tous les partis de gauche. Le PS reconstruit une doctrine et des réponses politiques. Par exemple sur la question salariale. Depuis des années, le PS s’était laissé aller à une forme de conversion aux thèses de la modération salariale. Nous ne traitions cette question qu’au travers des compléments de type prime pour l’emploi, RSA… Nous acceptions l’idée que l’on soit sous-payés au travail et que la collectivité apporte le complément ! Aujourd’hui, Martine Aubry se prononce pour que les salariés obtiennent la part de richesse qui leur revient. Nous progressons sur le fond. Focalisés, hier, sur la question d’une alliance avec le Modem, on parle maintenant des salaires, de mise sous tutelle des entreprises qui licencient en faisant des bénéfices, de la création d’un pôle financier public… Le PS fait évoluer sa doctrine.

Vous parliez du Modem, la stratégie du PS n’apparaît pas clairement… Votre avis semble même divergent de celui de Martine Aubry qui ne ferme pas tout à fait la porte à une alliance.

Benoît Hamon. Le refus de cette alliance est le point d’équilibre entre notre motion, celle de Martine Aubry et celle de Bertrand Delanoë lors du congrès de Reims. Je ne crois pas que l’on ait intérêt à cultiver la confusion. Une grande part de l’électorat du Modem s’est construite sur l’antisarkozysme et se reportera probablement sur nous au second tour sans qu’il y ait besoin d’accords d’appareil. Par ailleurs, le Modem est clairement d’inspiration économique libérale. On le voit lorsqu’il propose de transférer 5 points de PIB des ménages vers les entreprises ou de rendre inconstitutionnels les déficits publics ! Difficile de composer avec un parti qui considère qu’il faut attendre soixante-sept ans pour partir à la retraite et qui ne pose en aucun cas la question de l’élargissement de l’assiette des cotisations et la contribution des revenus financiers…

Des positions que certains partagent au PS…

Benoît Hamon. Oui, il y en a dans mon parti, je crois d’ailleurs qu’il s’agit souvent de postures. Mais même ceux qui composent l’aile sociale libérale n’épousent pas le programme du - Modem.

Dans ce contexte, vous défendez l’idée d’une primaire à gauche pour 2012, pourquoi ?

Benoît Hamon. Je milite pour un processus qui permette d’aboutir à un programme commun de toute la gauche. J’entends le risque de personnalisation avec une primaire. Je pense qu’il faut donner à la question sa juste place et ne pas occulter les débats de fond. Mais la pipolisation est déjà là. C’est une donnée. On peut espérer qu’avec un candidat de toute la gauche, adossé à un vrai projet politique, le phénomène soit freiné. Dans tous les cas, laisser gagner l’idée qu’il y aurait deux gauches inconciliables reviendrait à faire le jeu de Nicolas Sarkozy.

Entretien réalisé par F. D
Article paru le 28 septembre 2009 dasn l'Humanité.
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Vendredi 18 septembre 2009 5 18 /09 /Sep /2009 10:00
Non, le PS ne va pas vers le Modem comme la rivière va à la mer, contrairement à ce qu’explique partout Jean-Luc Mélenchon afin d’avoir un argument pour refuser toute unité de la gauche au premier tour des régionales de mars 2010.  Il n’y a rien de “naturel”, rien de “fatal” là dedans. 
Jean-Luc Mélenchon avait déjà pronostiqué que Ségolène Royal avait gagné le 6 novembre 2008. Il s’était trompé, mais était quand même sorti du Parti socialiste sur ce constat faux.
Voilà qu’il rejoue le même prophète de malheur. Car ce serait un malheur si le PS s’alliait avec le Modem. C’est évidemment une menace réelle, pareil danger n’est pas écarté, il y a de puissantes forces pro-sarkozystes qui aimeraient cela, et toute la presse sarkozyste intoxique violemment l’opinion en ce sens. 
On redoute cela, on craint cela. 
Mais ce n’est pas joué, la bataille n’est pas perdue. 
La gauche socialiste existe et elle ne veut pas que le PS dérive ainsi, et au contraire, elle veut faire remonter le PS à ses sources.  Jusque-là, la majorité du congrès de Reims, avec 71 % des voix a refusé ce renversement d’alliance vers le centre au lieu de la gauche. La direction de Martine Aubry s’y refuse, et cela a été confirmé à La Rochelle et lors du Conseil national du samedi 12 septembre.
Face au risque que cela se produise, la bonne attitude, positive, constructrice et unitaire n’est pas de déclarer l’affaire jouée, ni de pousser à ce qu’elle se réalise. Ce n’est pas d’encourager le PS dans la mauvaise voie, au contraire, il faut souhaiter dans l’intérêt de toute la gauche, que cela ne se produise pas !  Parce que si cela arrivait ce ne serait réjouissant pour personne à gauche, à moins d’être sectaire, diviseur forcené, avide de perdre ou de faire perdre face à Sarkozy. 
Il n’y a pas de fatalité à l'échec en 2012 : si on parvient à éviter la division entre une gauche combative mais isolée et un Ps compromis avec le Modem.
Mais pour cela il faut avoir conscience que rien de grand ne s’est fait dans l’histoire de ce pays, sans unité de toute la gauche. Nous n’avons gagné les 40 h en 1936, les congés payés, les 39 h en 1982 et quantité de droits, les 35 h en 2002 qu’avec l’unité de toute la gauche. Nous avons gagné et protégé la sécurité sociale, les retraites, avec l’unité de la gauche : en 2002, les caisses de sécurité sociale étaient en solde positif et les retraites n’étaient pas attaquées comme elles le sont depuis 2003…   
Alors, il ne faut partir du fait qu’il y aurait “deux gauches”, il ne faut pas « installer » cette idée, il ne faut pas creuser le fossé, entre deux gauches, il ne faut pas comme le dit, de façon nouvelle, dans sa bouche, Jean-Luc Mélenchon « assumer la compétition entre deux gauches”. C’est l’unité qu’il faut assumer. 
Si les deux années qui viennent sont celles de “deux gauches en compétition”, c'est foutu pour 2010 ou 2012, Sarkozy sera ré élu ! Au contraire menons bataille pour nous unifier et créer les conditions de la victoire.
La théorie dite des "deux gauches" est fausse ! Il y a un seul salariat, il doit y avoir une seule gauche ! Bien sûr qu’à gauche, il y a des sensibilités multiples, un arc-en-ciel de points de vue, mais ce sont les points communs qu’il faut rechercher. Il faut bâtir un programme commun au cœur de la gauche, c’est de façon volontaire, qu’il faut surmonter les obstacles divisant les multiples gauches : rapprocher « réformistes » et « révolutionnaires » sur un projet de transformation sociales immédiates est une nécessité, par exemple pour  35, 60, 1600, 20… Pour un retour à de vraies 35 h, travailler moins, mieux, pour travailler tous, pour une retraite décente pour tous à 60 ans, pour une hausse forte du Smic à 1600 euros, pour un blocage du salaire maxima à 20 fois le Smic.
Trois  réunions nationales sont prévues par thème : une organisée par le PCF, une par le PS, une par les Verts et ces trois formations invitent TOUTE la gauche du MRC au NPA ! certains sont sceptiques, méfiants, certes, mais quelle meilleure façon de « voir » sinon en participant ? Pas d’a priori, il faut tester, marcher, essayer, se saisir de toute occasion comme celle-là, la répéter partout, de la base au sommet. Pourquoi ne serait-ce pas les prémices d’une grande union ? Sans exclusive. En tout cas, c’est l’intention déclarée, affichée de Martine Aubry.
Pourquoi le Parti de gauche, NPA, LO ne viendraient-ils pas ? En toute indépendance ? En s’exprimant librement ? 
On pourra vérifier dans la durée, mener campagnes communes, par exemple, pour défendre La Poste, pour soutenir les actions des 6 syndicats qui appellent à grèves et manifestations le 7 octobre… Par exemple pour le contrôle des licenciements, n’est-ce pas le NPA lui-même qui avait proposé cela ? 
De même, pourquoi prendre l’idée de « primaires » à gauche comme un piége ? Pareilles "primaires" ne s'entendent que s'il y a une plateforme commune entre les partenaires de gauche. Et c’est seulement alors qu’on peut défendre l’idée révolutionnaire d’avoir un candidat commun qui défende ladite plateforme dés le premier tour. Il se peut même qu’il y ait un consensus sur un candidat commun et les primaires ne seraient qu’une grande ratification unitaire, publique, mobilisée… C'est logique dès qu'il y a accord... mais c'est insensé s'il n'y a pas accord... 
Un candidat commun, c’est le contraire de la présidentialisation, car il ne s’impose pas, il n’échappe pas à son parti, aux partis de gauche, il est le produit d’un choix collectif, raisonné, mobilisé. Bien sûr, pas question de Modem ou autre, cela n’aurait pas de chances, il s’agit d’un candidat du camp de la gauche…Évidemment, cela veut dire aussi accord de partage des moyens de campagne, des paroles de campagne, des finances de campagne, des circonscriptions avec des garanties précises pour les groupes parlementaires, pour le gouvernement lui-même.  
En avant pour l’unité, levons méfiances, préjugés, rancoeurs, rencontrons nous, bâtissons la confiance, donnons-nous les garanties par le débat politique, des collectifs unitaires partout à la base, par un accord programmatique précis, et un véritable projet commun de gouvernement de toute la gauche. 
Gérard filoche, membre du Cn du PS, motion C “UMA”

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Vendredi 18 septembre 2009 5 18 /09 /Sep /2009 09:55
 

Vous êtes près de 300 000 Citoyens à avoir signé la pétition pour l'inscription d'une Charte des Services Publics dans la Constitution.

Le succès populaire remporté par cette proposition de loi constitutionnelle nous permet d'espérer parvenir à terme à la signature de cette pétition par un dixième du corps électoral, soit 4,4 millions de signataires, pour obtenir du gouvernement l'organisation d'un référendum d'initiative populaire.


               

 

   

         

 

     

Cliquez ici pour voir la vidéo de Michel Vauzelle

 

             

 

                 

 

 

Nous arrivons à présent à une nouvelle étape de la mobilisation. Une grande campagne nationale de terrain va être lancée. Bientôt, un réseau social de mobilisation viendra lui donner toute son ampleur.

Pour être tenu informé des réunions et des initiatives prises près de chez vous, je vous invite dès à présent à remplir ce formulaire :  Cliquez ici pour remplir le formulaire

En vous félicitant de défendre ainsi nos services publics et donc notre modèle de société, je vous redis toute la fraternité portée par notre démarche pour défendre les valeurs de la République.

Michel Vauzelle

Ancien Ministre

 

 

 








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Vendredi 18 septembre 2009 5 18 /09 /Sep /2009 09:50
Samedi 3 octobre
Participez à la votation
pour sauver la poste

La droite qui n'a de cesse d'attaquer les services publics a ouvert un nouveau front avec La Poste et le changement de son statut que le gouvernement veut faire passer d'établissement public à société anonyme par actions; l’utilité sociale et économique de cette entreprise publique qui participe à l'aménagement du territoire et au lien social dans les zones rurales comme dans les quartiers populaire, est reconnue par le plus grand nombre de français.

Le Parti Socialiste associé avec plus de 80 organisations de gauche (partis politiques, syndicats, associations d'usagers ) au sein du Comité National contre la privatisation de La Poste, pour un débat public et un référendum sur le service public postal,  veut obtenir que les français soient consulter par un référendum institutionnel parce qu'on peut craindre que l'ouverture du capital de La Poste marque le début de sa privatisation.

Pour obtenir un rapport de force et interpeller l'opinion, partout sur le territoire français, nous lançons une procédure de votation citoyenne; cette forme symbolique d'une mobilisation militante et citoyenne vise à s'approprier le débat sur l'avenir d'un service public qui appartient à tous.

L'appropriation par ta section de la campagne nationale « Sauvons notre Poste » est un élément de la réussite de cette opération; nous te proposons de participer, dans ta commune, à l'organisation de la votation, en lien avec la fédération, partie prenante du Comité gardois  contre la privatisation de La Poste, pour un débat public et un référendum sur le service public postal .

Celui-ci coordonne l'opération pour l'ensemble des militants des différentes organisations départementales qui le compose et fera remonter les résultats au niveau national.

L'engagement des militants doit conduire à participer à la constitution et à la tenue de bureau de votation référencés, selon le mode opératoire décrit ci-dessous ; nous attirons ton attention sur le fait que la procédure de référencement au niveau gardois permet une efficacité dans la gestion de la votation.

Nous comptons sur toi pour faire de ce moment de mobilisation un temps fort auquel se joindront l'ensemble des militants socialistes.

Françoise Akoum, SF au Service Public - Robert Crauste, SF à la coordination - Fabrice Verdier, Premier Secrétaire.

Mode opératoire de la votation

Localement, il est utile de rapprocher toutes les forces capables de créer une dynamique autour du Service Public; elles pourront participer à la tenue des bureaux de vote.

Le Comité Gardois  contre la privatisation de La Poste, pour un débat public et un référendum sur le service public postal est composé de tous les partis politiques de gauche, des syndicats de La Poste (excepté toutefois le syndicat des postiers CFDT) et d'associations d'usagers.

Dès que la décision est arrêtée de tenir un lieu de votation, il est  impératif de le référencer dans le dispositif gardois en faisant parvenir les éléments suivants à

francoise.akoum@wanadoo.fr ou 06 21 71 89 02

  • la commune et le lieu de la votation,
  • la date et les horaires d'ouverture prévus;
  • le nom, contact téléphonique et mail d'un référent désigné.

 

Ces indications sont nécessaires pour le suivi départemental de la votation et la centralisation des résultats de chaque bureau.

Pour le référencement national,  le Parti Socialiste met à disposition un espace dédié à l'adresse

http://laposte.parti-socialiste.fr/

 sur lequel se trouve un formulaire pour « enregistrer » chaque bureau de votation et illustrer la carte de France qui y figure.

 Pour organiser la votation, noter que le cadre juridique de mise à disposition de matériel, de hall, ou de salles municipales est le même que celui qui précise les modalités de mise à disposition pour les associations, et que 

  • la date retenue pour la votation est le 3 octobre durant toute la journée pour améliorer l'efficacité de la communication mais il est possible de la commencer dès le 28 septembre pour accroître le nombre de votants en profitant d'opportunités locales (marchés par exemple) ;
  • le(s) lieu(x) de vote, choisi(s) localement en fonction de leur visibilité (hall d'entrée d'une mairie, marchés, abords des bureaux de poste...) disposeront du matériel suivant: table, urne, bulletins de votes, professions de foi et liste d'émargement;
  • Horaires du vote :  l'ensemble des bureaux seront clos le 3 octobre 2009 à 18h.
  • Dès la clôture, dépouiller et remplir la feuille de résultat du bureau.

 La collation des résultats se fera au niveau départemental, via les référents de chaque bureau.  


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Vendredi 18 septembre 2009 5 18 /09 /Sep /2009 09:02
Un affreux texte est sur la table depuis le 11 septembre 2009, imposé par le Medef et proposé à signature d’un éventuel syndicat servile, si par malheur il y en a un  : il s’agit de la destruction de la médecine du travail.

En pleine affaire du 24°  suicide lié au travail à France télécom, au lieu de relancer la médecine du travail, au lieu de lui donner son indépendance, au lieu de recruter et former des médecins du travail (dont la démographie s’épuise résulta délibéré de la politique gouvernementale), au lieu de moderniser et conforter cette médecine irremplaçable de prévention, la droite et le Medef sont prêts à s’entendre pour la détruire…

Aucun syndicat ne devrait signer pareil texte : si vous êtes syndiqués saisissez vos instances, alertez,  bougez pour empêcher que votre syndicat signe.

C’est la mise à mort délibérée de la médecine du travail par le Medef (et la droite, Darcos, ensuite voudrait faire une loi avec le texte patronal, elle serait aidée si par malheur un syndicat signait…)

 Conçue à l’origine comme un magnifique outil de prévention en matière de santé dans les entreprises, la médecine du travail a été délibérément dégradée, décimée, déconsidérée par les employeurs. Le Medef juge le moment opportun de lui porter le coup de grâce puisque, après une négociation de février à juillet 2009, il propose à signature des directions syndicales, le 11 septembre, un texte brutal et définitif.

Les médecins du travail n’assurent plus officiellement le service de santé au travail, remplacés par une nébuleuse « service de santé au travail » (SST). La « pénurie » de médecins du travail ne sera pas combattue mais entérinée puisque infirmiers, personnel médical, médecins de ville, et des IPRP (Intervenants en Prévention des Risques Professionnels) au statut mal défini et non protégé, s’y substitueront.  Les visites avec de vrais médecins du travail seront espacées tous les 4 ans « sur demande » et si « l’infirmier en santé au travail évalue le besoin de voir le médecin du travail ».


La visite d’embauche aurait un but de sélection et d’éviction. Actuellement, l’aptitude et l’inaptitude se définissent exclusivement en fonction des risques pour la santé du salarié à son poste de travail. L’aptitude deviendrait, comme sous Vichy, « l’absence de contre-indication physique ou psychique à la tenue par le salarié du poste de travail » et l’inaptitude comme  « la contre-indication physique ou psychique entraînant une restriction pour le salarié de remplir une ou plusieurs tâches liées à son poste de travail ». Il n’y a même plus les mot « santé » ni « risques » dans la définition de l’aptitude.

Une « visite de prévention de la désinsertion professionnelle » pendant l’arrêt de travail serait systématique après 45 jours d’arrêt sous contrôle, bien sûr, de l’employeur. « L’obligation de recherche de reclassement de l’employeur débute avec cette démarche et se termine avec la visite de reprise ». Cela met fin de facto à la protection du salarié pendant son arrêt de travail.
Les médecins ne feront plus que de la sélection et de l’éviction et perdront leur rôle de préventeurs. La possibilité de licenciement pour inaptitude serait réduite à une seule visite et le médecin ne pourrait plus formuler des préconisations pour l’adaptation du poste de travail (restrictions, aménagement, changement de poste…).

Les contrats de travail atypiques échapperont au suivi du médecin du travail : les saisonniers auront « possibilité de moduler les obligations relatives à la visite médicale », les itinérants et éloignés pourraient être « suivis par des médecins dûment habilités et formés » (sic) au plus prés du lieu de leurs fonctions (?).

Le « tiers-temps » des médecins pour l’étude des conditions de travail est supprimé : il n’y a plus de liens entre la connaissance de l’état de santé de chaque salarié et celle de son poste et milieu de travail. Il n’y a donc plus besoin pour cela de médecin spécialiste connaissant le travail et ses effets sur la santé.

Tout cela avec des SST ayant des conseils d’administration où les employeurs disposent des deux tiers des siéges !
Quel syndicat osera signer un tel texte ?

Gérard Filoche
(tiré de Siné Hebdo, le 2 sept 09)

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Mercredi 9 septembre 2009 3 09 /09 /Sep /2009 14:20

Peu emballé par les prescriptions de Martine Aubry visant à rénover le PS, Henri Emmanuelli estime que les socialistes doivent avant tout répondre aux inquiétudes des Français. Entretien JDD.

On vous a peu ou pas entendu vous exprimer au sujet du PS après l’université d’été de La Rochelle. Pourquoi ?
Parce que je n’avais pas envie de parler. Et pour tout vous dire, je ne me suis même pas déplacé à La Rochelle pour ne pas subir une fois de plus cette actualité qui est aujourd’hui co-produite par les médias et les politiques. C’est une manière de faire que je trouve affligeante et à laquelle je ne souhaite absolument pas participer. Je prends un exemple : j’ai lu que Vincent Peillon avait fait à Marseille "une déclaration historique" en prônant une alliance - impossible - qui irait de Bayrou à Besancenot. Mais je m’écroule de rire ! On parle de quoi, là ? On brasse de l’air, et ce, dans un seul but : faire le tour des plateaux de télévision…

En même temps, à La Rochelle, Martine Aubry a envoyé des signaux forts afin de rénover le PS, que ce soit sur le non-cumul des mandats ou l’instauration de primaires ouvertes…Sur les primaires, que voulez-vous que je vous dise ? J’en ai fait une fermée contre Lionel Jospin en 1995, et cela ne nous a pas porté chance. On en a fait une un peu plus ouverte en 2007 et cela n’a pas marché non plus. Maintenant, si on l’ouvre entièrement, je pense que l’on s’achemine tout droit vers un scénario à l’italienne (c’est-à-dire vers la désignation d’un candidat de centre gauche, ndlr) qui ne me convient pas. Tout ça pour dire qu’on ne règle pas les problèmes politiques en se penchant sur celui des modalités. Certains se sont imaginé qu’en parlant de nous, socialistes, on allait résoudre nos problèmes de fond politique ou de leadership. Et bien non, c’est en parlant des autres, des Français, que l’on fait avancer les choses. 

Justement, Martine Aubry fait preuve d’ouverture quand elle propose un questionnaire aux militants sur les grands chantiers de la rénovation au PS. Qu’en pensez-vous ?
Mais ce n’est en rien une idée nouvelle ! Des questionnaires, on a dû en faire au moins six au cours des vingt dernières années ! Je ne dis pas que c’est un empêchement, mais franchement, le Parti socialiste ferait mieux de s’occuper des vrais problèmes des gens. Il est temps de passer à l’action contre la politique du gouvernement. Tout le reste n’intéresse pas les Français. 
Oui, mais pour passer à l’action, il faut bien que le PS soit en ordre de marche et qu’il adopte des règles claires de gouvernance…
D’accord, mais son premier rôle est, je le répète, de s’opposer fermement à la droite, à travers un véritable projet politique : prenez l’exemple de la taxe carbone. Comment le gouvernement veut la compenser ? En baissant l’impôt sur le revenu. On retrouve ce qui est axiomatique de toutes les politiques de droite, à savoir moins d’impôts directs et plus d’impôts indirects. Ce sont ces injustices-là que le PS doit dénoncer quand il s’adresse aux Français, au lieu de parler de primaires dont les gens n’ont absolument rien à faire.  
A gauche, le chantier des alliances est ouvert, avec des Verts, notamment, qui ont le vent en poupe et des exigences fortes vis-à-vis du PS…
Il y a en effet des excès ces derniers temps de la part des Verts. C’est une situation que j’ai déjà connu quand j’étais premier secrétaire du PS. Comme en 2009, en 1994, les écologistes avaient fait un bon score aux européennes, et nous un très mauvais. Sur un plateau de télévision, Brice Lalonde m’avait alors dit : "Nous allons nous croiser dans les escaliers, vous descendez, je monte..." Ça ne s’est pas tout à fait passé comme il l’avait prédit… Je ne dis pas que le PS se trouve en position de force à gauche, néanmoins, il en a la responsabilité principale et il doit l’assumer au mieux. 
C’est justement ce que vous reprochent les Verts : cette idée que tout doit tourner autour du PS à gauche…
Je ne dis absolument pas cela, et je plaide pour que nous traitions d’égal à égal avec eux. Je vous signale au passage qu’avec Benoît Hamon, nous avons tous les deux proposé à la direction du PS d’offrir des têtes de liste à nos alliés Verts pour les prochaines élections régionales. Nous n’avons pas été entendus, et je le regrette. 
Certes, mais vous employez le verbe "offrir", que certains peuvent considérer comme péjoratif…
Mais, on est dans la cour de récré là ! Je ne veux pas rentrer dans ce genre de débat. Ce que je veux dire, c’est que je ne trouverais pas anormal que dans les négociations avec les Verts, il y ait ici ou là un ou une président(e) écologiste. Il est faux de penser que je traite nos partenaires avec mépris ou avec arrogance. En revanche, je leur dis tout de même de bien réfléchir avant de se lancer seuls dans la bataille, comme cela semble être leur volonté. Ils ne sont pas sûrs d’arriver à bon port. 
Quid de François Bayrou, qui propose une "offre publique de dialogue" à la gauche ?
Je pense surtout que M. Bayrou a pris la seule direction qui lui était possible de prendre. De vouloir dialoguer n’a rien de choquant en soi, mais son seul projet est d’être au second tour de la présidentielle à notre place. Et je pense que mon rôle n’est pas de lui faciliter la tâche… Sur le fond, il y a certes des sujets sur lesquels nous pouvons être tout à fait en phase, comme la défense de la démocratie, mais sur d’autres, notamment économiques et sociaux, je pense qu’il a encore beaucoup de chemin à accomplir avant de pouvoir nous rejoindre. Et à choisir, je préfère un candidat qui représente mon orientation politique plutôt que la sienne. 
Vous qui incarnez l’aile gauche du PS, vous n’êtes pas tenté de vous émanciper, de créer votre propre mouvement, comme l’a fait Jean-Luc Mélenchon avec le Parti de gauche ?
Cette tentation a été récurrente chez beaucoup de personnes, mais, et les faits me donnent raison, j’observe que tout ce qui a été tenté en dehors du PS n’a jamais eu beaucoup de succès. François Bayrou est d’ailleurs en train de s’en rendre compte. Quand je m’assois à l’Assemblée nationale et que je vois 202 députés socialistes pour seulement deux députés du Modem (trois en réalité, ndlr), je ne me sens pas terrorisé, ni en position d’infériorité : si eux veulent nous rejoindre, pourquoi pas, mais ce n’est pas à nous d’aller vers eux. Ce serait le monde à l’envers tout de même !

 

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Mercredi 9 septembre 2009 3 09 /09 /Sep /2009 14:15

La « contribution climat énergie » n’est pas une taxe carbone, explique Marie-Noëlle Lienemann. Ancien membre de la commission environnement et de la commission spéciale « changement climatique » du Parlement Européen, elle demande la mise en place d’une vraie taxe carbone, dans le cadre d’une fiscalité écologique de gauche. Avec une certitude : il existe une alternative intelligente aux propositions Rocard/Sarkozy.

Le débat sur la « contribution climat énergie » s’engage dans une extrême confusion et les propositions de la commission Rocard vont discréditer l’idée, pourtant essentielle, d’une fiscalité écologique.

La contribution « climat énergie » est purement et simplement une taxe sur la consommation intérieure d’énergie qui aura pour effet de pénaliser le pouvoir d’achat des ménages les plus modestes et la compétitivité des entreprises. Cette taxe n’a rien à voir avec la taxe carbone qui doit être fondée sur le bilan global carbone des produits et s’imposer aux importations aussi bien qu’à la production nationale, ce qui favoriserait l’éco-innovation et pénaliserait les transports de longue distance comme les délocalisations infondées. Il est indispensable d’aller vers cette taxation du carbone. Au-delà, créer un impôt injuste pour reverser des compensations aux personnes modestes est une usine à gaz socialement polluante et absurde !

Il faut reprendre immédiatement le principe d’une taxe carbone sur tous les produits et services. Elle doit pouvoir ainsi contribuer à relocaliser de nombreuses activités. Elle doit être mise en place progressivement sur les produits les plus carbonés et par filière. Il faut taxer sur la base du bilan carbone qui doit être généralisé et systématique. On nous objecte sa complexité, en particulier pour établir les kilomètres parcourus entre la production et la consommation. Pour simplifier la donne et éviter les critiques de l’OMC, on pourrait définir des zones de distances moyennes. La complexité est un argument à géométrie variable, hier utilisé contre la taxe Tobin qui semble aujourd’hui réhabilitée. La complexité des produits dérivés, elle, n’a rebuté personne, bien au contraire !

De toute façon, si on veut lutter contre l’effet de serre et « dé-carboniser » nos économies, il faut généraliser la traçabilité des produits et les bilans « carbone ». Puisque nous avons beaucoup de jeunes au chômage, il y aurait urgence à créer des emplois jeunes pour aider les PME, les collectivités locales, les associations à établir leur bilan carbone et les conseiller pour économiser la consommation d’énergie. Ces emplois, financés d’abord par la puissance publique, pourraient à terme devenir marchands et être source de la création de nombreuses entreprises. Exigeons-le immédiatement !

La taxation systématique de la consommation d’énergie est injuste car elle touche des personnes qui n’ont, le plus souvent, pas d’alternative pour la réduire.

50% des habitants sont des locataires, ce ne sont pas eux qui vont pouvoir transformer la qualité thermique de leur appartement. Certes ils pourront réduire fortement leur chauffage mais l’enjeu est d’abord la nature du logement… Alors il existe des alternatives comme faire payer aux propriétaires une taxe sur le logement en fonction de la classe thermique ( A,B,C,D…). Si le propriétaire fait des travaux, ceux-ci sont déduits de l’impôt cela s’ajoutera à l’éco-prêt à taux zéro. Pour les plus impécunieux, il faudra doper la Prime d’Amélioration de l’Habitat qui est une subvention complémentaire.

Dans le domaine des transports, il serait absurde de faire payer à la SNCF, à la Ratp, les transports en communs (ceux par bus pourraient être taxés en fonction de la qualité énergétique de la flotte). En revanche, il faut pousser à la densité urbaine, combattre l’étalement urbain et la spéculation foncière qui envoie, loin des centres et des transports en commun, les plus modestes. On doit taxer de façon progressive et dans certains cas confiscatoire les plus-values foncières et immobilières excessives. On pourrait créer une taxe de « sous densité » sur le foncier en fonction de l’occupation de la parcelle dans les centres urbains.

Ces deux exemples montrent qu’il existe des fiscalités écologiques justes, incitatives et non aveugles.

Il est clair qu’il nous faut progressivement accroître le coût de l’énergie et tenir compte de sa pollution. Mais on ne commence pas par taxer tout le monde et empêcher les investissements structurants permettant de réduire la révolution thermique ! Il faudra planifier la hausse des prix, en fonction des progrès déjà réalisés et à promouvoir. Ce qui exige une planification écologique sérieuse et nécessite de créer une tarification de l’énergie et de l’essence qui soit stable (les yoyos du prix du pétrole tuent la « rentabilité » de certains travaux d’économie d’énergie et du coup dissuadent de s’y engager !). Elle doit aussi, pour le gaz et l’électricité, être progressive en fonction de la consommation pour combattre le gaspillage sans pénaliser les familles modestes. Hélas cette stratégie devient très difficile avec la libéralisation. Néanmoins c’est possible, par exemple en relançant l’idée d’une TIPP flottante qui permette de stabiliser les prix en dépit des cours du pétrole et qui augmenterait très progressivement.  

Ces propositions ne sont pas exhaustives. Ces quelques exemples montrent qu’on peut concevoir une fiscalité écologique de gauche ! Les propositions Rocard, de Sarkozy, ne le sont pas. Des alternatives existent !

Par ailleurs, rappelons que l’Union Européenne, donc la France, ont adopté un plan énergie-climat qui impose à chaque Etat membre, pour 2020, une réduction de 20% de notre énergie primaire consommée, de 20% des émissions de CO2 et la production de 20% de notre énergie en énergie renouvelable. Cette ambition est en-deçà des demandes des experts du GIEC, mais quoi qu’il arrive à Copenhague, c’est la base minimale qui s’impose à nous. Nulle étude ne prouve, et encore moins ne chiffre les économies acquises par une contribution climat énergie. Il y a de très nombreuse décisions à prendre immédiatement pour atteindre ces objectifs et là, du coté du gouvernement, des politiques industrielles, des collectivités locales, la mobilisation est insuffisante. Et là il y a urgence !

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Vendredi 4 septembre 2009 5 04 /09 /Sep /2009 11:53

La rentrée politique s’effectue dans une certaine confusion.

A droite, Nicolas Sarkozy rassemble son camp et continue, en dépit de la crise et de ses discours, dans la voie de sa politique néolibérale et d’inégalités sociales.  

La gauche, elle, demeure divisée, dans une grande incertitude et une certaine impuissance. Il n’y a aucune fatalité à demeurer dans cette situation  souvent décourageante. Et nous avons montré avec l’initiative « Gauche 2012 » qu’il existe une stratégie de mobilisation pour une victoire aux élections présidentielles et législatives de 2012. 

Il faut amplifier le mouvement de soutien qui a permis de franchir une première étape avec près d’un millier de signataires, issus de différentes sensibilités de la gauche. Cette adhésion témoigne d’une grande aspiration à l’unité et surtout fixe une démarche précise et crédible, une méthode et un calendrier, pour la réussir. L’actualité récente en montre le bien fondé, l’urgence. C’est sans doute, aujourd’hui, la seule voie pour dénouer la situation d’enlisement de la gauche. 

Nous avons écrit, au début de l’été, aux différents leaders de la gauche, pour leur présenter nos propositions. Jean-Pierre Chevènement, au nom du MRC, y a répondu favorablement et son soutien est précieux. Ici ou là, nos idées progressent, même si elles ne sont parfois reprises que de façon partielle. Raison de plus pour poursuivre avec détermination, sans se contenter de demi mesures ou de déclarations sans actes.

Au cours des dernières semaines, s’est déroulée une offensive médiatique en faveur de « primaires » pour désigner un candidat de gauche à l’élection présidentielle. Le Parti Socialiste, par la voix de sa première secrétaire, vient d’en retenir le principe. Mais de quelles primaires s’agit il ? Dans quelle stratégie sont-elles envisagées ? Tout ceci reste flou et parfois ambigu. En développant nos propositions, nous pourrons  influer sur les choix, qui auront nécessairement des conséquences sur notre avenir commun. Au-delà, il nous faut convaincre dans toutes les familles de gauche.

Paul Quilès et Marie-Noëlle Lienemann sont intervenus à de multiples reprises au cours de la dernière période, pour populariser l’initiative Gauche 2012 dans les médias. Nous sommes mieux connus et reconnus. Mais il nous faut maintenant accentuer notre campagne, y participer chacun activement, faire connaitre nos propositions et faire signer notre appel. 

Organiser des Etats généraux de la gauche, travailler à un programme ou à une charte fixant les grandes lignes des objectifs de transformation sociale sont des tâches qui nécessitent un certain temps, surtout si l’on veut largement y associer des militants du monde syndical, associatif et des clubs. Il y a donc urgence à agir !

C’est pourquoi :

- Nous vous demandons de faire partager l’appel Gauche 2012 : Tous unis dans un nouveau Front populaire autour de vous, dans vos partis, vos organisations, auprès de vos proches et de faire largement signer l’appel sur notre site. N’hésitez pas à communiquer auprès de la presse locale, si cela vous est possible.

- Nous sommes à votre disposition pour organiser des réunions afin de faire connaitre et partager notre démarche.

- Chacun peut apporter sa contribution, ses arguments et participer au débat !

Le combat pour l’unité a toujours été l’un des plus nobles dans l’histoire de la gauche. L’un des plus décisifs aussi, parce que déterminant pour la victoire et le changement social. Il a besoin de l’engagement du plus grand nombre ! 

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Lundi 31 août 2009 1 31 /08 /Août /2009 11:05

Quel bilan tirez-vous de cette université d’été par rapport à celle, très agitée, de 2008?


C’est le jour et la nuit. En 2008, vous aviez des socialistes qui passaient leur temps à s’épier, et à faire un concours de petites phrases, tout cela sous le regard des militants. Cette année, nous avons été beaucoup plus concentrés sur les questions de fond. Et nous n’avons pas esquivé les questions liées aux alliances et à la stratégie du parti. À la fin, Martine Aubry a fait un discours - son meilleur depuis qu’elle est première secrétaire - qui plaçait enfin le PS dans une opposition crédible.

Martine Aubry a opté pour des primaires servant à désigner «le candidat socialiste». Vous qui militez pour des primaires de toute la gauche, êtes-vous resté sur votre faim?

En fait, ce sont déjà plus que des primaires socialistes: Jean-Pierre Chevènement a dit oui, Jean-Michel Baylet (le président du PRG, ndlr) également, Cohn-Bendit a exprimé son intérêt… On est déjà dans un processus de l’établissement d’un candidat commun. Et cela va bien au-delà du choix de la personne, cela participe de l’élaboration d’un socle commun de ce que serait l’action politique une fois au pouvoir. Je trouverais beaucoup de défauts à un processus qui ne soit réservé qu’aux seuls socialistes.

Au sein du PS, vous avez été charge de bâtir la «maison commune» de toute la gauche. Concrètement, cela consiste en quoi?

Nous allons proposer des moments d'expression en commun, des contributions: sur la privatisation de La Poste, ou bien sur le sommet de Copenhague. Il s'agit de commencer un cycle de propositions, qui donneront peut-être autre chose après les régionales.

Sur les alliances, vendredi soir devant ses partisans, Ségolène Royal voyait dans le discours de Martine Aubry le signe que le MoDem était «bienvenu». Et vous?

Chacun peut dire ce qu'il veut. Après, écoutez le discours de Martine Aubry. C'est un projet qui n'aurait pu être mis en oeuvre avec le Modem. Elle parle de relocalisations, de mise sous tutelle des entreprises bénéficiaires qui délocalisent, de hausse des salaires... Si l'on ajoute le refus de Marielle de Sarnez quant aux primaires, il y a des incompatibilités qui se dessinent. Je suis assez content que l'esprit aventureux et aventuriste de Marseille (où a eu lieu la réunion des partisans de Royal, ndlr) n'a pas soufflé longtemps.
Propos recueillis par Emile Josselin  
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Lundi 31 août 2009 1 31 /08 /Août /2009 11:03
Le porte-parole du Parti socialiste,Benoit Hamon, ne "conçoit aucune alliance" avec le Modem de FrançoisBayrou "tant qu'il garde son orientation libérale actuelle", dans un entretien, paru samedi 22 août dans le quotidien Le Parisien/Aujourd'hui en France. Cette ligne n'est pas dictée par le "sectarisme" mais par la "cohérence politique", affirme-t-il.

"Si le MoDem fait des choix de fond qui l'amènent à se reconnaître dans notre famille politique, la gauche, il n'y aura pas de difficulté. Mais tant qu'il garde son orientation libérale actuelle, je ne conçois aucune alliance nationale avec lui", déclare M. Hamon. Une règle qui vaut aussi pour les régionales de 2010. "Pas d'alliance au niveau national mais dans les régions ? Les électeurs n'y comprendraient rien ! Arrêtons l'hypocrisie au PS ! Si certains sont en accord avec les orientations libérales, qu'ils le disent au lieu de prétexter vouloir garder des régions en s'alliant au MoDem. A chaque fois que le PS a été confus, il a perdu des électeurs", s'irrite M. Hamon.

LES PRIMAIRES, "UN DÉBAT DE VIE OU DE MORT"

S'agissant de primaires pour la présidentielle de 2012, elles peuvent "permettre d'atteindre l'objectif" de battre Nicolas Sarcozi, estime M. Hamon. Avant d'ajouter: "le PS n'est pas sommé de résoudre la question du mode de sélection du prochain candidat dans les trois mois sous peine de disparaître". Interrogé sur la menace d'Arnaud Montebourg de claquer la porte du parti si le PS refuse de telles primaires, Benoît Hamon estime que "ce n'est pas la bonne manière de procéder". "Grâce à lui, l'idée des primaires a déjà fait un bon bout de chemin. Pour l'imposer définitivement, il faut maintenant démontrer que ce mode de désignation s'appuie sur une orientation qui enracine le PS à gauche et met fin à l'aventurisme électoral", ajoute-t-il.

Sur RTL samedi, les partisans de primaires ont reçu le soutien de Bertrand Delanoë. "Il faut ouvrir les portes et les fenêtres et inviter tous les citoyens de gauche à réfléchir avec nous" à la question du leader, a dit le maire de Paris, qui se prononce pour des primaires ouvertes "le plus rapidement possible". Manuel Valls, député-maire d'Evry, estime que la question des primaires est "un débat de vie ou de mort pour (sa) formation politique", ajoutant que, "dans ce cycle politique qui commence, c'est la dernière tentative pour nous sauver".

 
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